MEDICAMENTS / PRODUITS TOXIQUE

ALERTES MÉDICAMENTS PRODUITS TOXIQUES

 

Rester en bonne santé malgré les pollutions de toutes sortes et

les médicaments nocifs relève désormais de la performance.

 

Rappel d'un médicament pour le coeur pour erreur de composition

     L'Agence nationale du médicament alerte sur le rappel d'un médicament prescrit en cas de trouble cardiaque dû à l'identification d'une erreur dans la composition du produit.

Si vous prenez un traitement pour le coeur vérifiez bien dans votre pharmacie. L'Agence nationale du médicament a annoncé le rappel d'un lot de Enalapril Zydus 20 mg. "Ce rappel fait suite à la mise en évidence de résultats hors spécifications lors de l'étude de stabilité du produit", explique l'ANSM dans son communiqué. Ce médicament est le plus souvent prescrit dans le cas d'hypertension artérielle, insuffisance cardiaque et pour les patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique.

 

       Voici les références pour identifier le produit :

Nom : Enalapril Zydus 20 mg
Type : Comprimé sécable en boîte de 28
AMM : AMM : 34009 357 099 1 2
Lot : lot MN10476 (péremption novembre2016)

L'Ansm précise que pour l'instant aucun effet indésirable ou cas d'inefficacité n'a été rapporté pour le moment mais conseille de ne pas consommer le produit et le rapporter à son pharmacien.

 

Nausée, vomissement : nouvelle alerte sur le risque cardiaque lié à la prise de Motilium

     Dans une synthèse publiée le 21 mars 2016, la Haute Autorité de Santé annonce que la prise de dompéridone contre les nausées et vomissements ne doit plus être conseillée aux enfants et en derniers recours chez l'adulte. En cause, des risques cardiaques graves.

     Substance active du Motilium®, du Peridys® et d'Oroperidys®, la dompéridone ne doit plus être utilisée chez les enfants et que très rarement chez les adultes. Telles sont les conclusions de la Haute Autorité de Santé publiées le 21 mars 2016, suite à la réévaluation du service médical rendu (SMR) du médicament entrepris en juillet 2015. Ce traitement de la nausée et des vomissents est associé à "un risque d'effets indésirables cardiaques graves chez l'adulte et chez l'enfant" précise le compte-rendu de la HAS. "L’excès de risque attribuable à la dompéridone est difficilement quantifiable" précise l'organisme. Néanmoins "son efficacité n’a pas été établie chez l’adulte dans l’indication et à la posologie de l’AMM révisée".

     Chez l'adulte "son utilisation ne devrait être envisagée que si la prescription d'un antiémétique apparait indispensable et dans le respect strict de son AMM, avec en particulier une posologie qui doit être la plus faible possible (< 30 mg/j), une durée de traitement la plus courte possible (habituellement moins de 1 semaine), et en l’absence de contre-indications (comorbidités des patients, interactions médicamenteuses)".

     Chez l'enfant "son intérêt thérapeutique n’est pas documenté. La dompéridone ne devrait plus être utilisée."

En 2014, la revue médicale indépendante Prescrire avait réclamé le retrait du marché de l'anti-vomitif Motilium®, estimant qu'il serait responsable de 25 à 123 morts subites en 2012. En 2013, une enquête avait été ouverte par l'Agence européenne de sécurité des médicaments (EMA) pour réévaluer la balance bénéfice-risque du traitement. Son fabricant, le laboratoire Janssenn, avait prévenu en 2011 l'Agence française des médicaments des risques cardiaques associés aux produits à base de dompéridone.
 


La dompéridone est un neuroleptique antagoniste de la dopamine appartenant à la classe des stimulants de la motricité intestinale. En France, elle est commercialisée uniquement par voie orale et n'est disponible que sur prescription médicale.

 

 

Dépakine : un médicament a provoqué 450 cas de malformations et de fausses couches

    Alors qu'une enquête est en cours sur le Dépakine, un nouveau rapport accable le médicament antiépileptique d'être à l'origine de 450 cas de malformations et de fausses couches.

    Cela fait un an que metronews suit le triste feuilleton d'un scandale en puissance. Un feuilleton qui rappelle l'affaire du Mediator et qui met en cause un médicament antiépileptique à l'origine de malformations chez des nourrissons, voire de fausses couches. De quoi reconsidérer sa prescription aux femmes enceintes.

    Entre 2006 et 2014, l'antiépileptique valproate, commercialisé sous le nom de Dépakine® (laboratoire Sanofi) a été à l'origine d'au moins 450 malformations congénitales en France. Le chiffre vient d'être revu à la hausse par un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), commandé par le ministère de la Santé et publié ce mardi.

Retards intellectuels ou moteurs, autisme

    Depuis sa première prescription en 1967, le valproate (Dépakine®, Dépakote®, Dépamide®, Micropakine® et leurs génériques) est considéré comme un médicament de référence, incontournable pour de nombreux patients atteints d'épilepsie. En outre, il est utilisé pour traiter les troubles bipolaires. Depuis les premiers soupçons dans les années 1980 jusqu'aux accusations récentes, il a été mis sur la sellette à cause de son risque élevé de...

 

Collyres génériques : attention aux effets secondaires !

    Attention aux effets secondaires que peuvent provoquer certains médicaments oculaires, notamment leurs formes génériques, a mis en garde le Pr Marc Labetoulle lors d'une conférence de presse de la Société française d’ophtalmologie.

    Si les collyres soignent de nombreuses pathologies oculaires, ils ne sont pas dénués de risque, comme l'a rappelé le Pr Marc Labetoulle de l'hôpital Bicêtre, lors d'une conférence de presse de la Société française d’ophtalmologie.

Réclamer la mention "non substituable"

    Si les collyres génériques doivent avoir la même composition qualitative et quantitative que les originaux, "les excipients sont variables, et dans le domaine des collyres, ces modifications de composition peuvent être responsables de perte d’efficacité et d’effets indésirables" a-t-il ainsi rappelé. D'après ses propos relatés par le site Egora, si des effets indésirables se manifestent, il faut repasser au médicament princeps et demander au prescripteur de préciser la mention "ns" pour "non substituable" sur l'ordonnance.

    Par ailleurs, pour les patients qui souffrent d'allergie peu sévères, le spécialiste recommande de privilégier les traitements locaux aux systémiques pour réduire les risques d'effets secondaires. "Chez les allergiques, comme dans toutes les maladies oculaires chroniques, il faut privilégier les collyres sans conservateurs", ajoute-t-il. Enfin, "les collyres corticoïdes sont à réserver aux formes sévères car ils peuvent avoir des effets secondaires délétères en cas de cures prolongées ou récurrentes".

Collyres génériques : attention aux effets secondaires !

    Attention aux effets secondaires que peuvent provoquer certains médicaments oculaires, notamment leurs formes génériques, a mis en garde le Pr Marc Labetoulle lors d'une conférence de presse de la Société française d’ophtalmologie.

    Si les collyres soignent de nombreuses pathologies oculaires, ils ne sont pas dénués de risque, comme l'a rappelé le Pr Marc Labetoulle de l'hôpital Bicêtre, lors d'une conférence de presse de la Société française d’ophtalmologie.

 

Ostéoporose : des médicaments liés à un risque de fracture du fémur

    Des chercheurs américains mettent en garde contre un risque de fracture "atypique" du fémur lié à la prise de certains médicaments contre l'ostéoporose.
    Ils ont été conçus pour renforcer les os et réduire le risque de fracture et pourtant... Les bisphosphonates prescrits en cas d'ostéoporose seraient à l'origine de fractures qualifiées "d'atypiques" au niveau du fémur. Ce sont des chercheurs orthopédistes de l'Université de Loyola à Chicago (Etats-Unis) qui tirent la sonnette d'alarme dans la revue médicale Geriatrics Reports . Ils estiment que l'efficacité de ces médicaments dans la réduction de fracture osseuse n'est pas négligeable mais appellent leurs confrères médecins à être plus vigilants sur leurs effets secondaires, notamment concernant le risque de petites fractures spécifiques.

 

Arrêter le traitement dès les premières douleurs
    Selon eux, ce risque survient en moyenne après 3 ans de traitement et se manifeste par l'arrivée de douleurs sans choc violent, ni traumatisme. Même si le risque est faible il doit être mentionné. Si un cas de fracture "atypique" du fémur se déclare, il faut arrêter immédiatement le traitement par bisphosphonates et prescrire des compléments de calcium et de vitamine D au patient. Une prise en charge chirurgicale de la fracture devra également être effectuée afin de prévenir une autre plus sérieuse.

 

 

Des molécules toxiques dans 185 cosmétiques
          Les toxicologues et dermatologues ne cessent d'alerter sur la composition des cosmétiques mais une liste de 185 cosmétiques toxiques a une nouvelle fois été publiée par l’UFC-Que Choisir.

          Dentifrices, shampooings, déodorants, crèmes de visage, après-rasage… L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié une base de données exclusive de 185 produits cosmétiques aux substances "préoccupantes du fait de leur caractère toxique, allergisant, irritant ou perturbateur endocrinien".

 

En détails :
- 62 produits sont composés d’allergènes, dont 55 contiennent de la Methylisothiazolinone (MIT), un conservateur allergisant et irritant.
- 101 produits contiennent des perturbateurs endocriniens et parmi eux 44 sont fait d’ethylhexyl-methoxycinnamate, "un filtre UV perturbant le fonctionnement oestrogénique et thyroïdien".
- 26 produits contiennent les controversés parabens à longue chaîne.
- 8 lingettes pour bébé contiennent du phénoxyethanol, conservateur toxique pour le foie et le sang.

 

Les grandes marques épinglées

          Les cosmétiques visés par l’association sont disponibles dans la grande distribution. Parmi les fabricants épinglés à cause de la présence de parabens à longue chaîne : Roc, L’Oréal, Carrefour ou encore Leclerc. Côté puériculture, Bébé Cadum, Mixa, Nivéa et Pampers proposent 8 lingettes pour bébé contenant du phénoxyethanol. Certains laits de toilettes pour bébés comme "Mots d’enfants" de Leclerc ou nettoyants intimes pour adultes comme "Physélia Intimate", fabriqués à base de MIT (allergène de l’année 2013 selon les dermatologues) ont inscrit la mention "hypoallergénique" sur leurs bouteilles dénonce également l'UFC-Que-Choisir. "Dans l’attente cruellement longue d’une réglementation enfin protectrice, l’UFC-Que Choisir recommande aux consommateurs de ne plus acheter les produits contenant ces composés, notamment pour les usages les plus à risques (bébés, enfants, produits non rincés)."

 

Santé et Style de Vie avait déjà soulevé le problème au cours de deux conférences sur les perturbateurs Endocriniens et une conférence sur "les produits toxiques qui nous entourent". Si vous voulez protéger votre santé, venez à nos conférences et visitez régulièrement notre site. Vous serez averti avant tout le monde.


Des antibiotiques soupçonnés de provoquer des hallucinations

          Des chercheurs mettent en garde contre les effets secondaires de plusieurs antibiotiques encore trop peu diagnostiqués chez les personnes âgées, notamment des idées délirantes et des hallucinations.

          Parmi leurs possibles effets secondaires, les antibiotiques peuvent provoquer des délires chez les personnes âgées. Des médecins de la Harvard Medical School, du Brigham and Women's Hospital (Boston) et de l'American Academy of Neurology affirment que cette classe de médicaments peut être liée à une perturbation grave dans le fonctionnement du cerveau appelée "délires", et d'autres problèmes similaires plus importants que ce qui était connu jusqu'ici.

          Dans le vocabulaire médical, les délires traduisent une confusion mentale qui peut être accompagnée d'hallucinations et d'une forte agitation. "Les personnes qui souffrent de délires sont plus susceptibles de connaître d'autres complications, d'entrer dans une maison de soins après avoir été à l'hôpital et sont plus susceptibles de mourir que les personnes qui n'en développent pas", affirme dans l'étude le Dr Shamik Bhattacharyya de la Harvard Medical School. Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné tous les rapports scientifiques disponibles.

 

Les sulfamides et la pénicilline concernés

          Sur sept décennies, ils ont trouvé les rapports de cas de 391 patients. Un total de 54 antibiotiques a été identifié, appartenant à 12 classes différentes. Les traitements en cause allaient des antibiotiques couramment utilisés comme les sulfamides et la ciprofloxacine aux antibiotiques intraveineux comme le céfépime et la pénicilline. Les patients avaient en commun dans 70% des cas de montrer des anomalies lors d'un EEG, un test qui détecte l'activité électrique dans le cerveau.

          Dans 47% des cas, ils présentaient des idées délirantes et des hallucinations, 15% éprouvaient des contractions musculaires involontaires, 14% souffraient de convulsions et 5% ressentaient une perte de contrôle dans leurs mouvements. Les chercheurs ont identifié trois types de délires différents liés aux antibiotiques. Le premier se caractérise par des crises et se trouve associé à la pénicilline et aux céphalosporines, le second est marqué par des symptômes de psychose causés par la pénicilline, les sulfamides, les fluoroquinolones et les macrolides.

          Ces deux types de délires présentent un début rapide des symptômes mais une fois que le traitement est interrompu, ces derniers disparaissent rapidement. Le troisième est caractérisé par des analyses anormales du cerveau, une mauvaise coordination musculaire et est associé au métronidazole. Les symptômes mettent des semaines à apparaître puis à disparaître. Les chercheurs estiment que plus de recherches sont nécessaires, mais soulignent l'importance de "reconnaître les différents modèles de toxicité pour favoriser un diagnostic plus rapide" lorsque ces effets secondaires se présentent.

 

 

Hypertension : il ne faut plus utiliser l’olmésartan selon "Prescrire"

          L’olmésartan, ce médicament nocif pour l’intestin prescrit en cas d’hypertension artérielle, vient à nouveau d’être épinglé par la revue médicale Prescrire.
          Commercialisé en France sous les nom d'Alteis®, Alteisduo®, Axeler®, Olmetec®, Colmetec®, Sevikar®), délivré en cas d’hypertension artérielle, continue à circuler sur le marché malgré les risques soulignés par l’Agence nationale des médicaments (ANSM) début 2015. Dans une publication du 1er février 2016, l a revue spécialisée Prescrire estime qu'il est "dans l'intérêt des patients de ne plus l'utiliser".

          Elle rappelle une étude, menée en 2014, montrant que l’hospitalisation pour entéropathie à cause de l’olmésartan est dix fois supérieure que suite à la prise d'autres médicaments comme les Sartans ou les IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion).
          De plus, "d epuis mi-2012, un surcroît d'effets indésirables digestifs (entéropathies) parfois graves (se manifestant par des diarrhées, des douleurs abdominales parfois intenses, des pertes de poids, etc.) est particulièrement observé avec l'olmésartan, comparé aux autres sartans ou aux IEC ».

 

Des patients exposés "inutilement"

          L'ANSM avait voté dans un premier temps pour le retrait du marché de ce médicament aux effets secondaires indésirables. Aujourd’hui, ses propositions et celles de la Commission de la transparence (qui avait proposé un déremboursement lié aux risques du médicament), n’ont toujours pas été suivies : "Le nombre de prescriptions n'a en effet pas diminué malgré l'alerte relayée par Prescrire en 2013 et celle de l'ANSM mi-2014, et des cas d'entéropathies sont toujours décrits", mentionne la revue spécialisée. "Il est urgent que les autorités de santé retirent les autorisations de mise sur le marché de tous les médicaments à base d'olmésartan pour éviter d'exposer inutilement les patients."

 


Sans efficacité, effets secondaires nombreux, composition aberrante... le magazine 60 millions de consommateurs met en garde contre 8 antitussifs sans ordonnance qui seraient à proscrire.

          Quelle soit grasse ou sèche il existe une énorme gamme de médicaments sans ordonnance pour soulager la toux. C'est à eux que s'attaquent le magazine 60 millions de consommateurs dans leur édition de novembre 2015. Après avoir analysé 37 traitements, l'association en déclare 8 avec plus d'effets secondaires que d'efficacité.
          Pour cela, leurs experts ont étudié les principes actifs notés sur les étiquettes, la fréquence des effets indésirables et "la présence d'ingrédients à risque".
          Voici, selon eux, ceux qui sont à proscrire :

Toux sèche :
- Clarix® : contient de la mépyramine peu efficace avec trop d'effets secondaires, selon l'étude.
- Théralène® : contient de l'alcool qui ne devrait pas avoir sa place dans l'automédication, selon les experts.
- Néo-codion comprimés ®: formulation aberrante, déclare l'association.
- Rhinathiol® : principes actifs contradictoires
- Thiopectol® : degré d'alcool trop élevé.

Toux grasse :
- Rhinathiol® : efficacité non prouvée et manque de doseur donc risque d'erreur de posologie, rapporte l'étude.
- Vicks sirop® : efficacité non prouvée, selon les experts
- Medibronc® : rapport bénéfice/ risque défavorable, selon les analyses.

Source : 60 millions de consommateurs , novembre 2015 n°519, Vctoire n'sondé , Christian de Thuin Dr en pharmacie

 


Ces vêtements qui contiennent encore des produits chimiques nocifs

          L’association de défense de l’environnement Greenpeace tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation encore beaucoup trop fréquente de produits chimiques dans la confection de vêtements pour le sport extérieur et le camping.

 

Des composants connus pour leur toxicité sur l’homme et la nature.

          Gare aux vêtements que vous choisissez si vous vous lancez dans une séance de sport en plein air (randonnée, marche rapide). Comme les vêtements classiques, ces derniers ne sont pas exempts de produits chimiques, comme le révèle Greenpeace. L’association de défense de l’environnement, qui lutte depuis des années contre la présence de ces produits dans l’habillement, atteste avoir réalisé des tests sur 40 produits issus de onze marques différentes (The North Face, Columbia, Mammut, Jack Wolfskin, Patagonia) achetés dans 19 pays différents.

          Les analyses ont montré que seulement quatre produits n'en contenaient pas. "L'étude révèle qu’au-delà des vêtements et chaussures, ce sont aussi les objets de camping et de randonnée tels que des sacs à dos, des tentes et des sacs de couchage qui contiennent des produits chimiques dangereux pour l'environnement et pour la santé humaine", révèle l’organisation qui précise qu’il s’agit parfois de "matériaux qui pourraient être pris en bouche par les enfants quand ils font du camping".

 

Une décomposition lente dans la nature

          Quasiment l’ensemble de ces produits analysés contenait des composants perfluorés (PFC), des polymères chimiques à l’utilisation réglementée en Europe dans de nombreuses applications industrielles, qui servent notamment à rendre les vêtements imperméables et "anti-taches". Pour onze de ces produits, il s'agissait de PFC à chaîne longue, considérés comme les plus dangereux. Les marques concernées sont Haglöfs, The North Face, Norrona, Patagonia, aussi bien pour des chaussures que des vestes ou pantalons.

           Les seuls produits qui n’ont pas révélé de traces de PFC sont deux vestes, une de Vaude et une de Jack Wolfskin, un sac à dos de la marque Haglöfs et une paire de gants de The North Face. "Les PFC sont dangereux car une fois libérés ils se décomposent très lentement, et peuvent se disperser dans le monde entier", explique Greenpeace. Ainsi, l’organisation rappelle que ces composants chimiques ont déjà été retrouvés dans le foie de dauphins, d’ours polaires et même dans de l’eau de montagne de plusieurs régions du monde.
           D’autres études ont également démontré une toxicité chez les humains, comme des troubles de la fertilité. Si ces produits ont été achetés au sein des pays européens ou asiatiques (Hong-Kong, Corée) leurs étiquettes indiquaient une fabrication en Chine, Vietnam, Roumanie, Turquie, Philippines ou encore Bangladesh. "Le fait que les PFC n’ont pas été détectés dans quatre produits montre que des alternatives sont possibles", souligne Greenpeace qui conclut en demandant "l'élimination des PFC des produits outdoor".

 

 

Des lessives contenant des produits cancérigènes et toxiques pour le foie

La revue 60 millions de consommateurs s'est attaquée dans sa nouvelle édition aux lessives et révèle quelles marques contiennent des produits allergisants, cancérogènes et même toxiques pour le foie. Révélations.

          Vêtements propres ou allergies ? Visiblement il faut choisir. Une étude menée par le magazine 60 millions de consommateurs publiée dans leur dernière édition de février 2016 épingle plusieurs marques de lessives contenant des produits allergisants et mauvais pour la santé. En tout 14 marques ont été testées sur leur efficacité de lavage à 40°C sur trois types de tâches : grasse, enzymatique et oxydables et enfin sur leur teneur en produits chimiques dangereux. Selon eux soit les marques ne contiennent pas de produits dangereux mais ne lavent pas bien, soit elles sont mauvaises pour la santé mais garantissent des t-shirt sans taches.

Des produits cancérogènes et mauvais pour le foie

          En matière de produits allergisants 11 marques obtiennent une mauvaise note : Ariel, Skip, Cora, Formil, Apta, Persil, Epsil, Monoprix vert, X-tra et Super Croix . Pire encore, le magazine alerte sur un produit utilisé : le colorant "rhodamine B" qui serait "irritant soupsçonné d'être cancérogène propable" contenu dans les capsules Auchan. La lessive U, quant à elle, contiendraitt toujours selon 60 millions de consommateurs "un conservateur irritant pour le foie".

         Pour aider les consommateurs à choisir leur lessive ils énumèrent les composés à éviter disponibles sur les sites des marques mais bien souvent pas sur l'étiquette. Il faut donc éviter : les isothiazolinones pour risque d'allergie, le linaol, geraniol, citronellol, limonène qui sont des parfums allergènes.

          Si 2 marques doivent être récompensées ce sont Ecover et Rainett , "ils n'ont aucun allergisants', affirment les experts de l'étude.

Personnellement au bout de deux jours à l’hôpital mon dos s’est couvert de pustules rouges qui me démangeaient, c’était une horreur. Heureusement une amie s’est occupée de laver mon linge avec une bonne lessive non-toxique. Mais il a fallu des semaines pour que l’allergie disparaisse. BD.


Les médicaments qui peuvent rendre aveugle
          Les corticoïdes peuvent induire une cataracte, surtout s’ils sont sous forme de gouttes. ils peuvent entraîner une augmentation de la tension oculaire et un glaucome chronique, sans symptôme jusqu'à une perte sévère et irréversible de la vision" ajoute le Pr De Smet, ophtalmologiste et membre de la Société française d'ophtalmologie. Le risque existe également avec les corticoïdes par voie orale, mais surtout si le traitement dure plusieurs mois.
          La chloroquine et l'hydroxychloroquine (Plaquenil®), prescrits autres autres pour la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus erythémateux, peuvent entraîner une atteinte de la rétine, avec des symptômes réversibles mais aussi parfois une perte de vision qui peut être définitive.
          L'amiodarone et d'autres anti-arythmiques prescrits en cas de troubles cardiaques peuvent entraîner des problèmes oculaires tels qu’une vue qui se trouble, une altération de la vision des couleurs (un halo bleu-vert autour de points lumineux) ou des infiltrations dans la cornée. Le plus souvent, ces symptômes sont réversibles avec l'arrêt du médicament.
          Les médicaments prescrits pour favoriser l'érection (Viagra®, Cialis®, Lévitra®), lorsqu'ils sont utilisés à des doses supérieures à 200 mg, peuvent assez fréquemment créer une vision bleutée, généralement transitoire et qui disparaît au bout de 4 heures environ.
          Certains antidépresseurs (Effexor®, Cymbalta®, Zoloft®...) et anxiolytiques (comme le Lexomil®) peuvent causer un glaucome aigu, avec une augmentation rapide de la tension oculaire, et le risque serait plus élevé dans les premières semaines d'utilisation. Il se manifeste par des halos lumineux, une vision qui se brouille, des nausées et des douleurs. "Celui-ci est réversible si on arrête immédiatement le médicament en cause et que l'on suit un traitement anti-glaucomateux. En revanche, s'il n'est pas traité, l'oeil finit par s'y habituer, il ne fait plus mal. Si la tension oculaire reste élevée, celle-ci peut mener à la cécité au bout d'un certains temps. D'où l'importance de consulter en urgence" rappelle le Pr De Smet.
          « Certains médicament utilisés dans le traitement de la tuberculose (INH®, Ethambutol®...) peuvent causer une neuropathie touchant le nerf optique et entraînant une perte de vision qui peut être irréversible si les doses sont très élevées, en usage prolongé, ou si le médicament n'est pas arrêté assez tôt" explique le Pr De Smet. L'effet est aléatoire et on considère qu'environ 10% des patients auront ce type de symptômes.
          D’autres peuvent affecter la vision, en particulier les médicaments utilisés dans le traitement des cancers. Les agents biologiques qui servent dans le traitement des maladies rhumatoïdes et immunologiques sont également impliqués. La notice fournie avec le médicament contient une liste des effets secondaires : en cas de doute, un ophtalmologue peut vérifier que l'on ne souffre pas d'un de ces effets secondaires.
          "Les problèmes oculaires ne sont pas rares avec les médicaments, qu'ils aient des effets indésirables au niveau de la vision, de la rétine, de la cornée ou du nerf optique. Heureusement, le problème est la plupart du temps transitoire et réversible mais il peut aussi y avoir des pertes de vision définitives. Les médicaments les plus dangereux étant ceux qui entraînent des neuropathies ou atteignent la zone maculaire. Certains de ces effets sont connus mais il faut être particulièrement prudent lorsqu'on utilise de nouveaux médicaments ou de nouvelles molécules" estime le Pr Marc de Smet, ophtalmologiste. Il est donc important, lorsqu'on entame un nouveau traitement et que l'on constate des changements dans la vision, de le mentionner immédiatement à son médecin et de consulter rapidement un ophtalmologiste en lui précisant quels médicaments on prend, ainsi que la dose et la durée du traitement. Certains effets indésirables n’apparaissent que lorsque des génériques sont introduits, il est donc important de signaler également toute substitution.

 

 

Rhume : rappel d'un lot de médicament contaminés par un germe

L'agence nationale du médicament alerte sur le rappel d'un lot de plusieurs solutions sous forme de pulvérisation nasale prescrites en cas de rhume et potentiellement contaminées par un germe.

Si vous possédez des médicaments contre le rhume sous forme de pulvérisation nasale regardez bien les boîtes. L'agence nationale du médicament annonce le retrait d'un spray antiseptique contre le nez bouché. Généralement prescrit en cas de rhinopharyngite, il est fabriqué par les laboratoires COOPER, le produit porte le nom Rhinedrine®, il est vendu sous forme de spray de 13 ml. Pourquoi ce rappel ? Après une analyse du centre de fabrication, les experts auraient identifié une "possible contamination par un germe", dont le risque infectieux a été jugé comme minime. Néanmoins par précaution voici de quoi identifier les produits concernés:

Nom : Rhinedrine® opulvérisation ansale 13ml
Code CIP : 3400934131684
N° de lot : N0002
Date de préremption : 10/2017

Toute personne possédant l'un des produits potentiellement contaminés ne doit pas l'utiliser et le ramener à son pharmacien.

 

Les statines de nouveau sur la sellette

          Selon une étude de chercheurs de la Nagoya City University (Japon), ils augmenteraient le risque de crises cardiaques. Un comble!

          En effet, selon les chercheurs, les statines réduisent le mauvais cholestérol mais bloquent en parallèle une molécule nécessaire à la production de la vitamine K, laquelle empêche normalement la calcification des artères, un phénomène directement lié aux attaques cardiaques.
"Nous avons réuni une foule de renseignements sur le cholestérol et les statines, publié de nombreux articles et trouvé des preuves accablantes confirmant que ces médicaments accélèrent le durcissement des artères et peuvent provoquer ou aggraver un arrêt cardiaque" a déclaré le Pr Hiromi Okuyama, à la tête de ces différentes études, au site d'information anglais Sunday Express.
            Toujours abondamment prescrits par les médecins, ils ont déjà été soupçonnés à travers plusieurs études d’accélérer le déclin cognitif, d’augmenter le risque de cancer ou encore de cataracte…sans parler de leurs effets secondaires particulièrement marquants : douleurs musculaires, lésions cutanées, effets nerveux comme des paralysies, perte de motricité, de mémoire, d'acuité intellectuelle et sexuelle, pour 10 à 14% des patients.

La conférence de Santé et Style de Vie sur le cholestérol, les méfaits des statines et les solutions naturelles a eu lieu le 28 mars 2015 et dénonçait déjà tous ces problèmes.


Des médicaments contre les troubles digestifs qui abîment les reins

          Des chercheurs américains tirent la sonnette d'alarme sur l'une des formes de médicaments contre les troubles digestifs les plus prescrits et un risque augmenté d'insuffisance rénale lié à leur prescription.

           Ils soignent des maux pour en créer d'autres ailleurs. Selon une étude publiée dans la revue Jama Internal Medicine, les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) augmenteraient le risque d'insuffisance rénale. Habituellement, ces médicaments figurant parmi les plus prescrits sont utilisés en cas de remontées acides ou d’ulcères.

IPP : Entre 20 et 50% d'augmentation du risque d'insuffisance rénale

          Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les cas de 10 482 volontaires âgés en moyenne de 63 ans. Après avoir comparé le suivi des effets d'une prise d'IPP et avec l'état de fonctionnement des reins, les chercheurs rapportnet entre 20% et 50% d'augmentation du risque d'insuffisance rénale par rapport à ceux ne prenant pas ce traitement.
           Selon le directeur d'étude le Dr Apeep Arora, ces médicaments sont souvent prescrits sans raisons valables "on estime que plus de deux tiers des patients sont traités inutilement par IPP". Un danger qui pourrait donc être éviter avec plus de vigilance.

 

Plus de 1100 médicaments toxiques pour le foie
Quelques uns des plus courants:
Doliprane: La molécule de paracétamol, après son ingestion, étant transformée par le foie en un métabolite toxique (N-acétyl p-benzoquinone imine) qui au-dessus de 4g/jour* en détruit les cellules hépatiques.
L’augmentin et d’autres antibiotiques, à n’importe quelle dose.
L’Advil, et autres anti-inflammatoires, à n’importe quelle dose. Donc méfiez vous de l’Ibuprofène.
Anti-rétroviraux pour lutter contre le VIH, médicaments pour traiter les problèmes cardiaques, de thyroïde, d’acnée, le cancer, l’asthme, la dépression, l’épilepsie…

Tous ces médicaments provoquent 8000 accidents hépatiques par an.

 

Rappel de médicaments antibactériens non conformes

          L'Agence nationale du médicament annonce le retrait de plusieurs lots de médicaments antibactérien contenant un défaut pouvant rendre le médicament non conforme dans sa teneur. Toutes les informations pour les identifier sur Medisite.

          Si vous possédez des sachets de Fosfomycine® regardez bien sur votre boîte. Dans un communiqué l'Agence nationale du médicament a annoncé le retrait de plusieurs lotsde Fosfomycine Adultes 3g. Fabriqués par les laboratoires Arrow Généraique, Biogaran, Majorelle et Teva Santé sont des antibactériens généralement prescrits en cas d'infections urinaires.

Pourquoi un tel rappel ?

A cause de la découverte " de sachets présentant un défaut d'étanchéité pouvant conduire à une modification d'aspect du granulé et à sa prise en masse", rapporte l'ANSM.

En conséquent voici les références pour identifier les produits concernés par le rappel :

FOSFOMYCINE® ARROW ADULTES 3 g chez Arrow Génériques : l ot 451454 (exp : 11/2017)

FOSFOMYCINE® BIOGARAN 3 g ADULTES, granulés pour solution buvable en sachet : l ot 450494 (exp : 04/2017), l ot 550161 (exp : 01/2018), l ot 450663 (exp : 05/2017),l ot 550162 (exp : 01/2018), l ot 451390 (exp : 10/2017),l ot 550450 (exp : 03/2018), l ot 550159 (exp : 01/2018), l ot 550601 (exp : 03/2018), l ot 550160 (exp : 01/2018)

FOSFOPHARM® ADULTES 3 g, granulés pour solution buvable en sachet chez Majorelle : l ot 450528 (exp : 04/2017)

FOSFOMYCINE® TEVA SANTE ADULTES 3 g, granulés pour solution buvable en sachet : lot 450342 (exp : 03/2017),lot 450552 (exp : 04/2017),lot 450344 (exp : 03/2017), lot 550588 (exp : 03/2018), lot 450445 (exp : 03/2017), lot 551533 (exp : 09/2018)

 

Rappel de médicaments contre les troubles digestifs pour erreur de dosage

          L'Agence nationale du médicament annonce le rappel de plusieurs boîtes de médicaments contre les troubles digestifs à cause d'un problème de dosage.
           Avec les fêtes les troubles digestifs font leur apparition et nombreux sont ceux à utiliser des médicaments pour se soulager. Mais attention ! L'Agence nationale du médicament (ANSM) annonce le retrait de plusieurs boîtes de Trimebutine Evolugen 200mg. Ces comprimés vendus par boîte de 30 et fabriqués par les laboratoires Evolupharm sont généralement prescrits en cas de douleurs liées aux troubles du tube digestif et des voies biliaires ainsi que des problèmes de transit intestinaux.

          Après analyse il est apparu que plusieurs boîtes auraient un problème de sous dosage les rendant alors non conformes. En accord avec l'ANSM, les laboratoires Evolupharm appellent donc tous les consommateurs à regarder la référence de leurs boîtes de médicaments et rapporter celles qui seraient concernées par le rappel. Voici comment les identifier :

Nom : TRIMEBUTINE Evolugen 200 mg
Forme : Comprimé, boite de 30
Code CIP : 3 4009 396 298 1 0)
Numéro de lot : 4010
Date de péremption : janvier 2017

"Le laboratoire précise qu'aucun effet indésirable ni cas d'inefficacité n'a été signalé à ce jour", rapporte le communiqué de l'ANSM.


Rappel de lots de Dafalgan® pour risque de contamination
          L'Agence nationale du médicament annonce le rappel de lots de Dafalgan® pour un risque de "contamination particulaire", voici toutes les informations pour identifier les produits.
          Si vous possédez des lots de Dafalgan® dans votre pharmacie attention ! L'Agence nationale du médicament annonce le retrait de plusieurs boîtes de Dafalgan® pédiatrique 3%. Vendus sous forme de solution buvable avec un système doseur et en flacon, ces traitements fabriqués par les laboratoires UPSA SAS sont généralement prescrits contre la fièvre ou les douleurs légères à modérées chez les enfants.


Pourquoi ce rappel ?

Une analyse aurait démontré un risque de "contamination particulaire d'un équipement de conditionnement". Pour l'instant aucun cas particulier n'a été rapporté mais les personnes possédant l'un de ces lots ne doivent pas en donner à leurs enfants et les rapporter par mesure de précaution.

Voici comment les identifier :
Nom : Dafalgan® pédiatrique 3% solution buvable + système doseur flacon 90ml
Code CIP : 34009 351 970 2 3
Date de péremption : antérieure ou égale à octobre 2018

 

 

 

Rappel de plusieurs traitements pour erreur de composition

           Suite à la suspension d'un laboratoire pour des erreurs de composition l'Agence nationale du médicament annonce dans un communiqué les noms des médicaments concernés par le rappel et demandent aux patients d'arrêter leur traitement.

          Le 2 décembre dernier dans un communiqué , l'Agence nationale du médicament (ANSM) annonçait sa décision de suspendre l'activité de la société Stallergènes Greer SAS. Cette entreprise produit et distribue plusieurs spécialités de médicaments "en France, Oralair©, Alyostal Venins© et Alyostal Pric©", selon l'ANSM et aussi des allergènes adaptés à un seul individu.

           Après analyse un nouveau communiqué de l'ANSM annonce un rappel de plusieurs produits fabriqués par la société et annonce les médicaments concernés et ceux qui ne le sont pas :

           Ceux qui sont concernés :
- "Des flacons d’APSI Staloral©, Alustal© et Phostal© délivrés depuis le 13 août 2015." Les patients contenant ce médicament doivent immédiatement arrêter leur traitemen et retourner leur produit.

Ceux qui ne sont pas concernés :
- "Les spécialités pharmaceutiques Oralair©, Alyostal Venin© (venin d’abeille Apis, venin de guêpes Polistes et venin de guêpes Vespula©)", explique l'ASNM ainsi que " le diluant physiologique phénolé, disponibles dans les cabinets médicaux et à l'hôpital".

           Pour rappel après analyse, il avait été démontré une défaillance dans les compositions et la délivrabilité des médicaments à cause d'une erreur suite à un nouveau système informatique.

 


Traitement contre la toux chez l'enfant : de nouvelles restrictions d’utilisation

           Pour soigner la toux chez les enfants, l’ANSM rappelle les nouvelles restrictions d’utilisation de la codéine dans les sirops dédiés à cet effet. La molécule peut s'avérer dangereuse pour les moins de douze ans ou les adolescents à risque à base de codéine ne pourront plus être délivrés à n'importe quels patients. D'après les indications de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ils seront désormais contre-indiqués chez les tous les enfants de moins de douze ans, chez les adolescents entre 12 ans et 18 ans présentant des troubles respiratoires, en cas d’allaitement (la codéine pouvant passer dans le lait maternel et jusqu'à l'enfant allaité) et chez les patients qui métabolisent (en morphine) trop rapidement cette molécule.


Une décision à l'échelle européenne

          Les généralistes, pneumologues, pédiatres, services d'urgences pédiatriques et pharmaciens d'officine ont été alertés par ce changement et les notices de ces médicaments sont modifiées pour prendre en compte ces nouvelles restrictions d'utilisation. C'est après un signalement de l’agence de santé allemande (BfArM) que l’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis un arbitrage dans son sens. Ces nouvelles mesures visant à minimiser le risque d'effets indésirables graves ont été officiellement décidées en mars dernier

           Les membres du Comité pour l’Evaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance (Prac) de l'EMA s'étaient réunis pour réévaluer le rapport bénéfice/risque de ces médicaments à base de codéine utilisés chez l’enfant dans les toux sèches dont certains sont en vente libre. Huit mois plus tard, l'ANSM a donc tenu à rappeler ces consignes même si elle avait recommandé de les prendre en compte dès mars dernier. Par ailleurs, en France, ces traitements sont déjà contre-indiquée chez les enfants de moins de 30 mois.

 

 

 

Un médicament contre le reflux gastrique retiré de la vente lundi 21 décembre 2015

           Le Topaal, un médicament contre le reflux gastro-oesophagien de l'adulte, va être retiré de la vente, au nom du principe de précaution, a indiqué samedi l'Agence nationale de sécurité du médicament(ANSM), confirmant une information parue dans Le Parisien.

           "L'arrêt de la commercialisation du Topaal sera effectif à compter de lundi prochain", a précisé une porte-parole de l'ANSM à l'AFP.

          Cette décision fait suite à une enquête menée en juillet par l’ANSM à l'usine de la société Cargill France à Lannilis (Finistère) qui a abouti à la suspension de ses activités, dont la fabrication d'un des principes actifs du Topaal, l'acide alginique.

          L'enquête avait été lancée après "neuf réclamations de patients pour défaut de qualité d’un médicament relatif à un mauvais goût et une odeur de poisson", selon la décision de police sanitaire de l'ANSM parue dans le Journal officiel du 1er octobre.

          Un patient a ainsi fait état d'une "éruption cutanée" après utilisation d'une "substance active provenant du site de Lannilis", précise l'ANSM.

           L'enquête a notamment révélé une "absence de propreté de l’environnement de fabrication", un "état général particulièrement dégradé des équipements de fabrication" de plusieurs ateliers et "des déficiences" dans le système de gestion de la qualité.

           "Les conditions de fabrication sur le site de Lannilis de la société Cargill France présentent des risques de mettre à disposition des matières premières contaminées ou détériorées", constate l'ANSM.

           En raison de "la suspicion de danger induite par l'utilisation de ces matières premières", l'agence a jugé nécessaire de "procéder au retrait des lots de médicaments, dispositifs médicaux ou produits cosmétiques en comportant".

           Elle a aussi décidé de suspendre, pour une durée n'excédant pas un an, "la fabrication, le conditionnement, la mise sur le marché, la distribution, l’exportation, et l’utilisation des matières premières fabriquées par la société Cargill France" à Lannilis.

 

 

 

Les antidépresseurs, pris pendant la grossesse, augmentent le risque d'autisme chez l'enfant.

          87% de risque en plus. La prise d’antidépresseurs pendant la grossesse accroîtrait considérablement le risque d’autisme pour l'enfant, selon une vaste étude canadienne publiée lundi aux Etats-Unis.

           "Notre recherche a permis d’établir que le fait de prendre des antidépresseurs, surtout ceux agissant sur la sérotonine (un neurotransmetteur) pendant les deuxième et troisième trimestres de grossesse, double quasiment le risque d’autisme chez l’enfant", explique la professeur Anick Bérard, de l’Université de Montréal et du Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, principal auteur de cette étude parue dans le Journal of the American Medical Association, Pediatrics.

           Cette période correspond au moment où le cerveau du bébé franchit une étape cruciale de son développement. Anick Bérard explique que "certaines catégories d’antidépresseurs agissent en inhibant la production de sérotonine, qui entrave la capacité du cerveau de se développer entièrement dans l’utérus". "Les diverses causes de l’autisme demeurent incertaines, mais des travaux ont démontré que la génétique et l’environnement pouvaient être des facteurs de risque", ajoute-t-elle.

 

Près d'une femme enceinte sur dix prend des antidépresseurs

           La Dr Bérard et son équipe ont suivi 145.456 enfants de la province de Québec de leur conception à l'âge de dix ans, ainsi que la prise d'antidépresseurs par leur mère enceinte, étudiant également un ensemble d'autres facteurs pouvant contribuer à l'autisme. Parmi les enfants sur lesquels portait l’étude, les chercheurs ont ensuite retenu ceux chez qui une forme d’autisme avait été diagnostiquée en vérifiant les dossiers médicaux de leur mère. Dans cette recherche, 1054 enfants ont été repérés à l’âge de 4,5 ans en moyenne, soit 0,72% de l’échantillon étudié. L'incidence de l’autisme chez les enfants a augmenté, passant de 4 pour 10 000 enfants en 1966 à 100 pour 10 000 aujourd’hui.

           Certaines personnes sont génétiquement prédisposées à ce trouble si elles ont des antécédents familiaux. L’âge de la mère et la dépression sont également potentiellement liés à l’apparition de l’autisme, tout comme certains facteurs socio-économiques telle la pauvreté. Les conclusions de cette recherche sont importantes vu que de 6 à 10% des femmes enceintes se voient prescrire des antidépresseurs pour traiter une dépression.

 

 

 

Australie: le fabricant du Nurofen sanctionné pour tromperie

La justice australienne a ordonné lundi au géant britannique des médicaments Reckitt Benckiser de retirer des étalages certaines boîtes de son populaire antidouleur Nurofen, pour cause de publicité mensongère.

La Commission australienne de la concurrence et la consommation (ACCC) avait saisi la justice en mars en dénonçant le fait que le Nurofen se vende sous différents conditionnements selon le type de problèmes traité, alors que son principe actif était toujours le même.

La cour fédérale australienne a estimé que la multinationale basée en Grande-Bretagne s'était rendue coupable de tromperie en conditionnant le Nurofen sous différents emballages contenant tous le même ingrédient, 342 milligrammes de lysine d'ibuprofène.
Elle a ordonné le retrait sous trois mois de boîtes de Nurofen qui étaient vendues comme traitant particulièrement le dos, la migraine, ou encore les douleurs liées aux règles.

Nurofen a nié avoir délibérément cherché à tromper le consommateur, tout en se pliant à la décision de la cour fédérale.
"Nurofen a coopéré avec l'ACCC dans ces procédures et se conformera à la décision de justice rendue aujourd'hui", a déclaré dans un communiqué Montse Pena, porte-parole de Nurofen.

Dans un communiqué, l'ACCC accuse la multinationale d'avoir profité de l'ignorance des consommateurs pour faire des bénéfices.
"L'ACCC a lancé ses poursuites car elle s'inquiétait de ce que certains consommateurs achètent ces produits en fonction de l'emballage, en croyant qu'ils traitent certains types de douleurs alors que ce n'est pas le cas", a déclaré le président de l'ACCC, Rod Sims.

"Veiller au respect de la vérité dans les campagnes de publicité et les informations à destination des consommateurs dans le secteur de la santé est une des priorités de l'ACCC", a-t-il ajouté.

La cour fédérale a également condamné Reckitt Benckiser à prendre en charge les frais de justice de l'ACCC et la publication de cette décision.

Une audience ultérieure devra encore fixer le montant de l'amende infligée au groupe britannique.

 

 


Mise en garde contre des médicaments provoquant des réactions cutanées sévères

           L'Agence nationale du médicament met en garde contre deux molécules contenues essentiellement dans des médicaments pour la toux susceptibles de provoquer des réactions cutanées sévères.
           Jeudi 11 décembre 2015, dans un communiqué l'Agence nationale du médicament a révélé les décisions du Groupe de coordination des procédures de reconnaissance mutuelle et décentralisées (CMDh). Parmi celles-ci, la mise en garde contre les médicaments contenant de l'Ambroxol ou de la Bromhexine. En cause ? "Un risque élevé de réactions d'hypersensiblité immédiates graves et des réactions cutanées sévères (SCAR)", rapporte le communiqué.


Des produits pour la toux essentiellement

L'Ambroxol est surtout contenu dans les traitements contre les toux grasses afin de fluidifier les mucus quant à la Bromexhine elle ré-équilibre la viscosité et l'élasticité des mucus qui envahissent les bronches. Tous les produits qui en contiennent devront maintenant avoir une notice avec les nouvelles mises en garde afin de prévenir les professionnels et les patients, selon l'ANSM.

 

 


Ces médicaments dangereux pour les yeux

           Cortisone, tranquilisants, anti-inflammatoires, traitements pour le coeur... De nombreux médicaments peuvent abîmer les yeux et la vue, avec pour certains des effets graves et irréversibles. Lesquels ? Quels sont les dangers ? Les symptômes qui doivent alerter ? Comment se protéger ? Réponses de Medisite avec le Dr Jean-Antoine Bernard, ophtalmologiste.

 

Cortisone : des risques de cataracte
Prendre des médicaments à base de cortisone par voie orale n’est pas anodin. Parmi les risques encourus : des troubles ophtalmologiques.
Quels risques sur la vue ? « De tels traitements peuvent donner une hyperpression intra-oculaire, même au bout de quelques jours de prise, et une cataracte pour les prises prolongées et chroniques », indique le Dr Jean-Antoine Bernard. Par ailleurs, on retrouve la prise de corticoïdes par voie orale comme cause d’aggravation d’un herpès de la cornée ou de certaines pathologies du fond d’œil.
Que faire ? Si vous observez de tels symptômes, consultez sans attendre votre médecin.

Répétons-le : Jamais d’automédication avec des médicaments à base de cortisone.

 

Plaquenil® : des dommages irréversibles sur la rétine
           Le Plaquenil® est un médicament qui peut être prescrit contre la polyarthrite rhumatoïde. Il peut causer des dommages irréversibles à la rétine.
Quels risques sur la vue ? « Les complications rétiniennes dépendent de la susceptibilité de chaque patient et de la dose cumulée de Plaquenil®, généralement à partir de quelques centaines de grammes », explique le Dr Jean-Antoine Bernard. Au pire, une prise de Plaquenil® pendant plusieurs années peut entraîner une perte de la vision. Par ailleurs, des personnes prenant ce médicament sur une prise courte peuvent voir des halos, une vision brouillée ou être sensible à la lumière, des symptômes réversibles une fois le traitement arrêté.
Que faire ? « Toute personne qui prend du Plaquenil® de façon permanente doit être vue par un ophtalmologiste tous les 3 mois la première année du traitement puis tous les 6 mois, avec, à chaque fois, un bilan fonctionnel complémentaire (champ visuel, électro-rétinogramme, etc) », recommande notre interlocuteur.

Viagra® : des chutes brutales de la vision
           Prescrits à des millions d’hommes, le Viagra® mais aussi le Cialis® et le Levitra® peuvent se révéler dangereux pour la vue.
Quels risques sur la vue ? En 2005, des chercheurs américains observent une chute brutale de la vision chez sept hommes ayant pris du Viagra® 36 heures plus tôt (1). Ils souffraient en fait d’une neuropathie optique ischémique non artéritique (NOINA). Cette affection survient lorsque la circulation sanguine est interrompue au niveau du nerf optique, et peut conduire à une perte définitive de la vision. Par ailleurs « 6 à 7% d'hommes qui prennent ces traitements peuvent voir un halo bleu quand ils regardent quelque chose », souligne le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue et andrologue.
Que faire ? Si vous observez une diminution ou une perte soudaine de la vision, arrêtez le traitement et contactez immédiatement votre médecin. Sinon sachez que « le Viagra® n’est pas déconseillé quand on a des problèmes de vue ou qu’on porte des lunettes », précise le Dr Stéphane Droupy, médecin urologue. Il est uniquement contre-indiqué si on souffre de NOINA.
(1)H.D. Pomeranz et A.R. Bhavsar. J. Neuroophtalmol., 2005 mar ; 25(1): 9-13.

 

Collyres : des risques d'herpès cornéen
          Votre médecin vous a prescrit un collyre ou une crème à base de corticoïdes pour soulager une affection ophtalmique ? Attention !
Quels risques sur la vue ? « Un collyre à base de corticoïdes peut aggraver un herpès de la cornée. La personne ressent une sensation de corps étrangers et il y a une ulcération de la surface de la cornée. Cet effet aggravant peut se produire dès le deuxième ou troisième jour après le début du traitement », prévient le Dr Jean-Antoine Bernard, ophtalmologiste.
Autres risques plutôt associés à la prise prolongée de corticoïdes en local : une élévation de la pression intra-oculaire ou « glaucome cortisonique », potentiellement grave si négligé. Il peut y avoir également une accoutumance à la cortisone. « On donne de la cortisone pour lutter contre une conjonctivite allergique, elle soigne mais dès qu’on diminue les doses ou qu’on la supprime, les symptômes reviennent : c’est la cortico-dépendance », précise le spécialiste. Enfin, une cataracte cortisonique peut se développer. « C’est moins fréquent car associé à un traitement très prolongé, quelques semaines, quelques mois, voire quelques années. »
Que faire ? N’utilisez les corticoïdes que selon la prescription et jamais en automédication sans surveillance médicale, car leur prise par voie locale peut se révéler néfaste pour les yeux. Suivre strictement la prescription. En cas de non effet du traitement et/ou d’aggravation des symptômes, retournez sans attendre consulter le médecin qui vous a fait la prescription.

Répétons-le : Jamais d’automédication avec des médicaments à base de cortisone.

 

Cordarone® : elle abîme la cornée
Prescrit en cas de trouble du rythme cardiaque, le Cordarone® (amiodarone) peut abîmer la cornée.
Quels risques sur la vue ? « La prise d’amiodarone entraîne régulièrement la formation de dépôts cornéens, généralement sans gravité et ne perturbant pas la vision », indique le Dr Bernard. « Sauf si ces dépôts deviennent massifs. Dans ces cas (rares), la personne peut avoir l’impression de voir à travers une vitre sale », ajoute le spécialiste. La présence de tels dépôts peut également se manifester par un éblouissement.
Que faire ? Même si cet effet indésirable est réversible, il est recommandé d’être suivi par un ophtalmologiste quand on prend de l’amiodarone. Si ce n’est pas le cas et que vous avez l’impression d’une baisse de votre acuité visuelle, consultez sans attendre votre médecin ophtalmologiste.

 

Advil®, Nurofen®... du sable dans les yeux !
         Advil®, Nurofen®, Voltarène®… Parmi leurs multiples effets indésirables, les anti-inflammatoires peuvent altérer la vision.
Quels risques sur la vue ? « Ils peuvent entraîner des troubles de la surface oculaire avec l’impression d’avoir du sable dans les yeux », indique le Dr Jean-Antoine Bernard. Cet effet peut se manifester après quelques jours de prise. « C’est assez fréquent mais rarement grave » précise le spécialiste.
Que faire ? En général, ces changements oculaires s’arrêtent avec l’arrêt du traitement. Si vous présentez ce symptôme, consultez un médecin.

Lexomil® : gare au glaucome !
Anxiété, troubles du sommeil… Le Lexomil® (bromazépam) fait partie des anxiolytiques les plus prescrits. Parmi ses effets secondaires, des troubles oculaires.
Quels risques sur la vue ? « Cela peut donner des sécheresses oculaires et dans de très rares cas, un glaucome aigu », indique le Dr Jean-Antoine Bernard.
Que faire ? Si vous observez un changement au niveau de la vision, consultez votre ophtalmologiste.

 

Médicaments contre les allergies : ils assèchent les yeux
          Les antihistaminiques (prescrits notamment contre le rhume des foins) peuvent avoir des effets secondaires sur les yeux.
Quels risques sur la vue ? Ces traitements peuvent causer une sensibilité à la lumière et une sécheresse oculaire. « C’est assez fréquent, banal et pas très grave en général », précise le Dr Jean-Antoine Bernard, ophtalmologiste.
Que faire ? Ces effets sont généralement temporaires et diminués par la réduction du dosage des médicaments ou par l’arrêt du traitement. Si vous observez les symptômes énoncés ci-dessus, parlez-en à votre médecin.

          A savoir : Les porteurs de lentilles sont très sensibles au mauvais fonctionnement des larmes qui baignent la lentille et les personnes âgées sont encore plus à risque de présenter ces effets secondaires car leur fonction lacrymale est diminuée. Par ailleurs, les effets secondaires visuels associés aux antihistaminiques sont les mêmes pour les « tranquillisants » et les antispasmodiques.

Sources

- Société française d'ophtalmologie

 

Rappel de médicaments comportant des erreurs de composition

          L'Agence nationale du médicament annonce la suspension d'une société fabriquant plusieurs spéciaités de médicaments à cause de la mise en évidence d'erreurs de composition et d'étiquetage. Voici toutes les informations.

Le 2 décembre dernier dans un communiqué, l'Agence nationale du médicament (ANSM) annonçait sa décision de suspendre l'activité de la société Stallergènes Greer SAS. Cette entreprise produit et distribue plusieurs spécialités de médicaments "en France, Oralair©, Alyostal Venins© et Alyostal Pric©", selon l'ANSM et aussi des allergènes adaptés à un seul individu.

Des erreurs de composition et d'étiquetage

          En cause ? "Des perturbations opérationnelles et des erreurs dans le circuit de préparation et de livraison des produits envoyés directement aux patients", provoquées par la mise en place d'un nouveau système informatique, rapporte l'ANSM. En conséquent des erreurs de composition, d'étiquetage et de livraisons ont été constatées. La décision de police sanitaire a donc suspendue la société et lancé une procédure de rappel de tous les produits fabriqués par Stallergènes Greer SAS depuis le 13 août 2015. Les patients qui souhaitent plus d'informations peuvent contacter le numéro vert mis en place : 0 800 940 390.

 


Cancer de la prostate: les antiandrogènes doubleraient le risque d'Alzheimer

         Le traitement antiandrogène contre le cancer de la prostate doublerait quasiment le risque chez les hommes de souffrir de la maladie d'Alzheimer comparativement à ceux qui ne suivent pas cette thérapie, selon une analyse de données médicales de deux grands systèmes hospitaliers américains.

         Plus les hommes suivent longtemps ce traitement qui bloque le fonctionnement de la testostérone et empêche son action, plus leur risque est grand d'être diagnostiqués d'Alzheimer, ont conclu ces chercheurs dont l'étude est publiée lundi dans la revue médicale Journal of Clinical Oncology.

        Cette recherche ne prouve pas pour autant que le traitement antiandrogénique accroît ce risque mais met clairement en évidence cette possibilité.

         En outre, ces résultats correspondent à d'autres indications selon lesquelles un bas niveau de testostérone, l'hormone mâle, affaiblirait la résistance du cerveau contre la maladie d'Alzheimer chez les personnes qui vieillissent.

"Sur la base des résultats de notre étude, un accroissement du risque d'Alzheimer est un effet potentiel du traitement antiandrogénique, mais davantage de recherches sont nécessaires avant d'envisager un changement de la pratique médicale pour le traitement du cancer de la prostate", explique Nigam Shah, professeur adjoint d'informatique biomédicale à l'Université Stanford (Californie), le principal auteur.

         Les androgènes, les hormones mâles, jouent un rôle clé pour stimuler la croissance des cellules cancéreuses de la prostate. Ainsi des thérapies qui suppriment la production de ces androgènes sont souvent utilisées contre ce cancer.

Selon des estimations, environ 500.000 hommes aux Etats-Unis atteints d'une tumeur cancéreuse de la prostate sont traités avec des antiandrogènes.

         Mais le fait de réduire très fortement l'activité de ces hormones peut avoir des effets secondaires néfastes, relèvent les auteurs.

         Plusieurs études ont montré des liens entre de bas niveaux d'androgènes, principalement des testostérones, et l'impuissance, l'obésité, le diabète adulte, l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et la dépression.

Des travaux effectués ces dernières années ont également établi un lien entre de bas niveaux de testostérone et des déficiences cognitives. De plus, des hommes atteints de la maladie d'Alzheimer ont tendance à avoir de faibles taux de testostérone comparativement à ceux du même âge qui ne sont pas atteints de cette dégénérescence cérébrale incurable.

          Des recherches sur des souris et des humains suggèrent également que de faibles niveaux de testostérone pourraient entraîner une plus grande production de la protéine amyloïde beta qui forme des plaques dans le cerveau caractéristiques d'Alzheimer.

          Pour l'étude publiée lundi, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux d'environ cinq millions de patients dont 16.888 ont été diagnostiqués d'un cancer de la prostate parmi lesquels quelque 2.400 ont été traités avec des antiandrogènes.

          Ils les ont comparés à un groupe de patients également atteints d'un cancer de la prostate, mais qui n'avaient pas été traités de la sorte.

          Le groupe d'hommes soumis au traitement hormonal avait 88% plus de risque d'avoir la maladie d'Alzheimer durant la période de suivi comparativement au groupe qui n'a pas suivi cette thérapie hormonale.

Les chercheurs ignorent à partir de quel bas niveau de testostérone s'accroîtrait le risque d'Alzheimer mais il y a des indications selon lesquelles les testostérones ont des effets généralement protecteurs sur les cellules cérébrales dans le cerveau, ont noté ces scientifiques.

 


Les benzodiazépines augmenteraient le risque de démence de 60%

         Une étude menée par des chercheurs français confirme une nouvelle fois l’impact néfaste d'un certains type de médicaments sur le cerveau. Ils augmenteraient le risque de démence, déjà soupçonné par le passé.

         Très prescrites en France contre les symptômes anxieux et les troubles du sommeil, les benzodiazépines ne sont pas sans danger, comme le démontre une nouvelle étude. Publiée par une équipe de l’Inserm dans la revue Alzheimer’s and Dementia, elle affirme que les benzodiazépines à demi-vie longue, qui disparaissent de l’organisme en plus de 20 heures, augmenteraient le risque de démence. Plus précisément, les personnes qui suivent ce traitement ont un risque de démence augmenté de 60%.

         Or, ces psychotropes font partie des médicaments les plus consommés en France, contre de multiples maladies comme les troubles du sommeil ou la dépression. Ils sont particulièrement utilisés par les plus de 65 ans (30% de cette population selon l’Inserm). De nombreuses études ont déjà mis en lumière de nombreux effets secondaires (étourdissements, chute) et notamment le risque de démence car cette molécule interagit avec des neurotransmetteurs du cerveau. Mais beaucoup de questions restaient en suspens, et cette nouvelle étude établit clairement un lien de cause à effet.
Choisir de préférence une autre alternative

         Pour en venir à ces conclusions, les chercheurs se sont fondés sur des données issues d’une précédente étude. Menée en France, cette dernière visait à suivre 8.240 personnes âgées de plus de 65 ans pendant huit ans. Les chercheurs ont enregistré le nombre de cas de démence (830 durant l’étude) et enregistré tous les médicaments consommés par les patients. En combinant ces données, ils ont fait le rapprochement, sans que cela ne soit explicable par d’autres facteurs. "Il y a clairement une différence de signal entre benzodiazépines à durée de vie longue et celles à durée courte", déclare Christophe Tzourio, le directeur de recherche.

         Les chercheurs ont été étonnés de constater que, bien qu’étant identifiées comme dangereuses, les benzodiazépines à demi-vie longue sont encore fréquemment consommées. S’il ne s’agit que d’une étude observationnelle qui n’a pas encore levé les mystères de ce mécanisme, le doute est suffisant pour inciter les médecins et patients à trouver d’autres alternatives pour les troubles du sommeil, motif principal de prescription : hygiène de vie, produits non médicamenteux, et "au maximum les médicaments les moins dangereux comme les benzodiazépines à demi-vie courte", concluen-ils.

 

Ces médicaments toxiques pour votre foie

          Plus de 1100 médicaments sont susceptibles d'être toxiques pour le foie. Medisite fait le point sur les plus courants avec le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux et secrétaire de la l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

 

Pas d'abus de Doliprane®
          Le surdosage en paracétamol (Dafalgan®, Doliprane®, Efferalgan®...) est la principale cause de développement à court terme de l’insuffisance hépatique. La molécule de paracétamol, après son ingestion, étant transformée par le foie en un métabolite toxique (N-acétyl p-benzoquinone imine) qui au-dessus de 4g/jour* en détruit les cellules.
          A l'origine du surdosage, on trouve fréquemment la recherche d'un soulagement rapide de la douleur ou de la fièvre sans vérifier la posologie et le mode d'administration, ainsi que le mélange des médicaments**.
          Les premiers symptômes arrivent après 24h, et restent assez banals (nausées, vomissements, manque d'appétit, douleurs abdominales). Au bout de 3 jours, s'ajoutent de la fatigue, un teint jaune, des migraines, une digestion difficile, des éruptions cutanées.
         Que faire : contactez le Samu (15).

* ne pas dépasser 5 jours d'automédication aux posologies indiquées.
** près de 450 médicaments disponibles sans et sur ordonnance contiennent du paracétamol.

 

Antibiotiques : l'Augmentin®, le plus connu
          "Tous les antibiotiques sont susceptibles de dégrader le foie. Mais le plus connu, parce que l'un des plus prescrits, reste l'Augmentin®" explique le Pr de Lédinghen.
          A quelle dose : à n'importe quelle dose.
          Les principaux signes hépatiques : des signes non spécifiques peuvent prédominer tels que de la fatigue, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une fièvre. Un teint jaune est parfois présent, éventuellement accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement. Les symptômes de toxicité hépatique apparaissent en général de quelques jours à quelques semaines après avoir commencé le médicament.
          Que faire : prévenir votre médecin. Le plus souvent l'hépatite guérit sans séquelle après plusieurs semaines après l'arrêt du traitement.

 

Anti-inflammatoires : gare à l'Advil®
"Les anti-inflammatoires peuvent entraîner des problèmes hépatiques. Le plus connu reste l'Ibuprofène* que l'on donne en cas de douleurs et d'inflammations modérées" explique le Pr de Lédinghen.
          A quelle dose : à n'importe quelle dose.
          Les principaux signes hépatiques : un teint très jaune peut apparaître plusieurs jours à plusieurs semaines après la première prise, accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement.
          Que faire : prévenir votre médecin. "C'est souvent plus grave que pour les antibiotiques. En général, la guérison est complète, mais dans de rares cas, cela peut entraîner une insuffisance hépatique, voire le décès."

 

*Médicaments contenant de l'ibuprofène : Advil®, Nureflex®, Spedifen®...

- Presque tous les antirétroviraux pour lutter contre le VIH ont été associés à des effets secondaires sur le foie, mais plus particulièrement la névirapine (Viramune®), la stavudine (Zerit®), la didanosine (Videx®), la zodovudine (Retrovir®, Combivir®).
- Des médicaments pour traiter les problèmes cardiaques : l'amiodarone (Cordarone®), les inhibiteurs calciques, la quinidine...
- Des médicaments pour traiter le cancer : l'oxaliplatine, le tamoxifène...
- Des antifongiques comme la terbinafine ou le kétoconazole.
- Un antiacnéique : l'isotrétinoïne (Curacné®).
- Un antithyroïdien : le propylthiouracil
- Un médicament pour traiter l'asthme : le montélukast (Singulair®).
- Des antidépresseurs : la duloxétine (Cymbalta®), la tianeptine (Stablon®)...
- Des antiépileptiques : la carbamazépine (Tegretol®), le phénobarbital (Gardenal®)...

* la liste n'est pas exhaustive.

 

8000 accidents hépatiques par an
          Selon l'AFEF, plus de 1100 médicaments sont susceptibles d'être hépatotoxiques. Les accidents restent cependant très rares puisqu'on ne constate que 8000 cas/an d'hépatites médicamenteuses en France.
          Pourquoi : la majorité des hépatites sont liées à la transformation du médicament par le foie en des métabolites réactifs. Dans de rares cas, ils produisent une réaction immuno-allergique ou toxique qui abîment l'organe. Certains médicaments sont cependant plus susceptibles de provoquer ce type de réactions (paracétamol...).
          Chez qui : "L'accident hépatique est souvent imprévisible. Tout le monde est concerné même si les personnes âgées demeurent les plus touchées. En cause : le vieillissement du foie et le fait qu'elles prennent plus de médicaments" explique le Pr de Lédinghen.

 

Sources
Remerciements au Pr Victor de Lédinghen, Hépatologue au CHU de Bordeaux, et secrétaire de l’AFEF.

 

 

 


Les médicaments actuellement sous haute surveillance

          Hémorragie, hépatite, paralysie, brûlures, suicide. Parce qu'ils peuvent s'avérer dangereux, certains médicaments sont sous la surveillance renforcée des autorités sanitaires. Traitements pour le coeur, antidiabétiques, somnifères, pilules minceur, vaccins, sirops... La liste de ceux dont il faut se méfier.

 

Alli hémorragie
          Commercialisé en France depuis mai 2009, Alli ® (orlistat) est un médicament indiqué dans la perte de poids. Il fait l’objet d’une surveillance renforcée depuis le début de sa commercialisation.

         Pourquoi est-il sous surveillance? Parce que sa prise peut entraîner des troubles pancréatiques et des atteintes hépatiques. L'Afssaps a également relevé 'des cas d’hémorragie rectale modérée et des cas d’hypersensibilité (soit des allergies)'. Par ailleurs, 'il y a un risque de mésusage comme Alli® peut être délivré sans ordonnance,’ indique le Dr Martial Fraysse, pharmacien.

          Quels précautions d’emploi? ‘Pour pouvoir prendre Alli®, il faut avoir un IMC supérieur ou égal à 28’, prévient le pharmacien. En clair, il n'est pas indiqué pour éliminer les rondeurs superflues! De plus ‘il est du devoir du pharmacien d’accompagner la délivrabilité d’Alli® du bon discours pour qu'il soit bien pris', indique le Dr Fraysse. Si certains pharmaciens (une minorité fort heureusement) ne se gênent pas pour donner le médicament sans avertissement, c’est à l’utilisateur d’être vigilant.

         Contre-indications: Alli® ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 18 ans, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes souffrant de malabsorption chronique ou de cholestase, en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients, en cas de traitement par la ciclosporine, par la warfarine ou autre anticoagulant oral, et enfin chez les personnes présentant des troubles alimentaires.

          A savoir: la commercialisation d’Alli® en France a été autorisée sur la base d’essais cliniques réalisés sur seulement 1 300 sujets en surpoids (traités par Alli® 60 mg).

 

Ketum ®: des bûlures graves
         Commercialisé depuis 1993, Ketum® (kétoprofène) est un anti-inflammatoire pouvant être indiqué en cas de tendinites, d’arthrose des petites articulations ou encore de lombalgie aiguë.

         Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? 'Parce qu’il peut entraîner de graves brûlures si on s’expose au soleil', répond le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Selon lui 'il est difficilement compréhensible que ce médicament soit encore sur le marché'. D’autant qu’il y a d’autres spécialités moins risqués pouvant le remplacer (ex: Voltarene®).

          Précautions d’emploi:
- Pendant toute la durée du traitement et les deux semaines suivant l’arrêt, porter toujours un vêtement pour couvrir la ou les zones traitée(s) et ne pas s’exposer aux rayonnements UV en solarium ou cabines de bronzage.
- Respecter la prescription de votre médecin, notamment la dose, la fréquence et la durée du traitement.
- Lors de l’application du gel, bien se laver les mains, ne pas l’utiliser près des muqueuses, autour des yeux ou sur une peau irritée (eczéma…) ou en cas de plaies, brûlures, lésions infectées ou suintantes. Ne pas recouvrir d’un pansement occlusif.

           Contre-indications: le gel de kétoprofène ne doit pas être utilisé à partir du début du 6e mois de grossesse et pendant l’allaitement.

          Attention: en cas d’apparition d’une réaction cutanée (rougeur, irritation, démangeaison), arrêter le traitement immédiatement, consulter un médecin et protéger la zone lésée du soleil.

 

Multaq ®: des hépatites sévères
           Disponible en France depuis 2010, le Multaq® (dronédarone) est un anti-arythmique sous haute surveillance! Après l'arrêt d'un essai clinique visant à étendre son indication thérapeutique en juillet 2011 (suite à l'enregistrement de décès d'origine cardiovasculaire), l’Afssaps a recommandé aux médecins la plus grande vigilance lors de sa prescription.

Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? 'Parce qu’il peut entraîner des hépatites sévères', indique le Dr Martial Fraysse, pharmacien. En janvier 2011, l’Afssaps révélait 'deux cas d’insuffisance hépatique ayant nécessité une transplantation'. 'La balance bénéfice/risque de ce traitement (actuellement en cours de réévaluation par l'Afssaps) n’est pas favorable, il y a donc des chances que le Multaq® soit bientôt retiré de la vente', souligne notre interlocuteur.

           Précautions d’emploi: respecter la posologie indiquée par le praticien. Par ailleurs 'au moindre signe hépatique (nausée, vomissement, teint jaune…), arrêter le traitement et consulter rapidement un médecin', recommande le Dr Fraysse.

          Contre-indications: le Multaq® a de nombreuses contre-indications (insuffisance cardiaque…). Il impose le suivi médical régulier.

 

Pholcodine ®: des sirops dangereux
          Humex®, Polery®, Codotussyl®… Ces sirops à base de pholcodine sont sur la sellette. La substance antitussive utilisée en France depuis la fin des années 1960 peut s’avérer très dangereuse.

          Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? ‘Les données actuellement disponibles suggèrent que la pholcodine pourrait être à l’origine d’accidents lors de certaines anesthésies’, a déclaré l’Afssaps dans un communiqué de mai 2011.

          Précautions d’emploi: en avril 2011, l’Afssaps a annoncé que les produits pharmaceutiques à base de pholcodine ne pouvaient être délivrés que sur ordonnance médicale. Si vous avez de tels médicaments chez vous, ne les prenez pas sans avis médical. L’agence a par ailleurs demandé aux médecins ‘de ne prescrire des médicaments contenant de la pholcodine qu’en l’absence d’alternative thérapeutique’. 'On peut par exemple donner des produits naturels comme l’extrait de lierre,’ indique le Dr Martial Fraysse, pharmacien.

 

Protelos ®: des effets graves cachés
         Médicament prescrit pour soigner l’ostéoporose, le Protelos® (ranélate de strontium) sera peut-être le prochain scandale sanitaire de 2011 après le Mediator®. Dans son édition du 7 septembre 2011, le quotidien Libération révèle: ‘Servier a caché aux autorités de santé des cas d'effets secondaires du Protelos®'. Le médicament est déjà sous la surveillance renforcée de l’Afssaps.

          Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? Parce qu’il y a un risque de survenue de réactions allergiques graves. En juillet 2007, l’Afssaps alertait sur des cas d’éruption cutanée ‘souvent accompagnée de fièvre, d’une augmentation du volume des ganglions avec augmentation du nombre de globules blancs, et d’effets sur les poumons, le foie, ou les reins’. Un cas a conduit au décès d'une patiente.

          Précautions: si vous prenez du Protelos®, respectez bien la posologie indiquée par le médecin. En cas d’éruption cutanée, arrêtez immédiatement et définitivement le traitement et consultez rapidement un médecin.

          Contre-indications: le Protelos® est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

 

Stilnox dependance
         Médicament de prescription courante, le Stilnox® (zolpidem) est indiqué contre les troubles sévères du sommeil. Il est disponible en France depuis 1987.

          Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? 'Parce qu’il y a un risque de mésusage et de dépendance (donc de syndrome de sevrage)', répond le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Ces dangers sont reconnus par l’OMS.

          Précautions d’emploi: la prise de Stilnox® doit toujours se faire sur avis et suivi médical. De plus 'il est du rôle des médecins d’éviter de répondre à la demande: 'je ne peux pas dormir'', préconise notre interlocuteur. Il faut respecter scrupuleusement la posologie indiquée par le praticien.

          Contre-indications: ne pas prendre Stilnox® en cas de grossesse et d’allaitement.

          A savoir: les effets hypnotiques du Stilnox® sont semblables à ceux des benzodiazépines (ex: Valium®, Temesta®, Tranxène®, Xanax®) d’où une extrême vigilance quant à son utilisation. L’Afssaps doit rééxaminer les données sur le Stilnox® courant 2011.


Di-Antalvic ®: des risques mortels
          Consommé par des millions de Français, l'antalgique Di-Antalvic® (dextropropoxyphène) a été retiré du marché le 1er mars 2011. Il était fabriqué par Sanofi-Aventis depuis plus de 45 ans.

         Pourquoi a-t-il été retiré du marché? Parce qu’il pouvait être mortel en cas de surdosage. ‘Il détruit le foie’, indique le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Cet effet a surtout été notifié en Angleterre ‘où des gens le prenaient volontairement pour se suicider', rappelle notre interlocuteur.

         Précautions: si vous possédez encore des médicaments à base de dextropropoxyphène, ne les utilisez pas et ramenez-les en pharmacie pour destruction.

         A noter: toutes les spécialités pharmaceutiques contenant du dextropropoxyphène ont été retirés du marché européen: Propofan®, les génériques…


Noctran ®: un somnifère bientôt retiré de la vente
          Somnifère disponible en France depuis 1974, le Noctran® a été retiré du marché en octobre 2011.

          Pourquoi a-t-il être retiré du marché? Parce que 'le rapport bénéfice/risque du médicament est désormais défavorable', explique l’Afssaps en juin 2011. Un, 'l’association de ses 3 principes actifs (acépromazine, acéprométazine, clorazépate) n’a pas démontré son intérêt par rapport à un principe actif utilisé seul à dose optimale'. Deux, 'Noctran® est largement utilisé en dehors de ses indications et le risque d’effets indésirables est important'.

          Précautions: les patients actuellement sous Noctran® ne doivent pas arrêter brutalement leur traitement, surtout s’il le prenne depuis longtemps. L’arrêt doit se faire progressivement sous la surveillance d’un médecin. Par ailleurs, la prise d’hypnotiques de manière chronique n’est pas recommandée dans l’insomnie.


Actos ® - Competact ®: une augmentation du cancer de la vessie et du diabète
          Parce qu’ils contiennent du pioglitazone, les antidiabétiques Actos® et Competact® vont être progressivement retirés du marché, selon la demande de l’Afssaps du 9 juin 2011.

            Pourquoi vont-ils être retirés du marché? Parce qu’une étude réalisée par la CNAMTS auprès de 1 491 060 diabétiques âgés de 40 à 79 ans et suivis de 2006 à 2009 a démontré ‘une faible augmentation du risque de cancer de la vessie chez les patients traités par pioglitazone’, souligne l’Afssaps. 'Il y a aussi un risque d’évènements cardio-vasculaires', indique le Dr Martial Fraysse, pharmacien.

         Précautions: si vous possédez encore ces médicaments, rapportez-les dans une pharmacie. Seul un médecin peut modifier un traitement diabétique.


Cymbalta ®: nocif pour le foie
         Commercialisé en France en 2008, le Cymbalta® (duloxétine) est un antidépresseur sous surveillance renforcée.

         Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? Des cas d’atteintes hépatiques parfois graves (ictère et insuffisance hépatique aiguë) ont été notifiés aux autorités sanitaires ainsi qu'un risque d’idées suicidaires, de comportements suicidaires ou de suicides (surtout en début de traitement). Le Cymbalta® peut aussi augmenter la pression artérielle, l’hypoglycémie et l’hémoglobine glyquée.

          Précautions d’emploi: le Cymbalta® est uniquement délivré sur ordonnance. Sa prise doit respecter la posologie indiquée par le praticien. Il ne doit pas être pris en association avec certains anticoagulants oraux comme la warfarine (risque d’hémorragie) et utilisé avec grande prudence en cas d’hypertension ou de diabète.

         Contre-indications: l’utilisation de Cymbalta® est déconseillée chez les enfants et les adolescents, en cas d’insuffisance rénale sévère, d’insuffisance hépatique, de tension artérielle élevée non équilibrée, en association à la fluvoxamine, à la ciprofloxacine, à l’énoxacine ou aux IMAO (famille d’antidépresseurs type Marsilid®), de grossesse et d’allaitement.

          A noter: 'Cymbalta® est un médicament très peu prescrit. Il l’est par une minorité de spécialistes qui connaissent bien le médicament et l’utilisent à bon escient', rassure le Dr Martial Fraysse, pharmacien.


Champix ® - Zyban ®: des risques de suicide
          Prescrits pour soigner la dépendance tabagique, le Champix® (varénicline) et le Zyban® (Chlorhydrate de bupropion) sont sous la surveillance renforcée des autorités sanitaires françaises depuis plusieurs années.

          Pourquoi sont-ils sous surveillance renforcée? Ces deux médicaments pourraient conduire à des troubles psychiatriques, dépressifs, voire au suicide (sept cas ont été notifiés pendant les 14 mois suivant la commercialisation du Champix® (2007)). Aux Etats-Unis, plus de 1 200 plaintes auraient été déposées contre Pfizer (laboratoire fabriquant le Champix®). Les plaignants auraient ressenti des pulsions agressives, de fortes angoisses, des pertes de mémoire et des pensées suicidaires après avoir pris le médicament. Même si pour l’Afssaps 'ces risques restent potentiels', ils ont été ajoutés à la notice des traitements.

          Précautions d’emploi: ne jamais prendre ces traitements sans avis médical et toujours respecter la posologie indiquée par le praticien. 'Il est aussi du devoir du pharmacien de rappeler les risques de pensées suicidaires associées à la prise de ces médicaments. De ce fait, le patient ne se pensera pas à l'origine de ces effets indésirables et pourra consulter un médecin s'il les présente', prévient le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Le suivi médical est dans tous les cas obligatoire pendant la cure.

          Contre-indications: la prise de Champix® et Zyban® est interdite aux femmes enceintes et aux personnes de moins de 18 ans. Pour le Zyban®, sachez qu’il est aussi contre-indiqué aux patients ayant un trouble convulsif évolutif ou présentant un antécédent convulsif, chez ceux ayant une tumeur du système nerveux central et ceux en cours de sevrage alcoolique ou de sevrage en benzodiazépines.


Stablon ®: ce n'est pas un anxiolytique!
          Antidépresseur disponible depuis 1988, le Stablon® (tianeptine) fait l’objet d’une surveillance renforcée depuis 2007.

          Pourquoi est-il sous surveillance renforcée? Parce qu’il peut entraîner une dépendance et un abus d’utilisation. En 2007, le laboratoire Servier fabriquant le Stablon® estimait ces risques à 1 à 3 patients traités sur 1 000. 'Le motif principal de l’abus est la recherche d’un effet anxiolytique. L’arrêt du traitement est difficile en raison de l’apparition possible d’un syndrome de sevrage', expliquait le Dr Daniel Molle, directeur général du laboratoire, dans une lettre adressée aux médecins en 2007.

          Précautions d’emploi: ‘Si le médicament est bien utilisé, c'est-à-dire selon la posologie fixée par le médecin, et que les pharmaciens résistent à la pression des personnes dépendantes, il ne devrait pas y avoir de problème’, explique le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Un traitement d’antidépresseurs ne doit jamais être arrêté brutalement et impose un suivi médical régulier.

          Contre-indications: ne pas associer la prise de Stablon® avec un IMAO, inhibiteur de monoamine oxydase (ex: Marsilid®). En cas de grossesse ou d’allaitement, demandez conseil à un médecin avant toute prise.


Cervarix ® - Gardasil ®: des risques de paralysie?
          Largement prescrits pour prévenir le cancer du col de l’utérus, les vaccins Gardasil® et Cervarix® sont sous haute surveillance depuis le début de leur commercialisation (2006 et 2008).

         Pourquoi sont-ils sous surveillance renforcée? Selon l’Afssaps, il y aurait 'un risque potentiel de survenue de maladies auto-immunes' et 'un risque lié à une exposition pendant la grossesse'. En juillet 2011, l’agence a notifié plus de 1 700 notifications d’effets indésirables pour le Gardasil® dont 82% étaient 'bénignes et transitoires'. Pour les cas graves ayant nécessité une hospitalisation 'ils concernent majoritairement des réactions attendues: syndromes fébriles, [...] syncopes'. Cependant, à la même période, deux jeunes filles françaises ont affirmé être victimes de paralysie temporaire, de maux de tête et de ventre, liés selon elles au Gardasil®. Quant au Cervarix®, 70% d’effets indésirables bénins et transitoires ont été enregistrés par l'Afssaps. Cinq cas graves ont nécessité une hospitalisation (dont un AVC) mais 'l’analyse n’a pas permis d’établir un lien de causalité entre la vaccination et les complications observées', a conclu l'agence. Pour le Dr Martial Fraysse, pharmacien 'il est normal d’observer des effets indésirables puisque les vaccins sont les seuls médicaments administrés à des personnes en bonne santé'.

          Précautions d’emploi: les vaccins ne sont pas anodins. Malgré les campagnes de dépistage massives lancées à l’initiative des autorités sanitaires et gouvernementales, il ne faut pas courir à la vaccination. Il faut en parler avec son médecin pour savoir notamment si on fait partie des populations à risque. Dans les textes, Gardasil® et Cervarix® peuvent être administrés à partir de neuf ans (oui c’est très jeune!).

          A noter: en Allemagne, des médecins ont demandé l’arrêt de la vaccination par Gardasil®, expliquant que 'l’efficacité des vaccins n’est même pas prouvée'. La Belgique et la Suède ont refusé de rembourser le vaccin; l’Autriche l’a déremboursé après le décès d’une adolescente et un moratoire sur la vaccination aurait été réclamé en Espagne, suite à l’hospitalisation de deux jeunes filles.


          Tous les médicaments commercialisés sont soumis à une surveillance de leur effet indésirable. 'Ce n’est qu’après une utilisation à large échelle que l’on connaît mieux son profil de tolérance', explique l'Afssaps.

Comment sont-ils surveillés? Grâce au concours des professionnels de santé (médecins, pharmaciens...), des patients et des entreprises du médicament qui déclarent les effets secondaires indésirables observés.

          A qui déclarer les effets secondaires indésirables? A l'un des 31 centres régionaux de pharmacovigilance existants en France ou à l'Afssaps directement. 'Le problème c'est que l'on a rarement de retour quand on s'adresse à cette agence. Ils ne nous tiennent pas au courant de ce qu'il se passe, ce n'est pas motivant', prévient le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Les centres de pharmacovigilance seraient plus réactifs.

Source : AFSSAPS

 

 

 

La liste noire des 28 médicaments sans ordonnance à proscrire

          On les utilise contre le rhume, les maux de gorge, la grippe ou les problèmes digestifs…Dans la liste des médicaments sans ordonnance, 28 parmi les plus populaires sont à proscrire, d’après une étude du magazine 60 Millions de consommateurs.
           Le dernier hors série de 60 Millions de Consommateurs "Se soigner sans ordonnance" alerte sur les risques de l'automédication en dressant une liste de 28 médicaments prescris sans ordonnance et dangereux. Selon un sondage du groupe de communication Mediaprism (également investit dans l’enquête), 78% des Français ont recours à des médicaments sans prescription médicale.

           C’est une étude du Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, et d’Hélène Berthelot, pharmacienne experte de la Haute autorité sanitaire (HAS) qui a révélé cette liste de 28 médicaments "à proscrire", après avoir analysé 61 médicaments accessibles sans ordonnance.
          En cause, le nombre de leurs effets indésirables et de leurs contre-indications par rapport à leur efficacité sur les maux passagers qu’ils entendent améliorer (certaines substances seraient même inefficaces).

         Voici la liste, éditée par France Info, des médicaments à proscrire selon le magazine :

Contre le rhume :
- Actifed Rhume®
- Actifed Rhume Jour & Nuit ®
- Nurofen Rhume®
- Dolirhume®
- Rhinadvil Rhume Ibuprofen et Pseudoéphédrine®
- Humexlib Paracétamol Chlorphénamine®

Contre la grippe :
• Actifed États grippaux®
• Doli État grippal®
• Fervex Phéniramine adulte sans sucre®

Contre la toux :
• Bronchokod Toux grasse sans sucre adultes 5% ®
• Exomuc Toux grasse orange®
• Fluimucil orange®
• Humex Toux sèche Oxomémazine caramel®
• Mucomyst Toux grasse orange®
• Toplexil sans sucre®
• Néo-Codion®

Contre les maux de gorge :
- Humex Mal de gorge®
- Maxilase®
- Toplexil®
- Colludol®
- Drill miel rosat® et Drill Tétracaïne®
- Hexaspray®
- Strepsils Lidocaïne®
- Strefen sans sucre orange®

Contre les diarrhées :
• Ercéfuryl®

Contre la constipation :
• Contalax®
• Dragées Fuca®
• Pursennide®

Dans la liste des 61, 20 autres médicaments ont été étiquetés "faute de mieux", soit inefficaces ou très faiblement, mais sans effets indésirables. Par exemple, contre la digestion difficile et la diarrhée :
- Spasfon®
Smecta®

Voir dans la rubrique CONSEILS les alternatives naturelles à ces médicaments
 

 

Les benzodiazépines augmenteraient le risque de démence de 60%

          Une étude menée par des chercheurs français confirme une nouvelle fois l’impact néfaste d'un certains type de médicaments sur le cerveau. Ils augmenteraient le risque de démence, déjà soupçonné par le passé.

          Très prescrites en France contre les symptômes anxieux et les troubles du sommeil, les benzodiazépines ne sont pas sans danger, comme le démontre une nouvelle étude. Publiée par une équipe de l’Inserm dans la revue Alzheimer’s and Dementia, elle affirme que les benzodiazépines à demi-vie longue, qui disparaissent de l’organisme en plus de 20 heures, augmenteraient le risque de démence. Plus précisément, les personnes qui suivent ce traitement ont un risque de démence augmenté de 60%.

          Or, ces psychotropes font partie des médicaments les plus consommés en France, contre de multiples maladies comme les troubles du sommeil ou la dépression. Ils sont particulièrement utilisés par les plus de 65 ans (30% de cette population selon l’Inserm). De nombreuses études ont déjà mis en lumière de nombreux effets secondaires (étourdissements, chute) et notamment le risque de démence car cette molécule interagit avec des neurotransmetteurs du cerveau. Mais beaucoup de questions restaient en suspens, et cette nouvelle étude établit clairement un lien de cause à effet.


Choisir de préférence une autre alternative

          Pour en venir à ces conclusions, les chercheurs se sont fondés sur des données issues d’une précédente étude. Menée en France, cette dernière visait à suivre 8.240 personnes âgées de plus de 65 ans pendant huit ans. Les chercheurs ont enregistré le nombre de cas de démence (830 durant l’étude) et enregistré tous les médicaments consommés par les patients. En combinant ces données, ils ont fait le rapprochement, sans que cela ne soit explicable par d’autres facteurs. "Il y a clairement une différence de signal entre benzodiazépines à durée de vie longue et celles à durée courte", déclare Christophe Tzourio, le directeur de recherche.

          Les chercheurs ont été étonnés de constater que, bien qu’étant identifiées comme dangereuses, les benzodiazépines à demi-vie longue sont encore fréquemment consommées. S’il ne s’agit que d’une étude observationnelle qui n’a pas encore levé les mystères de ce mécanisme, le doute est suffisant pour inciter les médecins et patients à trouver d’autres alternatives pour les troubles du sommeil, motif principal de prescription : hygiène de vie, produits non médicamenteux, et "au maximum les médicaments les moins dangereux comme les benzodiazépines à demi-vie courte", concluen-ils.

 

 

 

Les médicaments dangereux pour le cœur

Maux de tête, crampes, surpoids, arythmie, impuissance... Vous prenez peut-être des médicaments à risque pour votre coeur. Troubles du rythme, hypertension, insuffisance cardiaque, voire même arrêt cardiaque, voici ceux dont vous devez vous méfier !

 

Advil : attention,sur le long terme
          Nous prenons tous des anti-inflammatoires. Beaucoup sont d’ailleurs disponibles sans ordonnance. Pourtant, ils peuvent être à risque pour le cœur.
          Quels sont les risques ? Une étude anglaise publiée en 2005 (1) a mise en avant qu’une prise régulière d’ibuprofène (ex : Advil®) pouvait augmenter le risque d’infarctus de 24%. Les médicaments à base de diclofénac (ex : Voltarene®) ont également été accusés de ces effets. En 2009, des chercheurs danois ont démontré que la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (sans cortisone) chez des patients insuffisants cardiaques chroniques était associée à un risque accru de décès et de morbidité cardiovasculaire. Un traitement de longue durée à base d’anti-inflammatoires non stéréoidiens majore le risque d’hypertension artérielle et d’insuffisance cardiaque.
          Que faire si on en prend ? Ne pas interrompre un traitement sans avoir vu son médecin avant. « Si on souffre de troubles cardiaques (arythmie..), la prise d’anti-inflammatoires doit se faire avec grande précaution et toujours avec un contrôle médical régulier », conseille Martial Fraysse, pharmacien. Si on prend des anti-inflammatoires sur une longue durée, il faut faire vérifier régulièrement sa tension. Dans les prises ponctuelles, le risque est minime.

          Rappel : En 2004, le célèbre anti-inflammatoire Vioxx® a été retiré du marché, car accusé d’augmenter les risques cardiovasculaires.

British Medical Journal, juin 2005, Communiqué de presse Point information de l'Afssaps, AINS et risque cardiovasculaire.

 

Potassium : des risques d’arrêt cardiaque
          Vendu sans ordonnance, le potassium (souvent utilisé contre les crampes ou en complément dans les régimes amaigrissants) peut être très dangereux pour le cœur. Faites attention !

          Les risques pour le coeur : « L’excès de potassium peut entraîner des troubles cardiaques comme une arythmie, une hypotension artérielle, ou pire un arrêt cardiaque », prévient Martial Fraysse, pharmacien.

         Que faire si on en prend ? Respectez les dosages et en cas de doute, demandez à votre pharmacien ! Par ailleurs « il ne faut pas prendre de potassium si on n’a pas de preuve qu’il y a une carence donc un vrai besoin, il faut d’abord consulter son médecin traitant », insiste notre interlocuteur.

          A noter : Les médicaments les plus courants à base de potassium sont le Diffu K®, le Kaléorid®, le Gluconate de K® et le Potassium Richard®.

 

Multaq : des risques d’insuffisance cardiaque
          Disponible en France depuis octobre 2010, le Multaq® (dronédarone) est un médicament recommandé pour soigner le cœur (anti arythmie)… mais susceptible d’entrainer des effets secondaires cardiaques graves. Il est sous la surveillance renforcée des autorités sanitaires françaises et son utilisation est restreinte depuis octobre 2011.

           Les risques pour le coeur : « Le Multaq® peut être responsable de problèmes cardivasculaires », explique Martial Fraysse, pharmacien. En 2008, une étude clinique menée sur le Multaq a dû être interrompue suite à l’apparition de complications cardiovasculaires graves : décès, accidents vasculaires cérébraux et hospitalisation.

           Que faire si on en prend ? Ne pas interrompre le traitement sans avis médical. Et consulter son cardiologue pour vérifier la nécessité du traitement.

           A savoir : La prescription de Multaq® ne peut se faire uniquement par le cardiologue. « Si le pharmacien reçoit une ordonnance du médecin généraliste prescrivant du Multaq®, il ne doit pas le délivrer mais renvoyer le patient vers son médecin généraliste », indique Martial Fraysse.

 

Hexaquine : un relaxant musculaire à risque pour le coeur

          Relaxant musculaire utilisé notamment pour soulager les crampes, l’Hexaquine® peut être dangereux pour le cœur à cause de sa teneur en quinine.

          Les risques pour le cœur : « Des troubles du rythme cardiaque », répond Martial Fraysse, pharmacien.

          Que faire si on en prend ? Maintenant que le médicament nécessite une consultation médicale pour avoir la prescription sur ordonnance, les risques d’effets indésirables sont réduits. Si vous en prenez, respectez les posologies indiquées par votre médecin. Ce conseil vaut pour tous les médicaments à base de quinine.

 

Viagra: jamais après un infarctus !
          Même si le Viagra® est une solution miracle pour des milliers d’hommes, il peut s’avérer dangereux pour le cœur, et même mortel.

          Les risques pour le cœur : Le Viagra®, comme tous les médicaments donnés contre les troubles de l’impuissance, peut causer un infarctus. « Il est ainsi contre-indiqué chez les patients coronariens c'est-à-dire qui ont fait un infarctus ou sont à risque d’en faire », précise le Pr Yves Juillière, vice-président de la SFC. « Leur état cardiaque ne leur permet pas d’avoir un rapport sexuel. S’il venait à prendre du Viagra, il risquerait l’infarctus pendant l’acte », ajoute le Pr Stéphane Droupy, urologue.
          Que faire si on en prend ? « S’il y a des risques, le médecin généraliste va demander un bilan cardiaque au patient », explique le Pr Juillière. Si votre médecin ne vous en a pas prescrit, c’est qu’il n’y a pas de risque. Respectez la posologie et tout ira bien.

A noter : Les risques cardiaques associés à la prise de Viagra® sont les mêmes avec le Levitra® et le Cialis®.

Attention : N’achetez jamais de médicaments contre l’impuissance sur Internet. Les contrefaçons y circulent librement et sans contrôle. Vous mettriez votre santé en grand danger !

 

Zyban : il augmente la pression artérielle
Commercialisé en 2001 et indiqué dans le sevrage tabagique, le Zyban® peut être à risque pour le coeur.

          Les risques pour le coeur : « Il y a un risque d’hypertension artérielle qui impose une surveillance médicale », indique Martial Fraysse, pharmacien. De plus, entre septembre 2001 et février 2002, 666 notifications d’effets indésirables relatives au Zyban® ont été transmis à l’Afssaps ou au fabricant. Parmi celles-ci, l’agence a relevé « quelques effets cardiovasculaires notamment (hypertension artérielle), angor et/ou infarctus du myocarde ». En janvier 2012, la revue indépendante Prescrire rappelait que plusieurs études successives (2001, 2004, 2010) ont mise en évidence un risque plus élevé de malformations cardiaques chez des enfants exposés à la bupropione (substance active du Zyban®) pendant la grossesse.

          Que faire si on en prend ? Respectez à la lettre la posologie indiquée par le médecin. Par ailleurs, sachez que la pression artérielle doit être mesurée au début du traitement et être suivie régulièrement, surtout quand on présente déjà une hypertension.

          A savoir : Le Zyban® est de moins en moins prescrit. « Je n’en ai pas vendu depuis deux ans, les médecins sont devenus prudents », témoigne Martial Fraysse, pharmacien.

 

Intrinsa : des hormones à risque pour le coeur
          Prescrit contre la baisse du désir sexuel féminin depuis 2007, l’Intrinsa® est un patch à base de testostérone qui peut être dangereux pour le cœur. En avril 2011, l’association UFC-Que-Choisir recommandait de l’éviter. Il est sous la surveillance des autorités sanitaires françaises.

          Les risques pour le cœur : « L’Intrinsa® comme tous les produits à base d’hormones est susceptible d’accroître les problèmes coronariens », indique le Pr Yves Juillière. Pour les auteurs de la célèbre revue Prescrire « l'incertitude quant aux risques d'effets indésirables graves, notamment cardiovasculaires […] pèse trop lourd dans la balance ».

          Que faire si on en prend ? Ne pas interrompre le traitement sans avis médical. La prise d’Intrinsa® nécessite la consultation d’un cardiologue.

 

Anafranil : des troubles du rythme
          Prescrit pour soigner la dépression, l’Anafranil® est un antidépresseur pouvant s’avérer dangereux pour le cœur. Ce risque cardiaque est valable pour les autres antidépresseurs dits « tricycliques » (Elavil®, Laroxyl®, Defanyl®…).

          Les risques pour le cœur : « Ils sont susceptibles de donner des problèmes cardiaques, soit des problèmes d’insuffisance cardiaque, soit des troubles du rythme », explique le Pr Yves Juillière. Ils peuvent également entraîner une hypotension. Fin 2010, l'European Heart Journal a publié des recherches britanniques (1) menées sur plus de 14 700 sujets suivis pendant environ 8 ans. Résultat : la prise d’antidépresseurs tricycliques a augmenté de 35% le risque d’accident cardiovasculaire. Sur les 1434 évènements cardiovasculaires observés, plus d'un quart (26,2 %) ont été mortels.

          Que faire si on en prend ? Ne surtout pas arrêter le traitement sans avis médical et être suivi régulièrement médicalement.

Hamer M, Batty GD, Seldenrijk A, Kivimaki M. Antidepressant medication use and future risk of cardiovascular disease: The Scottish Health Survey. Euro Heart J 2010; DOIi:10.1093/eurheartj/ehq438.

 

Les lingettes et laits de toilette pour bébés potentiellement dangereux
- Créé : 23-10-2013 10:48
          Selon l'UFC-Que Choisir qui vient de publier les résultats d'une étude, 94% des produits d'hygiène bébé sont potentiellement nocifs pour cause de substances allergènes voire toxiques.
          De nombreuses substances dangereuses ont été trouvées sur des lingettes et laits de toilette utilisés pour les bébés.

          Aucun produit de consommation courante ne semble épargné par des substances toxiques. Pas même ceux destinés à un public particulièrement vulnérable : les bébés. Selon une étude menée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, une grande quantité de lingettes et de laits de toilette seraient nocifs pour leur peau. Après avoir réalisé des tests en laboratoire, celle-ci fait état de la présence de molécules allergisantes, d’antibactériens, d’antioxydants et de perturbateurs endocriniens dans pas moins de 26 marques de lingettes et 6 laits de toilette grand public.

          Au final, près de 94% des produits testés se révèlent dangereux. Les allergènes sont la substance le plus souvent détectée en quantités significatives : dans 12 lingettes et 2 laits de toilettes, avec un record pour les lingettes ‘Eco de Naty’, qui en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés. Un conservateur réputé toxique pour le foie et le système reproducteur, le phénoxyéthanol, serait également présent dans pas moins de 14 lingettes. Parmi les marques incriminées se trouvent Mixa, Pampers ou encore Carrefour Baby. Seuls deux produits sont exempts des substances recherchées : les lingettes "Natural caresse" de la marque Bébé Cadum et le lait de toilette "Natessance".

 

Des étiquetages faussement rassurants

          Pour l'association, ces produits incriminés peuvent ainsi constituer un véritable facteur de risque pour les nourrissons. "Ces lingettes sont appliquées plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. Pire, l’absence de rinçage a pour effet de prolonger le temps de pénétration. Enfin, ces substances sont d’autant plus nocives que certaines d’entre elles pourraient agir aux stades précoces du développement de l’enfant", explique-t-elle.

Cette dernière invite à recourir plutôt à l'eau et au savon, les parents "ne pouvant se fier aux mentions du type 'hypoallergénique' ou 'Testé sous contrôle dermatologique' dont s’affublent les lingettes de Leclerc ou Pampers". Compte tenu de ces risques, elle appelle à une meilleure réglementation européenne qui s’assoit sur le principe de précaution : limiter à 0,4% la concentration du phénoxyéthanol dans les produits pour les moins de trois ans et surtout le bannir dans les produits destinés au siège. Or, la valeur maximale actuelle est de 1%, et ce quel que soit l'usage.
Alexandra Bresson


5 médicaments ne seront plus prescrits à partir du 31 décembre 2015

          L'Agence nationale du médicament confirme l'arrêt de la prescription de 5 médicaments et ses génériques chez certaines personnes à causes d'un risque de malformations graves.

          Les médicaments contenant du Valproate et ses dérivés ne pourront plus être prescrits chez les filles, adolescentes, femmes en âge de procréer et celles qui sont enceintes. Cette décision sera effective à partir du 31 décembre 2015, c'est ce qu'à tenu à rappeler l'Agence nationale du médicament dans un communiqué. Le Valproate est un antiépiléptique contenu dans des médicaments comme Dépakine©, Dépakote®, Dépamide®, Micorpakine® et leurs génériques.
Des risques de malformations graves

           Cette décision fait suite à une étude ayant montré que "les enfants exposés in utero au Valproate présentent un risque élevé de troubles graves du développement ou de malformations congénitales". Les spécialistes ne pourront plus les prescrire "sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux alternatives médicamenteuses", rappelle l'agence.

 

Antibiotiques 5 une bonne nouvelle
Une solution pour vaincre les bactéries résistantes aux antibiotiques

          Quoi de plus inquiétant que ces bactéries qui résistent aux antibiotiques ? La bonne nouvelle, c'est que des chercheurs britanniques ont trouvé une piste pour contourner ce blocage, révèle la revue Nature dans son édition du 18 juin. Ces scientifiques, rattachés à l'université d'East Anglia (Angleterre), ont focalisé leur étude sur des bactéries particulièrement résistantes aux traitements, les bactéries "gram-négatives", dont la membrane extérieure est imperméable aux cellules immunitaires ainsi qu'aux médicaments antibiotiques. Un vrai casse-tête.

           Les chercheurs britanniques ont découvert que cette résistance est obtenue - et maintenue - par la création par les cellules de la bactérie de "blocs de construction" appelés des lipopolysaccharides. Or ces blocs sont amenés à la surface du micro-organisme par le biais d'une seule et unique "porte".

 

Empêcher les cellules internes d'accéder à la paroi extérieure de la bactérie

          "Nous avons identifié le chemin et la porte utilisés par les bactéries pour transporter les blocs de construction de la barrière jusqu’à la surface extérieure, s'est réjoui le professeur Changjiang Dong, principal auteur de l'étude. Mais surtout, nous avons démontré que la bactérie mourrait si la porte était verrouillée. C’est vraiment important, parce que les bactéries résistantes aux antibiotiques sont un problème de santé mondiale."

          En effet, si la paroi cellulaire glucidique de la bactérie - la membrane - n'est plus renouvelée de l'intérieur en raison de cette porte bloquée, la bactérie meurt. Voilà donc un sérieux espoir dans la lutte mondiale contre les bactéries résistantes, à commencer par les plus dangereuses d'entre elles, les superbactéries telles que le staphylocoque doré résistant (SARM).

           Il reste néanmoins à créer de nouveaux traitements, capables non pas de s'attaquer à la bactérie elle-même, mais plutôt à sa membrane. Surtout, cette méthode de lutte contre les bactéries, qu'elles soient résistantes ou non aux traitements, pourrait permettre d'éviter que de plus en plus d'entre elles ne deviennent résistantes aux antibiotiques justement. Désormais, seule la paroi extérieure de ces micro-organismes pourrait être visés par les médicaments.
Florence Santrot


Antibiotiques 4
        Les traitements antibiotiques ne sont pas à prendre à la légère. Une nouvelle étude montre qu'ils peuvent laisser des traces sur la flore intestinale et cela jusqu'à un an après la prise.

    On ne le répétera jamais assez : les antibiotiques ne doivent pas être pris pour un oui ou pour un non. Ils doivent être réservés à des situations exceptionnelles, des pathologies infectieuses particulièrement tenaces en l'occurrence.

    Si on savait déjà que ces molécules prises en trop grandes quantités présentaient chez le sujet des risques de résistance à leur efficacité dans le futur, on savait également que les antibiotiques pouvaient altérer la flore intestinale, c'est pourquoi on recommandait d'associer leur prise à la consommation de probiotiques. Une nouvelle étude de l'université d'Amsterdam vise à démontrer que cette altération pourrait perdurer jusqu'à un an dans l'organisme. Explications.

► Méthodologie: 66 personnes en bonne santé observées
Des cobayes recrutés en Suède et au Royaume-Uni ont été regroupés en deux groupes. L'un s'est vu administrer un placebo, l'autre l'une des 4 molécules antibiotiques des plus courantes : (clindamycine, ciprofloxacine, amoxicilline et minocyclinee). Une seule prise a suffit. Des prélèvements de salive et de matières fécales ont été faits avant l'essai clinique, puis tout de suite après la prise d'antibiotique ou de placebo et enfin un, deux, quatre et douze mois après le début de la phase d'observation.

► Ce qui a été observé : la flore intestinale fortement impactée
Si les bactéries concentrées dans la salive présentaient un haut degré de résistance aux antibiotiques il n'en allait pas de même pour les bactéries résidant dans le colon. La diversité des bactéries composant la flore intestinale était très réduite même 4 mois après la prise dans le groupe auquel avait été administré la clindamycine et le même phénomène était observé jusqu'à 12 mois plus tard dans le groupe qui avait consommé de la ciprofloxacine. De plus, les gènes qui ont été observés dans les situations de résistance aux antibiotiques étaient plus nombreux chez les patients qui avaient consommé les médicaments actifs.

► Ce qu'il faut en conclure : la prise d'antibiotiques n'est jamais anodine
Comme le dit le slogan "les antibiotiques, c'est pas automatique." C'est plus que jamais vrai. Entendons-nous bien, si votre médecin vous prescrit un traitement antibiotique, prenez-le mais n'en abusez pas à chaque coup de froid. Vous savez désormais que cela constitue un dernier recours. Et surtout, protégez votre intestin en misant sur les probiotiques pour aider votre flore intestinale à se restaurer. Yaourts, légumineuses, céréales complètes et agrumes peuvent vous aider à rétablir l'équilibre.

Clara Saer

 

Mise en garde contre des médicaments provoquant une pneumonie
L'agence nationale du médicament met en garde contre un certain type de médicaments qui auraient plus de risques de provoquer une pneumonie chez les patients que de les soigner.

Dans un nouveau communiqué l'Agence nationale du médicament (ANSM) met en garde contre un certain types de médicaments : les corticoïdes inhalés chez les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Ils seraient susceptibles de causer une pneumonie chez les patients.
Un comble !

Evaluation de la balance bénéfice/risque en cours

Selon l'ANSM, en 2007 une étude avait déjà montré que "les patients traités par corticoïdes inhalés (le fluticasone) avaient plus de risque de développer une pneumonie que ceux traités par placebo". De nouvelles données récentes viennent également de confirmer ces risques, en conséquent l'agence demande à ce que la balance bénéfice/risque de ce type de médicaments soit de nouveau évaluée. Pour l'instant l'étude est en cours et de nouveaux éléments manque avant de mettre à jour les notices des médicaments ou prendre des mesures. Les décisions définitives devraient être présentées d'ici mars 2016.

 

 

Antibiotiques danger 3

          L'Agence nationale du médicament annonce qu'un rapport révèle plus de 8000 cas d'effets indésirables sur 5700 patients en un an. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents ? Et quels médicaments sont en cause ? Révélations.

          "Pour la première fois, une analyse spécifique des cas d’effets indésirables notifiés dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV) a été effectuée", c'est ce que rapporte l'ANSM dans un communiqué du 17 novembre 2015. Compte tenu du nombre grandissant et inquiétant de personnes pour qui les antibiotiques ne fonctionnent plus à cause d'une surconsommation, l'Agence a tenu à faire un état des lieux. Au cours de ce rapport on apprend qu' "en 2014, près de 5 700 cas de patients présentant près de 8 000 effets indésirables liés aux antibiotiques ont été enregistrés".

 

Penicillines et bêta-lactamines les plus en cause

          Les experts précisent qu'il s'agît d'une estimation plus basse du nombre réel d'effets indésirables étant donné que certains médecins ne les notent pas tous. Parmi les effets les plus remarqués : "des atteintes cutanées ou hématologiques, des troubles généraux, des anomalies au site d’administration et des affections gastro-intestinales." Les médicaments les plus concernés ? "Les pénicillines et autres bêta-lactamines représentaient près de la moitié des effets indésirables déclarés". Selon l'Agence sur la totalité des cas recensés, 60,5% ont entraînés des complications graves.

 

 

Antibiotiques danger 2

          Les résultats d'une étude chinoise mettent en garde contre la prise d'un certain type d’antibiotiques prescrits en cas de rhume ou de gastro qui augmente le risque d'arrêt cardiaque.

          Les antibiotiques de la famille des macrolides augmenteraient le risque de mort cardiaque. C'est ce que rapporte une étude menée par les chercheurs de la Sun Yat-Sen University (Chine). Ce type de médicament est généralement prescrit en cas d'infection du nez, de la gorge, des oreilles, de gastro-entérite et certains problèmes de peau. Mais selon les chercheurs, pris trop fréquemment les macrolides accélèrent le rythme du coeur jusqu'à plus de 100 battements par minute, c'est ce qu'on appelle faire de la tachychardie.

 

+ 30% de risque de mourir d'un trouble du coeur
          Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont relu 33 études sur le sujet effectuées depuis 1966. En regroupant les données, ils ont remarqué que les patients sous macrolides avaient deux fois plus de risque mourir d'un arrêt cardiaque à cause d'une tachychardie que les autres et 30% de risque en plus de mourir d'un tout autre problème cardiaque.
          Néanmoins les chercheurs pensent que le risque n'est pas assez élevé pour interdire leur prescription mais plus de recherches se poursuivent afin de mettre en place des recommandations pour limiter les risque cardiaques.

 

 

Antibiotiques danger

          L'ANSM vient de publier un rappel concernant les risques liés à la prise d'antibiotiques de la famille des quinolones (Ciflox®, Ciprofloxacine®, Enoxor®...). Ces médicaments sont généralement prescrits en cas d'infections urinaires, intestinales, de la gorge ou encore du nez. Les effets secondaires qu'ils peuvent entraîner sont la tendinopathie menant à une rupture du tendon des troubles cardiaques ou une neuropathie.

 

Les symptômes d'alerte
          L'agence national du médicament explique recevoir trop signalements de consommateurs ayant été victimes des effets secondaires cités après avoir pris ce type d'antibiotiques. Les experts souhaitent que les médecins prennent plus en compte les risques liés à ces médicaments et appellent tout patient ayant un début de symptômes lié à l'un des effets secondaires à consulter immédiatement leur médecin. Les symptômes d'alerte sont : un début d'arythmie cardiaque, des brûlures ou fourmillements au niveau des mains et des pieds, des convulsions, des réactions cutanées bulleuse. "Les effets peuvent survenir dès les premières 48 heures d'exposition et jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt du traitement et peuvent apparaître après une prise unique", explique les médecins.

 

3 anticoagulants oraux mis sous surveillance

          Dans le cadre de la réévaluation d'efficacité de trois nouveaux anticoagulants oraux (Eliquis®, Pradaxa® et Xarelto®), la Haute Autorité de Santé envisage de revoir leurs prescriptions dans la prévention de l'AVC et de l'embolie cérébrale.

          L’apixaban (Eliquis®), le dabigatran (Pradaxa®) et le rivaroxaban (Xarelto®), trois "nouveaux" anticoagulants oraux (NACO) mis sur le marché en 2008 n'auraient pas le même niveau d'efficacité. Selon un communiqué de la Haute autorité de santé, Eliquis® et Xarelto® défendraient mieux contre le risque d'embolie cérébrale et d'AVC chez les patients atteints de troubles cardiaques que le Pradaxa®.


AVC : Les NACO ne sont plus à prescrire en premier
Au cours de sa réévaluation, la Commission de la Transparence a noté également "une absence d'antidote [...] et l'absence de possibilité de mesurer en pratique courante le niveau d'anticoagulation", chez les patients qui prennent l'un de ces trois NACO. En conséquent, elle tient à souligner la "place stratégique thérapeutique de prévention des AVC et embolies systématiques" et préconise d'utiliser en premier des antivitamines K (AVK). Les NACO devraient uniquement être une priorité chez les patients "pour lesquels le maintien de l’INR (International Normalized Ratio) désiré dans la zone cible n’est pas assuré malgré une observance correcte" ou chez ceux pour qui les AVK sont contre-indiqués.

 

 

 5 médicaments retirés de la vente libre en pharmacie

          Selon une publication dans le Journal Officiel du 30 octobre 2015 et faisant suite à uen enquête ouverte par l'ANSM, cinq médicaments disponibles en libre service dans les pharmacies ne le seront plus à cause des risque qu'ils comportent.
          Cinq médicaments disponibles sans ordonnance viennent d'être retirés de la vente libre dans les rayons des pharmacies, rapporte le quotidiendumédecin.fr. Selon le Journal officiel du 30 octobre 2015, cette décision de l'ANSM fait suite à l'ouverture d'une enquête en juillet 2014 sur les risques de dépendances liées à ces traitements essentiellement destinés aux nausées et mal des transports.


Des abus et une utilisation détournée

           Selon l'ANSM, les spécialités actives diménhydrinate et diphénhydramine avec lesquelles ils sont fabriqués ont une utilisation détournées et beaucoup trop fréquente pouvant causer une dépendance du consommateur. Ces traitements restes disponibles sous ordonnance, il ne sera simplement plus possible d'en prendre autant qu'on le souhaite ni librement dans les rayons des pharmacies. Pour en obtenir il faudra demander aux pharmaciens qui jugera si son utilisation est juste et nécessaire. Voici les médicaments concernés :
- Hexamidine® solution buvable
- Dynamisan® 3g
- Mercalm® comprimé sécables
- Nausicalm® adulte 50mg
- Nausicalm® sirop

 

 

Les biphosphonates toxiques pour le coeur
          Vous prenez des médicaments contre l’ostéoporose? alors attention, ils peuvent provoquer des troubles cardiaques graves. C’est l’American Journal of Cardiologie qui a tiré la sonnette d’alarme suite à une large étude qui conclue que les biphosphonates augmentent l’inflammation générale de l’organisme et les fibrillations auriculaires (augmentation du rythme cardiaque). Cette accélération peut être temporaire ou devenir permanente et augmenter le risque d’AVC.
          Les autres effets secondaires des biphosphonates sont : ulcères de l’oesophage, nécrose de la mâchoire, troubles du transit, maux de têtes et… fractures. Pour un médicament sensé traiter l’ostéoporose, c’est un comble.
Médicaments concernés: ce sont l’Actonel, l’Adrovance, l’Alendronate, le Bonviva, le Didronel, l’Etidronate, le Fosamax, le Fosavance et le Risedronate.1

 

 Médicaments contre les brûlures d'estomac : un danger pour les reins

          Deux études américaines de vaste ampleur ont révélé que les médicaments usuellement attribués pour le reflux gastrique pouvaient majorer le risque d’insuffisance rénale chronique.

          Ils n’avaient déjà pas bonne réputation. Les IPP* ou "inhibiteurs de pompe à proton", attribués pour soigner les reflux gastro-œsophagiens, les ulcères ou encore les brûlures d’estomac, contribueraient au développement de l’insuffisance rénale chronique. C’est le résultat de deux études de vaste ampleur conduites par l’Université Johns Hopkins et l’Université de Buffalo (Etats-Unis), qui seront présentées au congrès annuel de l’association américaine de néphrologie (ASN Kidney Week) qui se déroule du 3 au 8 novembre à San Diego.

           D’après la première étude, effectuée sur 10 400 personnes en bonne santé entre 1996 et 2001, les utilisateurs d’IPP avaient entre 20 et 50% de risques supplémentaires de contracter une insuffisance rénale chronique. Une seconde étude, effectuée sur 240 000 patients pendant 17 ans a vérifié cette conclusion.
            "Dans nos deux études, les personnes qui utilisaient une autre classe de médicaments pour supprimer l’acidité gastrique (les antihistaminiques H2 en l'occurence) ne présentaient pas de risques accrus de maladie rénale", a fait remarquer le coordinateur des deux études, le Dr Benjamin Lazarus.


Mort prématurée : un risque accru de 76%

La seconde étude a examiné 71 000 patients atteints de pathologies rénales chroniques. Conclusion : un quart d’entre eux étaient traités par IPP. Au final, la prise de ce médicament a été associée à un risque accru de 10% de développer une insuffisance rénale chronique, et de 76 % de connaître une mort prématurée.
"Les IPP sont souvent prescrits en dehors des recommandations d’utilisation", a déclaré le Dr Pradeep Arora qui a dirigé cette étude. " Plus de deux tiers des patients seraient traités inutilement par IPP."
En revanche, les participants ont vu baisser leurs risques de maladies vasculaires, cancers, diabètes, hypertension ou broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), baisser…de quoi complexifier la conclusion à tirer sur ces médicaments.

*Parmi les IPP délivrés en France : Inexium®, Inipomp®, Lanzor®, Mopral®, Oméprazole® (générique), Pantoprazole® (générique), Pariet®, Zoltum®.

 

 

Antibiotiques danger - 2

           Les résultats d'une étude chinoise mettent en garde contre la prise d'un certain type d’antibiotiques prescrits en cas de rhume ou de gastro qui augmente le risque d'arrêt cardiaque.

           Les antibiotiques de la famille des macrolides augmenteraient le risque de mort cardiaque. C'est ce que rapporte une étude menée par les chercheurs de la Sun Yat-Sen University (Chine). Ce type de médicament est généralement prescrit en cas d'infection du nez, de la gorge, des oreilles, de gastro-entérite et certains problèmes de peau. Mais selon les chercheurs, pris trop fréquemment les macrolides accélèrent le rythme du coeur jusqu'à plus de 100 battements par minute, c'est ce qu'on appelle faire de la tachychardie.

 

30% de risque de mourir d'un trouble du coeur
          Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont relu 33 études sur le sujet effectuées depuis 1966. En regroupant les données, ils ont remarqué que les patients sous macrolides avaient deux fois plus de risque mourir d'un arrêt cardiaque à cause d'une tachychardie que les autres et 30% de risque en plus de mourir d'un tout autre problème cardiaque.
          Néanmoins les chercheurs pensent que le risque n'est pas assez élevé pour interdire leur prescription mais plus de recherches se poursuivent afin de mettre en place des recommandations pour limiter les risque cardiaques.

 

 

Mise en garde contre plusieurs antibiotiques et un risque cardiaque

          L'Agence national du médicament met en garde contre une famille d'antibiotiques après avoir reçu trop de signalements d'effets secondaires comme des troubles cardiaques, des ruptures de tendon ou encore des cas de neuropathie.

           L'ANSM vient de publier un rappel concernant les risques liés à la prise d'antibiotiques de la famille des quinolones (Ciflox®, Ciprofloxacine®, Enoxor®...). Ces médicaments sont généralement prescrits en cas d'infections urinaires, intestinales, de la gorge ou encore du nez. Les effets secondaires qu'ils peuvent entraîner sont la tendinopathie menant à une rupture du tendon des troubles cardiaques ou une neuropathie.

 

Les symptômes d'alerte
          L'agence national du médicament explique recevoir trop signalements de consommateurs ayant été victimes des effets secondaires cités après avoir pris ce type d'antibiotiques. Les experts souhaitent que les médecins prennent plus en compte les risques liés à ces médicaments et appellent tout patient ayant un début de symptômes lié à l'un des effets secondaires à consulter immédiatement leur médecin. Les symptômes d'alerte sont : un début d'arythmie cardiaque, des brûlures ou fourmillements au niveau des mains et des pieds, des convulsions, des réactions cutanées bulleuse. "Les effets peuvent survenir dès les premières 48 heures d'exposition et jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt du traitement et peuvent apparaître après une prise unique", explique les médecins.

Bénédicte Demmer, rédactrice santé le Vendredi 16 Octobre 2015

 

 

3 anticoagulants oraux mis sous surveillance

          Dans le cadre de la réévaluation d'efficacité de trois nouveaux anticoagulants oraux (Eliquis®, Pradaxa® et Xarelto®), la Haute Autorité de Santé envisage de revoir leurs prescriptions dans la prévention de l'AVC et de l'embolie cérébrale.

          L’apixaban (Eliquis®), le dabigatran (Pradaxa®) et le rivaroxaban (Xarelto®), trois "nouveaux" anticoagulants oraux (NACO) mis sur le marché en 2008 n'auraient pas le même niveau d'efficacité. Selon un communiqué de la Haute autorité de santé, Eliquis® et Xarelto® défendraient mieux contre le risque d'embolie cérébrale et d'AVC chez les patients atteints de troubles cardiaques que le Pradaxa®.
AVC : Les NACO ne sont plus à prescrire en premier
 

          Au cours de sa réévaluation, la Commission de la Transparence a noté également "une absence d'antidote [...] et l'absence de possibilité de mesurer en pratique courante le niveau d'anticoagulation", chez les patients qui prennent l'un de ces trois NACO. En conséquent, elle tient à souligner la "place stratégique thérapeutique de prévention des AVC et embolies systématiques" et préconise d'utiliser en premier des antivitamines K (AVK). Les NACO devraient uniquement être une priorité chez les patients "pour lesquels le maintien de l’INR (International Normalized Ratio) désiré dans la zone cible n’est pas assuré malgré une observance correcte" ou chez ceux pour qui les AVK sont contre-indiqués.

 

 

5 médicaments qui peuvent vous rendre malade

          Les Français sont parmi les champions en matière de consommation de médicaments. Or, certains très courants peuvent faire plus de mal que de bien. Le point sur les traitements risqués s’ils ne sont pas suivis correctement.  

 

Antidouleur : le Doliprane® peut abîmer le foie
           C'est un des médicaments les plus présents dans nos armoires à pharmacie. Mais ingéré à trop fortes doses, le paracétamol (Doliprane® par exemple) peut détruire le foie.
          Comment : lorsque la molécule arrive dans le foie, elle est transformée en un métabolite toxique. Ce dernier détruit ensuite les cellules du foie. A court terme, cela peut induire chez le patient une insuffisance hépatique grave.
          Quelle solution : les symptômes apparaissant seulement après 24h, il est importent de ne pas tarder à consulter un médecin. En prévention, veillez à ne jamais dépasser la dose de 4g par jour chez un adulte, 2g chez un enfant.
Attention : Ne stoppez jamais un traitement de votre propre chef. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

 

Thyroïde : la Thyroxine parfois risquée pour le cœur
          Les personnes souffrant d’hypothyroïdie le savent, le traitement est loin d’être une partie de plaisir. Demandant dans certains cas un temps d’adaptation, il peut parfois être responsable de troubles cardiaques.
          Comment : les médicaments pour la thyroïde augmentent le rythme cardiaque. Chez une personne atteinte de problèmes coronariens avérés, cela peut alors aggraver la maladie. Le patient peut ressentir des douleurs thoraciques et des essoufflements, semblables à une crise cardiaque.
          Quelle solution : contactez votre médecin et décrivez vos symptômes. Un suivi plus poussé pourra être envisagé.
A savoir : par prévention, la Thyroxine® est d’abord administrée à la moitié ou au quart de la dose normale chez les patients à risque.

 

Anti-inflammatoire : l'Advil® mauvais pour l'estomac
          Les anti-inflammatoires font partie des médicaments les plus couramment utilisés. Pourtant, ils ne sont pas sans danger puiqu'ils peuvent notamment s’attaquer au système digestif.

          Comment : l’aspirine (Aspegic®, Kardegic®) et l’ibuprofène (Advil®, Rhinadvil®…) limitent la production de substances chargées de protéger la muqueuse gastro-intestinale. Résultat, des lésions peuvent apparaître, avec un risque d’ulcération ou d’hémorragie.
          Que faire : contactez votre médecin si vous ressentez des brûlures lors d’une prise d’anti-inflammatoires. Par précaution, prenez votre médicament au cours du repas avec un grand verre d’eau.
          D’autres risques avérés : une étude* publiée en 2005 a montré que les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent augmenter les risques d’accidents cardiovasculaires chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque chronique.

 

Antibiotiques : la Gentalline® à risque pour les reins
          Les antibiotiques prescrits en cas d’infections rénales et urinaires, notamment les aminosides (ex : Amikacine®, Amiklin®, Gentalline®, Tobi®, Nebcine®), peuvent accentuer une insuffisance rénale.
           Comment : le principe actif s’accumule dans les reins avant de les détruire petit à petit.
          Quelle solution : ce traitement est le plus souvent administré dans un cadre hospitalier. Il n’y a donc pas de risque majeur, les médecins surveillant de près sa toxicité. Toutefois, il est primordial de ne pas cacher des antécédents de problèmes rénaux. En 2011, l’ANSM a également rappelé les règles pour un bon usage des aminosides quand ils sont administrés par voie injectable.

 

Antidépresseur : le Prozac® augmente le risque d’AVC
          Les antidépresseurs sont souvent pointés du doigt pour leurs risques. A raison le plus souvent. En plus de favoriser les accidents de la route*, ils élèvent le risque d’accident vasculaire cérébral, a révélé une étude**.
          Comment : les tricycliques (Laroxyl®) et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (Prozac®, Seroxat®, Seropram®) augmentent l’épaisseur de l’artère carotide.
          D’autres risques : la prise d’antidépresseurs peut causer des hémorragies gastriques chez les personnes âgées, ainsi que des troubles érectiles.
Attention : ne stoppez jamais un traitement de votre propre chef. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

* Orriols L, Queinec R, Philip P et al. Risk of Injurious Road Traffic Crash after Prescription of Antidepressants. J Clin Psychiatry 2012; 73(8):1088-1094.

** Association of Antidepressant Medications with Carotid Intima Media Thickness in Middle Aged Veteran Twins - e-abstract 1144-116, Shah AJ et al. ACC Congress 2011.

Remerciements au Dr Françoise Cattaert, médecin généraliste.

 

 

55 médicaments retirés du marché français cet été

     L'Agence européenne du médicament confirme le retrait de 700 médicaments génériques non conformes, dont 55 sont vendus en France, à partir du mois d'août 2015.

     En janvier 2015 Medisite annonçait la possible suspension de 700 médicaments génériques non conformes vendus en Europe, dont 55 en France. Ce retrait a été confirmé le 21 août dernier par l'Agence européenne du médicament (EMA), rapporte FranceTv Info. Ces traitements fabriqués par un laboratoire indien présentaient "des anomalies dans les procédures d'enregistrement électrocardiographiques" mises en évidence un contrôle sanitaire.

      Suite aux premières vérifications 25 génériques avaient été retirés du marché en 2014. Après avoir poussé les recherches plus loin, l'EMA décide cet été de retirer toute la liste. Des molécules très populaires comme l'Ibuprofène®, l'Effexor® ou le Tramadol® sont concernées.

     Selon FrancetvInfo, l'EMA aurait déclaré qu'il s'agît uniquement d'une mesure de sécurité, "aucune preuve de la dangerosité ou du manque d'efficacité chez aucun de ces médicaments " n'a été confirmée.

 

Compte tenu du lieu de fabrication des génériques (Chine ou Inde) et la difficulté de vérifier le mode de fabrication (les usines refusent de se faire inspecter), le principe de précaution s'impose : halte aux génériques ou passer aux huiles essentielles et à la phytothérapie auprès de laboratoires français. (Santé et style de vie)

 

 


Des médicaments contre les brûlures d’estomac augmenteraient le risque de crise cardiaque

          Une étude menée sur plus de 2,9 millions de personnes a montré que la prise de certains médicaments contre les troubles digestifs pouvaient majorer le risque de crise cardiaque.

          Ils sont utilisés en cas de brûlures d'estomac, d'ulcères ou encore de reflux gastrique mais pourraient être dangereux pour leur coeur. Leurs noms : les IPP* ou "inhibiteurs de la pompe à protons". Dans une étude américaine publiée le 10 juin 2015 et menée à partir des dossiers médicaux de plus de 2,9 millions de patients, des chercheurs annoncent que ces médicaments peuvent "impacter défavorablement la fonction vasculaire", en élevant notamment le risque de crise cardiaque de 16 à 21%.

 

Pourquoi les IPP peuvent-ils être dangereux ?

           Parce qu'ils diminueraient les niveaux d'oxyde nitrique dans les cellules endothéliales. Or, le maintien de ce niveau est capital pour permettre la dilatation des parois des vaisseaux sanguins et assurer la bonne santé cardiovasculaire. Le Dr John Cooke, un des auteurs de ces conclusions cité par le site The Independant, précise que "ces problèmes viennent quand ils sont utilisés sur des périodes longues" et rappelle qu'à l'origine "ils ont été approuvés pour une prise temporaire pendant 4 à 6 semaines". L'augmentation du risque cardiaque est, selon lui, "modeste" mais il existe des médicaments plus sûrs pour soulager les brûlures d'estomac. Dans leur étude, par exemple, ils n'ont pas noté de risque accru de crise cardiaque chez les utilisateurs d'Anti H2**, d'autres traitements de ces troubles.

           Les scientifiques estiment qu'il faut maintenant mener une grande étude randomisée pour confirmer ce lien de cause à effet entre les médicaments IPP et les accidents cardiaques.

 

*Parmi les IPP délivrés en France : Inexium®, Inipomp®, Lanzor®, Mopral®, Oméprazole® (générique), Pantoprazole® (générique), Pariet®, Zoltum®.

**Parmi les Anti H2 délivrés en France : Azantac®, Nizaxid®, Raniplex®, Stomédine®, Ranitidine®, Cimétidine®, Famotidine®.

 

Un nouveau scandale sanitaire nommé Dépakine ?

          Les dangers liés à cet anti-épileptique étaient connus dès 1982. Mais les mères n'ont été réellement informés des risques pour le fœtus qu'en 2015.
           Encore aujourd'hui, 135.000 femmes en âges de procréer sont sous Dépakine dans l'Hexagone.

Valporate de sodium : du scandale au drame sanitaire ?

Entre 2006 et 2014, cet anti-épileptique commercialisé sous le nom de Dépakine (laboratoire Sanofi) a été à l'origine d'au moins 370 malformations à la naissance en France, a affirmé jeudi le député socialiste Gérard Bapt, en charge des questions de santé.

          Les dangers liés à ce médicament, à savoir un risque de malformations sur les fœtus, sont connus depuis 1982. Et pourtant, les autorités sanitaires n'ont alerté les mères qu'en 2015. Ce drame sanitaire révèle "les dysfonctionnements majeurs" des organismes européens de surveillance de médicaments, a déploré dans un communiqué l'ancien président de la mission parlementaire sur le scandale du Mediator.

135.000 femmes sous Dépakine en France

           Une première plainte a été déposée par les parents d'une jeune fille de 16 ans. Un douzaines d'autres familles pourraient bientôt en faire de même, a indiqué à l'AFP l'avocat Charles-Jospeh Oudin, dénonçant les similitudes entre ce dossier et celui du Mediator. Encore aujourd'hui, 135.000 femmes en âges de procréer sont sous Dépakine dans l'Hexagone.

          L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indiquait en décembre 2014 dans un courrier destiné aux professionnels de santé que "les enfants exposés in utero au valporate présentent un risque élevé de troubles graves du développement (jusqu'à 30 à 40% des cas) et/ou de malformations congénitales (environ 10% des cas)".

Des centaines de drames familiaux

          Les conditions de prescription des médicaments contenant du valproate ont été modifiées. Ils ne doivent plus être prescrits chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux alternatives médicamenteuses. "Une meilleure surveillance des résultats de pharmacovigilance et de veille scientifique aurait depuis des années permis d'éviter des centaines de drames familiaux", a estimé Gérard Bapt.

          D'après les informations du quotidien Le Figaro, qui cite les "données de l'ANSM", cet anti-épileptique aurait provoqué en France 377 malformations entre 1986 et 2015 ainsi que 54 fausses couches, avortements ou décès de bébés en bas âge. Le scandale du Dépakine ne fait que commencer. Affaire à suivre.
 


 La crème solaire peut-elle nuire aux spermatozoïdes ?

           Certaines molécules aux propriétés de filtre contre les ultraviolets présentes dans des crèmes solaires pourraient avoir un effet défavorable sur la fertilité masculine, alerte un médecin danois.

Le nombre moyen de spermatozoïdes chez un homme aurait diminué de 25% depuis les années 40.
Les crèmes solaires peuvent-elles nuire à la fertilité des hommes ? A en croire les résultats d'une étude, présentée le mois dernier lors de la réunion annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie, certains produits chimiques contenus dans ces lotions pourraient être nocifs pour la fertilité des hommes. Une information qu'il faut prendre évidemment avec des pincettes. Inutile de risquer un cancer de la peau qui pourrait vous priver de voir grandir vos enfants. (D'après les dernières études les crèmes solaire ne protègent pas du cancer de la peau. Par contre elles empêchent la fabrication de vitamine D qui, elle, protège du cancer. Santé et style de vie)

            Le microbiologiste Niels Jorgensen, qui travaille à l'hôpital universitaire de Copenhague, a suivi pendant 15 ans près de 5000 hommes âgés de 19 ans en moyenne. D'après ses travaux, seulement 23% des hommes avaient un sperme de qualité.
          En cause ? Les perturbateurs endocriniens. Des milliers de substances chimiques qui inondent nos placards, de la cuisine à la salle de bain, en passant par l'armoire à pharmacie.


 

Les somnifères tripleraient le risque de cancer des voies respiratoires

           Selon une étude norvégienne, prendre régulièrement des somnifères favoriserait le développement de tumeurs cancéreuses dans les voies respiratoires (nez, bouche, trachée...).

           Les somnifères améliorent la qualité de sommeil de milliers de patients, mais à quel prix ? Selon une étude rapportée par le journal britannique Dailymail menée par l'Institut de santé publique de Norvège, prendre régulièrement des somnifères augmente le risque de développer une tumeur dans les voies respiratoires (trachée, bouche, nez...). Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données médicales de plus de 30 000 personnes et suivi leurs cas pendant 20 ans.
Un risque proportionnel à la durée du traitement

Selon l'étude, les personnes consommant des somnifères à base de benzodiazépines auraient 2,5 fois plus tendance à développer un cancer dans les voies respiratoires que ceux qui n'en prennent pas. Le risque passe à trois si le traitement dure plus de 3 ans et monte proportionnellement en fonction de la durée. Pour les chercheurs, ces somnifères pourraient favoriser le terrain de développement aux tumeurs cancéreuses.
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Pour l'instant, aucune hypothèse n'est officialisée, l'étude en n'est seulement à un stade préliminaire et ne fournit pas assez d'éléments. Les chercheurs pensent que ce risque pourrait être dû à une association entre tabac et somnifères qui n'a pas été prise en compte pour ces premières analyses qui se poursuivent actuellement.

 

Un anti-épileptique, le Depakine (laboratoire Sanofi) accusé d'entraîner des malformations

          Une mère de deux enfants atteints de malformations porte plainte pour "non-signalement d'effets indésirables". Elle a pris pendant ses deux grossesses le médicament Dépakine, alors que depuis les années 1980, la littérature médicale s'alarme des effets tératogènes (malformation) sur le foetus.
 

          Nouveau scandale en vue? Une famille, dont les enfants souffrent de malformations à la suite de la prise d'un anti-épileptique pendant la grossesse de la mère, a déposé une première plainte pour "non-signalement d'effets indésirables" graves, selon leur avocat.

          La plainte contre X, visant Sanofi, pour administration de substance nuisible, atteinte involontaire à l'intégrité de la personne, tromperie aggravée, mise en danger d'autrui et de non-signalement d'effets indésirables -un délit pénal-, a été déposée au nom de la famille Martin, ce mercredi près du procureur de la République de Paris, a indiqué Maître Charles Joseph-Oudin.

          L'agence française du médicament (ANSM) est également visée pour avoir tardé à agir. "Une demi-douzaine de plaintes vont suivre dans les prochains jours", a-t-il affirmé. La mère, Marine Martin, souffrant d'épilepsie depuis l'âge de 6 ans, a été traitée avec le valproate de sodium, un médicament vendu sous le nom de Dépakine par le laboratoire Sanofi. La molécule est autorisée sur le marché depuis 1960.

          Mais, alors que depuis les années 1980, la littérature médicale s'alarme des effets tératogènes (malformatifs) sur le foetus, Marine Martin a continué à recevoir ce traitement pendant ses deux grossesses, sans jamais être informée des effets secondaires. Ses deux enfants, Salomé, née en 1999, souffre d’un spina bifida occulta, un défaut de fermeture du système nerveux au niveau de la colonne vertébrale, tout comme son petit frère Nathan, né trois ans plus tard. Le petit garçon souffre aussi de malformation de la verge, de troubles du spectre autistique et de l'attention et de difficultés pour s'exprimer et écrire.
L'histoire de la famille Martin rappelle la sinistre histoire du Distilbène.

 

          "Il aura fallu attendre 35 ans pour que l'Agence européenne des médicaments (EMA) recommande clairement de renforcer les mises en gardes contre ce médicaments", s'indigne Maître Charles Joseph-Oudin, l'avocat des familles contacté par L'Express.

           Dans une lettre datée de décembre 2014 et destinée aux professionnels de santé, l'Agence nationale de sécurité du médicament souligne que "les enfants exposés in utero au valproate présentent un risque élevé de troubles graves du développement (jusqu'à 30 à 40 % des cas) et/ou de malformations congénitales (environ 10 % des cas)"

           "Aujourd'hui, 135 000 femmes en âge de procréer sont sous Dépakine", affirme l'avocat qui traite actuellement une vingtaine de dossiers similaires à celui de la famille Martin. Cinq ou six nouvelles plaintes seront déposées dans les jours ou semaines à venir.       

 

 

Attention au TRAMADOL

          Sous haute surveillance depuis 2012, le Tramadol® est un médicament antidouleur pouvant avoir des effets secondaires dangereux. Lesquels ? Comment les éviter ?

Attention au système digestif
          Délivré uniquement sur ordonnance, le Tramadol®, antalgique de palier II selon l’OMS, se trouve dans de nombreux médicaments, comme Topalgic®, Ixprim®, Contramal®, Monoalgic®, Zaldiar® ou encore Ultram®. Mais "il présente des risques d’effets secondaires au niveau du système digestif" prévient le Pr Jean-François Bergmann, chef de service de médecine interne à Paris. Par ailleurs, des chercheurs suisses ont mis en évidence un lien entre le Tramadol® et des risques de fortes hypoglycémies, imposant l’hospitalisation du patient.
Quels symptômes ? Douleurs abdominales, flatulences, nausées, vomissements. "Le Tramadol® est aussi très fréquemment à l’origine de constipation, ajoute le Pr Julien Nizard, chef du centre fédératif douleur soins de support à Nantes (Loire-Atlantique).
Que faire ? Si les symptômes sont intenses, arrêtez le traitement et contactez votre médecin. "S’ils sont plus modestes, diminuer la dose est suffisant" indique le Pr Nizard. Pour contrer la constipation, des mesures hygiéno-diététiques peuvent suffire. "Sinon, on peut proposer un laxatif osmotique, comme le Macrogol®."

A savoir : si vous souffrez de troubles hépatiques, il est primordial de discuter avec votre médecin d’une prise de Tramadol®. Les effets secondaires pourraient être plus intenses pour vous, le foie jouant un rôle important dans son élimination.

Des risques de confusion et de vertiges
          "Si le Tramadol® est un bon antalgique, ce n’est pas un médicament anodin" affirme le Pr Bergmann. Des effets secondaires touchant la sphère neuropsychique ont été observés chez certains patients.
Quels symptômes ? Etourdissements, vertiges, confusion, somnolence, fatigue, maux de tête, bouffées de chaleur, nervosité, tremblement.
Que faire ? En cas de symptômes légers, diminuez la dose. S’ils sont plus marqués, stoppez le traitement et contactez votre médecin.
A savoir : des liens entre épilepsie et Tramadol® ont été démontrés. Si vous êtes épileptiques non traités ou prenez déjà des traitements favorisant les convulsions, il est impératif d’en discuter avec votre médecin.

Le Tramadol peut rendre dépendant
          Dérivé morphinique, le Tramadol® est un antalgique prescrit pour soulager les douleurs modérées à sévères. Des cas de dépendance et de difficultés à interrompre le traitement ont été rapportés. Trois facteurs peuvent augmenter ce risque : la dose prise, la durée de traitement et les caractéristiques de l’individu. "Sans que l’on puisse encore bien l’expliquer, certains sont plus à risque que d’autres" explique le Pr Nizard.
Quels symptômes ? Sueurs, tremblements, sensation de froid, douleurs, palpitations…
Que faire ? "Pour s’en sortir, il faut diminuer très progressivement la dose journalière lorsqu’on prend du Tramadol® sur une longue durée." Une prise en charge psychologique lors du sevrage peut aider.
Comment la prévenir ? "Pour les personnes souffrant de douleurs chroniques, il est important de diminuer la dose du traitement dès que les douleurs sont moins intenses." En plus de limiter les risques de dépendance, cela évitera l’accoutumance.

Tramadol et médicaments : les mélanges dangereux
          Associer le Tramadol® à d’autres médicaments peut être risqué. "Si vous suivez déjà un traitement, vous devez vérifier s’il n’existe pas d’interaction avec le Tramadol®, ou demandez l’avis d’un professionnel de santé" conseille le Pr Nizard. Si la liste des mélanges à éviter peut être longue, certains sont plus risqués :
- Tramadol® et tranquillisants, somnifères, antalgiques tels que la morphine ou la codéine : les risques de somnolence ou de sensations d’évanouissement peuvent être accrus.
- Tramadol® et anticoagulants : les effets des anticoagulants dérivés de la coumarine, qui fluidifient le sang peuvent être accrus, favorisant dans certains cas le risque d’hémorragie.  
- Tramadol® et médicaments sérotoninergique tels que les antidépresseurs ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine comme le Prozac®, Serolex®…) ou les inhibiteurs de la MAO, prescrits en cas de dépression : "Le Tramadol® a une action sérotoninergique, explique le Pr Nizard. L’associer à des traitements ayant la même peut potentiellement poser des problèmes." Un syndrome sérotoninergique peut se développer dans de très rares cas. Parmi les symptômes de ce syndrome : diarrhée, sueurs, fièvre, tremblements, confusion, voire coma dans des cas exceptionnels. Si vous prenez ces deux traitements, soignez attentifs aux signes annonciateurs (diarrhées profuses, sueurs…).

Que faire en cas de surdosage de Tramadol ?
          "En cas d’absorption excessive de Tramadol® (plus de 300 mg par jour), une somnolence, un évanouissement, des nausées, voire des vomissements peuvent survenir", prévient le Pr Nizard. S'il s'agit d'une seule prise inhabituelle, contacter votre médecin suffit, il n'est pas nécessaire de vous rendre à l'hôpital.
          En revanche, pour les personnes souffrant de problèmes de santé sous-jacents, notamment une insuffisance respiratoire, les conséquences d’un surdosage peuvent être plus graves, avec une diminution importante du rythme respiratoire. "Pour les cas les plus graves, il existe un antidote, la naloxone (Narcan®), mais c’est exceptionnel d’y recourir avec le Tramadol®" précise le spécialiste.

Quelles précautions prendre avec le Tramadol ?
          Face aux risques que peut présenter le Tramadol®, des voix se sont faites entendre dès 2011 pour l’interdire. "Ce ne serait pas une bonne idée, estime le Pr Bergmann. Il y a suffisamment peu d’antalgiques de palier II pour qu’on le retire des officines. En revanche, il est nécessaire d’apprendre à mieux l’utiliser." En clair :
- Ne nous ruez pas sur les comprimés de Tramadol® qu’il peut vous rester dans vos tiroirs.
- Suivez les prescriptions de votre médecin (dose et durée de traitement).
- Associez le médicament à des mesures non-médicamenteuses : appliquez du froid sur votre visage en cas de maux de tête, une bouillotte si vous souffrez de lombalgie ou de contracture cervicale… Cela renforcera l’action du traitement, permettra de diminuer les doses prescrites et de limiter les risques d’effets secondaires.
- Si vous souffrez de douleurs chroniques, diminuez le nombre de comprimés dès qu’elles sont moins vives.

"Les prescripteurs aussi doivent être mieux formés" ajoute le médecin. "Très souvent, les praticiens commencent le traitement à 200 mg par jour, précise le Pr Nizard. Ils devraient prescrire d’abord la dose minimale (1 à 2 fois 50 mg par jour selon les patients) et l’augmenter progressivement afin de déterminer celle nécessaire pour obtenir l’effet escompté."
Associer le Tramadol® au paracétamol peut aussi aider à limiter les prises et augmenter sa tolérance puisqu'il potentialise son effet.

A noter : le Tramadol® est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitant, et aux enfants.

Remerciements au Pr Julien Nizard, chef du centre fédératif douleurs soins de support à Nantes (Loire-Atlantique) et au Pr Jean-François Bergmann, chef du service de médecine interne de l’hôpital Lariboisière à Paris.


Atlantico : Un rapport parût dans "Environmental Health perspective" et signés par 200 scientifiques venant de 38 pays différents, met l'accent sur les dangers que peuvent représenter les produits chimiques, particulièrement, les polyfluoroalkyles et les perfluoroalkyles.

Dans quels biens manufacturés trouve-t-on ces produits?

          Jean-François Narbonne : Les composés perfluoroalkylés représentent une sous famille très large des PFC. Leurs utilisations domestiques sont diverses et variées. On les retrouve dans le traitement des surfaces (usages : détergents, traitements antiadhésifs), la protection des papiers dont ceux utilisés pour le conditionnement des aliments (emballages alimentaires), dans les imperméabilisants (vêtements, tapis, cuir, chaussures, ustensiles de cuisine), les antiadhésifs papiers (emballages alimentaires), les peintures, les détergents (nettoyants, shampoings), les pesticides et les insecticides et les revêtements de batteries de cuisines (ils y sont présent à 0,5%).

          Ils sont aussi employés de façon plus spécialisée, comme dans les mousses anti-incendie, dans les agents tensio-actifs pour les puits de pétrole et les mines, les fluides hydrauliques dans l’aviation, les placages de métal (chrome), les semi-conducteurs, la photolithographie et les semi-conducteurs ou encore la photographie.

 
Dupont, fabricant de la marque Teflon, a aussitôt remplacé ces produits qu'il avait utilisés pendant 45 ans. Comment se fait-il que l'on ne découvre la dangerosité de ce produit qu'aujourd'hui?

          Les PFOS sont d’excellents adhésifs que nous nous avons découvert avec le ruban Scotch et les joints Rubson ils sont aussi utilisés comme imperméabilisants dans les fibres (Goretex, la fibre Dupont) et dans les emballages alimentaires.

          Il est totalement inexact de dire que l’on découvre leur toxicité aujourd’hui. Cela fait plus de 20 ans que l’on fait des recherches toxicologiques et d’exposition. Ils ont des caractères commun de toxicocinétique (accumulables) et de mécanisme d’action (perturbateurs endocriniens, pour les stéroïdes et la thyroxine). Ainsi certains composés perfluorés comme le PFOS et le PFOA sont rémanents dans l’environnement et peuvent s’accumuler chez l’animal et l’homme. Ils sont également les produits de dégradation ultimes de nombreux composés perfluorés dans l’environnement et dans les organismes vivants. Il en résulte une pollution généralisée de l’environnement (eau, sol, air) et une accumulation dans la chaine alimentaire. L’alimentation, notamment les produits de la mer, sont une source importante d’exposition aux composés perfluorés.

          Les composés perfluorés sont des toxiques cumulatifs qui se lient aux protéines plasmatiques. Les demi-vies apparentes d’élimination du PFOS et du PFOA sont respectivement d’environ 5 ans et 4 ans en moyenne chez l’homme, et varient de quelques jours à quelques semaines chez l’animal. Après absorption, ils sont majoritairement retrouvés dans le foie, le sang et les reins.

           On est avec le PFCs dans le même cas que les PBDE. Ces substances ont été utilisées plus récemment que les organochlorés mais en beaucoup plus faibles quantités. Ils ont été classée émergents. On s’est donc aperçu que leurs concentrations augmentaient dans les différents compartiments de l’environnement et on a commencé à prendre des mesures de restriction d’usage à partir des années 90. On a alors vu leurs concentrations redescendre en particulier les PFOS dont la teneur dans le lait humain à été divisée par 2 de 1995 à 2005.

           Même constat par exemple dans le foie des loutres de mer en Alaska. Dans le sang humain les PFCs sont 20 fois moins présents que les PCBs et du même ordre de grandeur que les PBDE.

Ces produits chimiques sont donnés responsables de divers problèmes de santé. Quelles maladies peuvent être causées par l'utilisation de biens manufacturés fabriqués avec des polyfluoroalkyles ou des perfluoroalkyles?

           Il n’y a aucune preuve montrant que dans la population générale ces produits induisent des maladies (en dehors d’expositions professionnelles). Ils sont simplement suspectés (comme tous les perturbateurs endocriniens) de faire partie des nombreuses substances PE naturelles ou de synthèses qui pourraient être liées à l’augmentation de nombreuses maladies au cours de la période 1985-2005. Leur toxicité a surtout été démontrée in vivo et in vitro chez l’animal. Les études de toxicité ont surtout été menées avec le PFOS et le PFOA. Les principaux effets toxiques rapportés chez l’animal ont été observés au niveau du foie, des fonctions de la reproduction et du développement, du système immunitaire et hormonal et du métabolisme lipidique. Le PFOS et le PFOA entrainent également des effets de type néoplasique, mais ne sont pas génotoxiques.

           En France, l'exposition moyenne au PFOA chez la  population est tout à fait inférieure au niveau qui pourrait représenter un danger. Il n'y a donc, dans notre pays, aucun risque aujourd'hui. (Et le principe de précaution ?)
 
Les groupes industriels contestent ce rapport. Selon eux, ces produits chimiques seraient bien moins dangereux que ceux qui pourraient les remplacer, ce que l'Environmental Protection Adgency a dailleurs confirmé. A quels problèmes pourrions nous être confrontés ?

           Devant la nécessité de baisser globalement l’exposition aux PE, continuer de baisser l’exposition aux PFCs est  un objectif de précaution. Mais, évidemment trouver des substances de substitution avec les mêmes caractéristiques techniques exceptionnelles que les PFCs tout en étant mais dangereuses va être très difficile car il faudra alors sortir des polyhalogénés et il n’y a pas à ma connaissance d’alternative crédible (comme d’ailleurs pour le BPA dans les boites de conserve).

 L'auteur de l'article l'ayant omis, petite précision  : le plus gros producteur mondial de PerFluoro Alkoxy livre depuis 2013 à tous ses clients (européens à minima) une gamme "PFOA free". A toutes fins utiles, car les élus EELV, entre autres, sont "experts" à hauteur de ce qu'est Nabilla au rayonnement culturel de la France.

 

Les médicaments à base de digoxine et ses dérivés augmentent la mortalité

FRANKFURT - Des médicaments provenant de la digitale couramment utilisés en médecine contre certaines maladies cardiaques sont plus dangereux que ce que l'on pensait jusqu'à présent. Une étude d'études (méta-analyse) a montré que les patients souffrant d'insuffisance cardiaque ou de fibrillation auriculaire qui utilisaient des médicaments provenant de la digitale comme la digitaline ou la digoxine présentaient un risque de mortalité 21% supérieur à ceux n'utilisant pas ces médicaments.

           Ce sont les conclusions d'une étude dirigée par le cardiologue Stefan Hohnloser de la Clinique universitaire (Universitätsklinikum) de Frankfurt, en Allemagne, publiée dans la revue spécialisée European Heart Journal. Les scientifiques ont analysé 19 études concernant la digitaline, réalisées entre 1993 et 2014. Ces études portaient sur les données de plus de 326'000 patients, ceux-ci souffraient tous d'insuffisance cardiaque ou de fibrillation auriculaire.

          Chez les patients qui recevaient de la digitaline, le taux de mortalité était en moyenne 21% plus élevé que ceux qui se voyaient prescrire d'autres médicaments. Dans le détail, les patients souffrant de fibrillation auriculaire présentaient un taux de mortalité 29% supérieur et ceux atteints d'insuffisance cardiaque de 14% supérieur.

Données insatisfaisantes
          Les auteurs de cette étude se montrent aussi très critiques sur la prescription actuelle de digitaline en estimant que la prescription de ces médicaments repose sur "des données actuellement hautement insatisfaisantes". Même des études de qualité estiment dans leurs commentaires que la "prescription de digitaline devrait être effectuée avec beaucoup de retenue".

          En Allemagne, il existe plusieurs médicaments sur le marché contenant de la digitaline (appelée aussi digitoxine) ou de la digoxine. En Suisse, le seul produit disponible est à base de digoxine. La digitoxine est extraite de la digitale pourpre (Digitalis purpurea) et la digoxine provient d'une autre espèce de digitale, la digitale laineuse (Digitalis lanata). Ces molécules sont toutes des glycosides cardiotoniques, utilisées en cardiologie.

           L'agence européenne du médicament (EMA) était déjà en train d'analyser les risques de la digitaline et ses dérivés, comme l'affirmait mardi 5 mai 2015 un porte-parole de l'Institut allemand des médicaments et produits médicaux (BfArM).

Risque d'interactions
          De plus, la digitaline présente un risque élevé d'interaction avec d'autres médicaments. Un exemple d'interaction avec un risque grave pour la santé se manifeste lors de la prise de digoxine avec le dronedaron (Multaq, de Sanofi-Aventis), un médicament utilisé également en cardiologie. Depuis 1978, le BfArM a reçu 20 cas suspects d'interaction entre ces glycosides cardiotoniques et d'autres médicaments et a compté un cas mortel.

Ne pas arrêter la prise de ces médicaments par soi-même
          Les patients qui prennent des médicaments à base de digitale ne devraient toutefois pas arrêter le traitement sans en parler à leur médecin, comme le conseille la Société allemande de cardiologie. Le pharmacien peut aussi faciliter le contact entre le patient et le médecin pour mener à la meilleure décision. Le Dr Willems de l'Hôpital universitaire Eppendorf à Hambourg apporte un bon conseil aux patients : "Vous devriez vous entretenir avec votre médecin et décider s'il faut ou non continuer cette thérapie".

           Il existe des alternatives aux traitements à base des extraits de digitale. Si un patient prend ce traitement depuis longtemps, continuer ou arrêter le traitement est une décision individuelle. Mais prescrire à un nouveau patient de la digitale et ses extraits ne fait actuellement plus sens.

            En outre, la digoxine est un médicament avec une fenêtre thérapeutique étroite, autrement dit la limite entre la dose thérapeutique et toxique est mince.

Risque de cancer du sein

           En 2012, une étude danoise avait montré un risque statistiquement significatif de cancer du sein chez les femmes utilisant de la digoxine, par rapport à celles n'en prenant pas. L'augmentation du risque était de l'ordre de 30%.


Le 7 mai 2015. Par Xavier Gruffat (pharmacien, co-fondateur Pharmapro.ch) et la rédaction de Pharmapro.ch. Sources : ATS (voir notre site en allemand : de.pharmapro.ch).


Swissmedic lance une alerte sur les produits amincissants dangereux          

swissmedicBERNE - A l'approche de l'été, les femmes qui achètent sur le Net des produits pour maigrir mettent leur santé en danger. Swissmedic tire la sonnette d'alarme : sur 61 produits analysés, plus de trois quarts renfermaient des principes actifs non déclarés.

          Et plus de la moitié contenaient de la sibutramine, un principe actif retiré du marché dans le monde entier depuis 2010 en raison de ses effets secondaires potentiellement graves, indique mardi Swissmedic dans un communiqué.

Sur les 61 produits analysés en laboratoire, la plupart provenaient d'Extrême-Orient. Au total 41 se revendiquaient naturels ou d'origine végétale, mais en réalité 35 contenaient des composants chimiques dangereux.

Dix produits étaient des boissons à base de café et huit renfermaient des ingrédients synthétiques. L'un vendu sous forme de sachet de café, contenait 45 mg de sibutramine, ce qui représente une dose potentiellement mortelle équivalant à trois fois la dose journalière maximale.

Jus de fruit trompeurs

Quatre produits étaient des sachets contenant du jus de fruit en poudre dont trois avaient des composants nocifs non déclarés. Les capsules vendues sur le Net pour maigrir ne sont guère plus fiables.

 

          Swissmedic a là aussi trouvé des substances dangereuses mal indiquées. Parmi les principes actifs non déclarés figuraient des antalgiques (paracétamol), des anti-inflammatoires (diclofénac) et des antidépresseurs (fluoxétine).

          Pour l'institut, acheter des médicaments ou compléments alimentaires de source non contrôlée peut être très dangereux pour la santé. Des femmes ont dû être hospitalisées à l'étranger, rappelle Swissmedic. L'importation en grande quantité de ce type de marchandises par des particuliers est en outre interdite par la loi.

 

 

Décédée à cause d'une surconsommation de chewing-gums

          Samantha Jenkins, une jeune Britannique de 19 ans serait décédée d'un manque d'oxygène dans le cerveau après avoir trop mangé de chewing-gums, selon les médecins.

          Samantha Jenkins pouvait mâcher jusqu'à 14 chewing-gum par jour selon sa mère, interrogée par le magazine britannique Dailymail. La jeune anglaise de 19 ans est décédée en 2011 après être tombée brutalement dans le coma. Les résultats de l'enquête sur sa mort récemment révélés par la chaîne anglaise BBC montrent qu'un manque de minéraux causé par la forte consommation de chewing-gum serait responsable.
Des additifs responsable d'un manque d'oxygène ?

           Selon le médecin légiste Colin Phillips, la surconsommation d'édulcorants, d'aspartame et de sorbitol, des additifs contenu dans les chewing-gums auraient fait chuter le calcium, le potassium et le magnésium dans l'organisme provoquant un manque d'oxygène de son cerveau. La mère de la jeune fille pour qui l'attente des résultats a été interminable souhaite maintenant avertir le public sur les dangers des additifs. "Elle ne savait pas qu'elle se tuait lentement."

 

 

Un antibiotique accusé de doubler le risque d'épilepsie

           Des chercheurs britanniques mettent en garde contre les risques de devenir épileptique suite à la prise d'un antibiotique contre les infections urinaires.

           Les antibiotiques rendent-ils épileptiques ? C'est la question que se sont posés les chercheurs du Great Ormond Street Hosptial and University à Londres (Royaume-Uni). Au cours de leur étude, un antibiotique en particulier aurait montré des risques sur le développement du cerveau d'un enfant au point de le rendre épileptique si la mère en a consommé pendant la grossesse. Il s'agit de l'érythromycine, une molécule souvent prescrite chez les personnes allergiques à la pénicilline pour lutter contre les infections urinaires ou respiratoires.
Ne pas arrêter de prendre son traitement pour autant

           Pour cette étude, les chercheurs ont étudié les cas de 200 00 femmes enceintes dont un tiers prenait des antibiotiques. Résultat ? Les femmes ayant pris de l'érythromycine avaient deux fois plus de risque d'avoir un enfant épileptique que celles qui n'en prenaient pas. Malgré ces résultats, les chercheurs recommandent aux femmes de ne pas arrêter de prendre un traitement antibiotique si le médecin en a prescrit car "les risques d'une infection non soignée seraient encore plus catastrophiques". (Mais on peut se soigner avec des antibiotiques naturels et sans dangers pour la mère et l'enfant)


Ibuprofène : risque cardiovasculaire accru à très forte dose (EMA)

           L'ibuprofène, l'un des médicaments les plus utilisés contre la douleur et l'inflammation, accroît légèrement le risque de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC), mais uniquement s'il est pris à très forte dose, selon l'Agence européenne du médicament (EMA)

 

           Dans sa nouvelle évaluation rendue publique lundi, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'agence souligne que l'augmentation du risque cardiovasculaire ne concerne que les patients prenant des doses d'ibuprofène supérieures à 2.400 mg par jour.

           Aucun risque accru n'a en revanche été observé chez les patients prenant moins de 1.200 mg par jour, c'est-à-dire la grande majorité des patients.

           Les doses habituelles chez l’adulte sont de 200 à 400 mg trois fois par jour.

           L'ibuprofène est un médicament commercialisé depuis les années 60 sous divers noms commerciaux, comme Advil ou Nurofen.

           Certaines formes (notamment 200 mg) sont en vente libre dans plusieurs pays européens dont la France.

Pour le PRAC, le risque cardiovasculaire de l'ibuprofène à forte dose est similaire à celui de l'anti-douleur diclofénac (Voltarène et génériques) dont l'utilisation est déjà restreinte depuis 2013 chez les patients ayant certains problèmes cardiovasculaires.

           Il préconise en conséquence une modification des conseils d'utilisation et invite les médecins à évaluer "soigneusement" le risque cardiovasculaire d'un patient avant de prescrire de l'ibuprofène sur une longue durée et à des doses importantes.

           L'avis du PRAC ne concerne toutefois que les traitements pris par voie orale et pas les gels et crèmes à base d'ibuprofène.

           Les médicaments à base d'ibuprofène étant approuvés au niveau national, les recommandations du PRAC devront encore être approuvées par le comité européen de coordination (CMDh) qui est l'entité européenne représentant les différentes agences nationales du médicament.

 

Alerte sur des compléments minceur "naturels" dangereux

Des chercheurs de l'université Paul-Sabatier à Toulouse révèlent que la moitié des compléments alimentaires "100% naturels" vendus sur Internet pour maigrir contiennent des médicaments dont certains interdits et dangereux.

On ne le dira jamais assez : il faut être très prudents quand on achète des produits pharmaceutiques sur Internet, notamment des compléments alimentaires. Une nouvelle étude menée depuis 2006 par l’équipe du Pr Myriam Malet-Martino de l’université Paul-Sabatier à Toulouse révèle que la moitié de ceux dits "100% naturels" et dédiés à la perte de poids contiennent des médicaments. Pourtant, "ils ont censés ne contenir que des extraits de plantes ou, pour certains, des vitamines, des acides aminés et/ou des minéraux" a rappelé la chercheuse. "En réalité, seuls 44% (sur 150 testés, ndlr) étaient conformes. Les autres contenaient principalement de la sibutramine et de la phénolphtaléine, seules ou en association." La première substance agissant comme coupe-faim est interdite en France parce qu'elle est dangereuse pour les artères et le coeur. La seconde, également bannie, est reconnue comme laxatif potentiellement cancérigène. "En France, à ma connaissance, aucun accident n’a encore été signalé, a déclaré le Pr Malet-Martino. Mais il y en a eu en Allemagne et à Singapour. Une façon d’y échapper serait d’éviter les produits d’origine chinoise et vendus à bas prix, deux points communs aux échantillons frauduleux de notre étude."

Dans l'étude, les chercheurs n'ont pas ciblé de pays comme la France mais les recherches tapées en anglais sur Internet comme "weight loss dietary supplements". De façon générale, sachez qu'il est recommandé d'acheter ses produits pharmaceutiques en pharmacie afin de bénéficier des conseils de professionnels.

Source : 60 millions de consommateurs


Elle meurt après avoir pris des pilules minceur

Eloise Aime Parry, jeune britannique de 21 ans est décédée après avoir avalé des pilules minceur contenant un produit chimique dangereux qui l'a consumée de l'intérieur.

"Elle a littéralement brûlée de l'intérieur" C'est ce qu'a déclaré sur la chaîne anglaise BBC la mère d'Eloise Aime Parry, jeune anglaise décédée le 12 avril dernier à l'âge de 21 ans à cause de pilules minceur. Obsédée par l'idée de vouloir être mince, la jeune fille a avalé huit comprimés amaigrissant achetés sur internet. Les pilules ont été livrées dans un sachet transparent contenant simplement les lettres "DNP" sur lesquelles la jeune fille ne s'est pas renseignée. Il s'agît en fait de dinitrophénol, un composé chimique industriel dangereux.

Ce médicament "ne se contente pas de brûler les graisses"

Selon le Dailymail, beaucoup de sites internet non vérifiés vantent les mérites du dinitrophénol comme produit minceur miracle. "C'est un médicament atroce une fois qu'il est dans votre corps, il ne se contente pas de brûler les graisses", a déclaré la mère de la victime. En effet, la surchauffe du corps provoquée par le composé pour brûler des calories est telle qu'elle entraîne des vomissements, des nausées, une déshydratation, de l'insuffisance rénale pouvant aller jusqu'à la mort, selon la BBC.

 

Le médicament anti-nausée Motilium serait responsable de 200 morts subites

Une étude révèle que le médicament Motilium®, prescrit en cas de nausées, et ses dérivés (dompéridone) entraînent un danger cardiaque. Il serait responsable de plus de 200 décès.
Motilium®, Péridys® et génériques… ces médicaments anti-vomitifs présenteraient un risque cardiaque important. Une étude publiée le 31 mars dans la revue Pharmacoepidemiology and Drug Safety estime que l’utilisation de la dompéridone serait responsable de 200 morts subites cardiaques en 2012, dans la population âgée de 18 anset plus. Ce chiffre résulte des calculs de l’équipe de Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne).

La revue Prescrire réclame un retrait total

Or la dompéridone est associée à un risque d’arythmie cardiaque. Cet effet indésirable est connu depuis 2013 et avait abouti à une réévaluation du bénéfice par rapport au risque. "Les spécialités fortement dosées contenant 20 mg de dompéridone ont été retirées du marché le 10 septembre 2014", rappelle sur son site l’Agence de sécurité du médicament (ANSM). Mais la revue Prescrire veut aller plus loin et réclame le retrait total du médicament. Le danger encouru serait injustifié par rapport à son efficacité. "En pratique, sans attendre un déremboursement par l’Assurance maladie et surtout un retrait du marché européen, les patients ont intérêt à être informés des dangers de la dompéridone et des médicaments voisins", recommande la revue.

En France, près de 3 millions de personnes prennent ce médicament chaque année.


Maison : jetez vos désodorisants et sprays assainissants !

Des tests réalisés par Que-Choisir montrent que les désodorisants d'intérieur et les sprays censés purifier l'air polluent notre maison et nous font respirer de dangereuses substances. Et ce, même quand ils sont à base d'huiles essentielles.
Naturel, naturel, naturel. Quand il s'agit de parfumer l'air de votre maison ou de l'assainir, contentez-vous des solutions naturelles. Une nouvelle analyse menée par l'association Que-Choisir sur 15 produits (désodorisants classiques et spray aux huiles essentielles) montre qu'ils "nous font respirer des polluants à plein nez" et "dégradent l'air de nos logements". Ce, qu'ils soient achetés en supermarchés, parapharmacies ou magasins bio.
"Les fabricants ne s’en vantent évidemment pas dans leurs publicités", explique l'association. Mais "les précautions d’emploi et les conseils d’utilisation qu’ils font figurer au dos des emballages ne laissent pas place au doute". Par exemple, sur les produits d'Air Wick ou de Phytosun, vous pouvez lire en petits caractères : "Ne pas respirer les aérosols, utiliser seulement dans les zones bien ventilées" ou "Ne pas utiliser en présence d'enfants de moins de 3 ans, ni chez les femmes enceintes ou allaitantes." Pour Que-Choisir, c'est clair, "ces mentions sonnent comme un aveu" et "leurs mises en garde sont plus une invitation à s'en débarrasser qu'à les pulvériser chez soi".

Des polluants dans toutes les pièces de votre maison !

L'association anti allergie ARCAA lance une campagne de prévention pour détecter tous les produits polluants qui se trouvent dans une maison. De la serviette de bain trop humide, au grille-pain qui diffuse du gaz cancérigène, voici en images les objets de votre quotidien dont il faut vous méfier.
Chambre : Des acariens dans votre lit

L'air trop sec ou une température trop élevée peuvent favoriser le développement d'acariens dans le sommier du lit. Pour y remédier l'association ARCAA conseille dans sa dernière campagne dédiée à l'environnement intérieur de bien aérer sa chambre, passer souvent l'aspirateur et éviter de fumer dans cette pièce.

Cuisine : Du méthanal à cause de la gazinière
Dans la cuisine, le grille pain et la combustion de la cuisine au gaz favorisent l'émanation de méthanal, un gaz inflammable, irritant et cancérigène. C'est pourquoi il ne faut pas obstruer les conduits d'aération. Attention aussi aux meubles en bois lamellé-collé où se développe facilement de la moisissure. La cuisine est aussi l'endroit où on laisse la nourriture pour animaux. Les poils de chiens, de chats et autres résidus corporels d'animaux peuvent être allergènes, il faut prendre soin de bien les balayer tous les jours.

Sous-sol: les gaz d’échappement
Pour les personnes qui garent leur voiture dans le sous-sol de leur maison, attention ! Les gaz d'échappements et l'essence sont mauvais pour la santé et peuvent stagner dans cet endroit s'il n'est pas souvent aéré. C'est pourquoi il faut bien dégager les conduits d'aération. Attention aussi aux produits d'entretien, de jardinage et de bricolage qui y sont stockés. Il faut vérifier régulièrement leurs dates de péremption sinon ils constituent de dangereux polluants.

Salle de bain : Des moisissures dans vos serviettes
Attention aux produits ménagers stockés dans les meubles de la salle de bain et le linge humide qu'on laisse trop souvent sécher dans cette pièce. Tout cela peut accélérer le développement de moisissures sur les murs. En prévention, il est notamment conseillé de bien dégager les bouches d'aération. Pour l'hygiène, lavez aussi toutes les semaines vos serviettes de bain !

Salon : Des désodorisants qui polluent l'air
Le salon est une pièce où tout le monde vit. Bougies, encens, parfum d'intérieur... On a souvent tendance à abuser des désodorisants dans cet endroit. Or, ils sont très polluants. Attention aussi au papier peint et à la moquette dans lesquels prolifèrent des acariens. Pour éviter les risques allergènes, ARCAA recomande d'aérer, de passer souvent l'aspirateur sur les sols et de ne pas fumer.

 

 

Des substances toxiques retrouvées dans les cheveux des femmes

 

          Une étude menée par l'association Générations futures a révélé la présence d'une vingtaine de perturbateurs endocriniens dans la chevelure de femmes françaises, dont principalement des pesticides.

L'association Générations futures dédiée à la lutte contre les pesticides publie une enquête inquiétante. Après avoir fait analyser les cheveux de 28 femmes habitant dans la région Ile-de-France, elle annonce avoir trouvé 21,35 perturbateurs endocriniens (PE) en moyenne pour chaque volontaire, dont 19,42 pesticides. "Le nombre de résidus maximum par échantillon de cheveux est de 32 et le plus bas de 12" précise l’association sur son site. La quantité moyenne de résidus de PE trouvée par échantillon est de 109.39 picogramme /mg. Le rapport entre le moins et le plus contaminé allait de 1 à 16.

 

"Une contamination généralisée

"Ces résultats montrent une contamination généralisée de ces femmes en âge d’avoir des enfants, ce qui nous inquiète énormément sur de possibles effets qui pourraient apparaître plus tard dans la vie des enfants de ces femmes, a commenté François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. Toutefois des différences importantes existent entre les personnes, ce qui montre que leur environnement et/ou leur alimentation jouent un rôle important dans leur niveau d’exposition aux PE. On doit donc agir sur ces facteurs pour diminuer au maximum leur exposition." L’association demande à la Commission européenne de publier une définition protectrice des PE.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui interfèrent avec l’action des hormones et perturbent le fonctionnement normal de l’organisme. On les trouve dans les aliments (résidus de pesticides) et la nourriture, les contenant alimentaires, les produits en plastique, les meubles, les jouets, les tapis, des matériaux de construction et des produits cosmétiques.

 

Santé et style de vie a déjà fait une réunion d’information sur les perturbateurs endocriniens, donnant des pistes pour les minimiser.

 

 

Atarax : un tranquillisant qui peut être dangereux pour le coeur

En raison d'un risque cardiaque associé à la prise d'Atarax® (hydroxyzine), l'Agence européenne du médicament (EMA) modifie ses conditions de prescription.

Anxiété, allergie, troubles du sommeil... L'Atarax® (hydroxyzine) est un anxiolytique et antihistaminique qui peut être utilisé dans plusieurs pathologies. Problème : il peut entraîner des troubles de la conduction cardiaque. Le comité de pharmacovigilance de l'Agence européenne du médicament (EMA) a analysé de près ce risque et considéré qu'il est "petit mais réel" et ne diffère pas en fonction des indications.

Ainsi, dans un communiqué publié le 13 février, l'EMA annonce que si l'hydroxyzine peut continuer d'être utilisé, c'est sous réserve d'appliquer quelques mesures de précautions pour minimiser le risque de problèmes de rythmes cardiaques. Concrètement :

- le médicament doit être utilisé à la dose efficace la plus faible pour une durée aussi courte que possible

- il n'est pas recommandé chez les personnes âgées.

- il ne faut pas dépasser 100 mg par jour pour l’adulte, 50 mg pour les sujets âgés et 2 mg/kg/j pour l’enfant.

- il doit être évité en cas d’antécédents cardiaques ou chez les personnes qui suivent déjà des traitements ralentissant le rythme cardiaque ou diminuant le niveau de potassium dans le sang, car ils augmentent également le risque de troubles de la conduction cardiaque.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr/a-la-une-atarax-un-tranquilisant-qui-peut-etre-dangereux-pour-le-coeur.799939.2035.html#lgJWKlE5HbUhb6cR.99

 

 

Effets Secondaires des anticholinergiques

            Les chercheurs de l'université de Seattle ont étudié pendant sept ans une population de 3 500 personnes âgées de plus de 65 ans et ont fait une constatation effarante : un tiers de celles et ceux qui ont pris pendant quelque temps des médicaments anticholinergiques développent l'une ou l'autre des formes de "démence", Alzheimer dans 80% des cas !

           Anticholinergique, quezaco ? Ce sont des médicaments qui inhibent un neurotransmetteur cérébral. Et, pour être encore plus clair, il s'agit d'antidépresseurs, de somnifères, d'antiallergiques, d'anti-arythmiques, d'antispasmodiques, d'antinauséeux.... On les prescrit systématiquement, par exemple, en cas d'asthme ou de BPCO.

Il serait trop long ici de vous donner la liste des médicaments concernés, mais c'est plus d'une centaine ! Ce sont donc des millions de boîtes qui sont vendues chaque année à des malades souffrant de multiples pathologies, vouant ainsi à la démence au moins un tiers d'entre eux... "Oh, pardon...", nous disent les médecins qui commentent cette actualité dans les médias. "On savait que ce n'était pas bon, mais on pensait jusqu'ici qu'il suffisait d'arrêter le traitement pour retrouver toutes ses facultés intellectuelles." Eh bien non, c'est à vie, nous dit-on maintenant.

           Nous avons fini par comprendre, il y a déjà plusieurs années, que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas là seulement pour oeuvrer au bien-être de l'humanité. Mais, au début, nous n'avions pas imaginé que leur but pouvait être de nous maintenir dans la maladie. C'est de la parano ? Peut-être, mais les preuves s'accumulent, ne trouvez-vous pas ?

Il est encore plus étonnant de voir que les médecins, souvent animés d'intentions généreuses (au moins au début), se prêtent à cette macabre logique. Car on ne me fera pas croire qu'un médecin qui suit ses patients et s'intéresse à eux ne fait pas le lien, au bout d'un certain temps, entre le médicament et la maladie qu'il provoque. Dans le cas précis des médicaments anticholinergiques, on ne leur demandait même pas d'être imaginatifs ou d'avoir une âme de chercheur, car l'impact sur le fonctionnement cérébral est parfaitement établi et cité depuis longtemps dans tous les bons manuels. Sauf qu'on leur avait dit que c'était temporaire... Certains ont forcément constaté que ça ne l'était pas. Qu'ont-ils fait ? Rien.

           "Je n'avais pas remarqué", "Je n'ai pas le temps", "Je ne veux pas avoir d'ennuis"... Voilà sans doute ce que l'immense majorité des médecins répondra à ma remarque. Fort heureusement, il en reste quelques-uns qui s'interrogent, trouvent le temps... et qui prennent le risque d'avoir des ennuis. Ils sont peu nombreux mais, s'ils me lisent, je voulais qu'ils sachent que, même si nous avons des désaccords profonds, j'ai de l'estime pour eux.

Alexandre Imbert

Pratiques de santé

 

 

 

 Les médicaments contre le rhume des foins augmenteraient le risque d'Alzheimer

           Une étude a montré que prendre des médicaments anticholinergiques, comme ceux prescrits en cas d'allergie, augmenterait de 60% le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

           D'après des chercheurs de l'Université de Washington, prendre quotidiennement certains médicaments anti-allergie pourrait augmenter de 60% le risque de contracter la maladie d'Alzheimer. Pourquoi ? Parce qu'en tant qu'anticholinergiques, ils agissent en bloquant l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui envoie les informations entre les neurones. Les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer manquent d'acétylcholine. Pour les chercheurs, ces traitements - dont certains sont disponibles sans ordonnance - pourraient aggraver leurs symptômes ou déclencher la maladie.
Utiliser "la dose minimale efficace" de ces médicaments

           Leur étude publiée dans la revue Jama Internal Medicine a rassemblé 3434 hommes et femmes âgés de 65 ans et plus. Pendant 7 ans, ils ont suivi leur consommation d'anticholinergiques (Nytol®, Benadryl®, Piriton®, Ditropan®*). Au total, 637 ont développé une maladie d'Alzheimer et 160 d'autres formes de démence. Soit un quart des volontaires.    Ceux qui prenaient les plus fortes doses d'anticholinergiques avaient 54% de chances de développer une démence, en comparaison à ceux qui n'en prenaient pas. Le risque de la maladie d'Alzheimer seul était de 63%. Pour le Pr Shelly Gray, auteur de l'étude, "si les médecins ont besoin de prescrire un médicament avec des effets anticholinergiques parce que c'est la meilleure thérapie pour leurs patients, ils doivent utiliser la dose minimale efficace, surveiller le traitement régulièrement pour s'assurer de son efficacité et l'arrêter s'il est inefficace". Des études complémentaires sont maintenant nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre leurs mécanismes.

Certains ingrédients des dentifrices sont toxiques

           De plus en plus de dentistes s'inquiètent de la composition des dentifrices. Parmi eux, le Dr Toby Talbot, membre de l'Ordre des chirurgiens en Grande-Bretagne et dentiste depuis plus de 35 ans, dénonce des composants chimiques plutôt que bienfaiteurs pour les dents.
Publicité Mensongère

          D'après l'emballage de votre dentifrice, celui-ci est le plus utilisé par les dentistes ? Méfiez-vous. Selon le Dr Toby Talbot, dentiste et membre de l'Ordre britannique des chirurgiens, c'est un mensonge. "En réalité, les fabricants disent cela parce qu'ils envoient des produits gratuits à tous les dentistes du pays", dénonce-t-il sur le site anglais du Dailymail. La composition des dentifrices est pour lui préoccupante. Plusieurs ingrédients pourraient faire plus de mal que de bien aux dents. Il cite par exemple le Sodium Lauryl Sulfate (SLS), un liant qui est "corrosif" et peut être responsable "d'irritations et d'aphtes récurrents" dans la bouche, les peroxydes et peroxydes d'hydrogènes utilisés comment agents blanchissants mais qui sont "toxiques et irritants pour les tissus mous" sans "blanchir efficacement les dents", et les microbilles permettant d'enlever les taches sur les dents qui se retrouvent ensuite dans les eaux et sont néfastes pour l'éco-système.

Un dentifrice au bicarbonate

          Sachez qu'il est possible de fabriquer soi-même son dentifrice. Trempez par exemple votre brosse à dents dans du bicarbonate et brossez-vous les dents avec.


 8 nouveaux médicaments suspendus en France

           L'Agence nationale du médicament annonce la suspension de huit nouveaux médicaments, qui s'ajoutent aux 25 déjà suspendus depuis le 18 décembre 2014, suite à l'inspection de sites de production en Inde où des irrégularités ont été constatées.

           Après avoir annoncé la suspension de 25 médicaments génériques en décembre dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) déclare que huit nouveaux médicaments vont faire l'objet de la même mesure. Parmi eux, des traitements de la maladie de Parkinson, de l'herpès et de l'ostéoporose. En cause, "des irrégularités dans des documents associés à des essais de bioéquivalence" réalisés sur le site de production de la société GVK Bio à Hyderabad en Inde. L'ANSM précise que "l’invalidation des études de GVK Bio ne signifie pas que les médicaments concernés présentent un risque pour la santé humaine". Les suspensions ont été prises "à titre de précaution". D'ici le 5 février 2015, date à laquelle les lots devraient être rappelés, les pharmaciens peuvent continuer à dispenser les huit spécialités concernées, selon l'autorité. Les patients peuvent aussi continuer à les utiliser.

Noms des huit médicaments suspendus à compter du 5 février prochain :

- Ropirinole Accord 0,25 mg, comprimé pelliculé (Laboratoire Accord Healthcare)
- Ropirinole Accord 0,5 mg, comprimé pelliculé (Laboratoire Accord Healthcare)
- Ropirinole Accord 1 mg, comprimé pelliculé (Laboratoire Accord Healthcare)
- Ropirinole Accord 2 mg, comprimé pelliculé (Laboratoire Accord Healthcare)
- Ropirinole Accord 5 mg, comprimé pelliculé (Laboratoire Accord Healthcare)
- Aciclovir Ranbaxy 200 mg, comprimé (Laboratoire Ranbaxy)
- Aciclovir Almus 200 mg, comprimé (Laboratoire Ranbaxy)
- Acide alendronique Ranbaxy 70 mg, comprimé (Laboratoire Ranbaxy)

Source : Communiqué de l'ANSM publié le 23 janvier 2015.


 3 anticoagulants oraux mis sous surveillance

          Dans le cadre de la réévaluation d'efficacité de trois nouveaux anticoagulants oraux (Eliquis®, Pradaxa® et Xarelto®), la Haute Autorité de Santé envisage de revoir leurs prescriptions dans la prévention de l'AVC et de l'embolie cérébrale.

          L’apixaban (Eliquis®), le dabigatran (Pradaxa®) et le rivaroxaban (Xarelto®), trois "nouveaux" anticoagulants oraux (NACO) mis sur le marché en 2008 n'auraient pas le même niveau d'efficacité. Selon un communiqué de la Haute autorité de santé, Eliquis® et Xarelto® défendraient mieux contre le risque d'embolie cérébrale et d'AVC chez les patients atteints de troubles cardiaques que le Pradaxa®.

AVC : Les NACO ne sont plus à prescrire en premier

          Au cours de sa réévaluation, la Commission de la Transparence a noté également "une absence d'antidote [...] et l'absence de possibilité de mesurer en pratique courante le niveau d'anticoagulation", chez les patients qui prennent l'un de ces trois NACO. En conséquent, elle tient à souligner la "place stratégique thérapeutique de prévention des AVC et embolies systématiques" et préconise d'utiliser en premier des antivitamines K (AVK). Les NACO devraient uniquement être une priorité chez les patients "pour lesquels le maintien de l’INR (International Normalized Ratio) désiré dans la zone cible n’est pas assuré malgré une observance correcte" ou chez ceux pour qui les AVK sont contre-indiqués.

Source : Les « NACO », anticoagulants d’action directe, n’ont pas tous démontré la même efficacité, Communiqué de presse Haute Autorité de Santé, Reçu le 26 janvier 2015

 

Grippe: le vaccin apporte cette année une protection de seulement 23%
Publié par AFP le Jeudi 15 Janvier 2015 : 19h05   

          Le vaccin contre la grippe cette année offre une protection de seulement 23% chez les personnes de tous âges, en raison d'une mutation de la souche du virus, selon les autorités sanitaires américaines.

            Depuis les dix dernières années, l'efficacité de ce vaccin a varié de 10 à 60% selon les saisons, précisent jeudi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) qui ont effectué cette recherche.

          Les auteurs de cette étude soulignent que la protection réduite du vaccin cette année nécessite de recourir préventivement à des antiviraux comme le tamiflu pour minimiser les symptômes.

“Tous les malades hospitalisés et tous les autres qui ont un risque élevé de complications graves devraient être traités dès que possible avec l'un des trois antiviraux disponibles, qu'ils aient été vaccinés ou pas. Et ce sans attendre la confirmation de leur infection par le virus de la grippe", a insisté le Dr Joe Bresee, responsable de la division grippe au sein des CDC.

           La moindre efficacité du vaccin cette année s'explique probablement par une mutation d'une partie de la souche dominante cette saison (H3N2), qui est aussi plus virulente.

           Cette mutation s'est produite après que le vaccin eut été produit.

            Les deux tiers des virus H3N2 analysés cette saison sont différents des souches utilisées dans le vaccin, avait indiqué précédemment les CDC.

           Quand les vaccins correspondent bien aux virus de la grippe en circulation, le taux de protection varie de 50 à 60%.

          Généralement le vaccin est plus efficace chez les jeunes et les personnes en bonne santé de moins de 65 ans. (C’est à dire ceux qui n’attraperont pas la grippe du fait de leur jeunesse et de leur bonne santé. Je croyais que le vaccin était surtout à destination des personnes âgées !!! Plutôt que le Tamiflu, prenez des Huiles Essentielles  antivirales iu quelquesgranulés homéopatiques, c'est mpoins risqué ! )

 

 

E171 Titanium Dioxyde, l’ami qui vous veut du mal
Par Giskette

Le Titanium dioxyde est utilisé dans l’industrie alimentaire, dans l’industrie pharmaceutique et dans l’industrie cosmétique.

    Pour la première, il sert de liant pour des sauces, les gâteaux, les laitages, les fromages, les spiritueux, etc… ou, plus généralement, dans tous les aliments pour lesquels l’étiquetage des ingrédients est contraint.
    Pour la seconde, on le retrouve, pour ses mêmes propriétés colorantes, dans quasi tous les comprimés ou gélules pharmaceutiques ou dans les pâtes dentifrice, pour ne citer que ces deux exemples.
    En cosmétique, il est présent dans certains produits solaires bio, dans les mascaras, les fonds de teint, les parfums solides, les produits à lèvres, les crèmes, émulsions, …

    Le Titanium Dioxyde est connu sous plusieurs noms. Les plus courants sont colorant E171, Dioxyde de Titane ou encore Bixyde de Titane. On peut également le retrouver sous la codification CI 77891 ou simplement 77891.

    Ce Dioxyde de Titane est partout ou presque. Le problème, c’est qu’il est extrêmement dangereux pour la santé.
     A l’état volatile, cette nanoparticule de Dioxyde de Titane présente la particularité de provoquer le cancer du poumon. Pour cette raison, les industriels l’ont enrobé de corps gras afin de le rendre stable et non volatile.

    Ainsi, dans les produits solaires bio, il devient un filtre enrobé d’acide stéarique ou de triglycérides végétaux. Il serait alors prétendument inoffensif. L’argument avancé est que les filtres minéraux sous forme de nanoparticules ne peuvent pas pénétrer l’épiderme puisque, étant présents sur une épaisseur de 2 à 4 microns, ils seraient éliminés naturellement et quotidiennement par simple renouvellement de la couche supérieure de l’épiderme.

La vérité est toute autre.

    Un très récent rapport du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) nous explique par le menu que cette nanoparticule de Dioxyde de Titane E171, utilisée par quasiment tous les industriels pour des raisons essentiellement économiques, est, je cite : « également responsable de la rupture de la barrière, associée à une inflammation, et d’une diminution de l’activité de la P-glycoprotéine, une protéine essentielle à l’élimination des substances toxiques dans les organes vitaux comme le cerveau. »
    Cela signifie, en langage courant, que le Titanium Dioxyde peut entraîner, par son utilisation répétée, une perturbation de certaines fonctions cérébrales en dégradant la barrière hémato-encéphalique, au même titre que l’amiante.

    L’Allemagne a d’ores et déjà interdit ce produit. On ne peut qu’espérer que la France engage la même action. En l’attente, un seul conseil : lisez attentivement les étiquettes avant d’acheter.


Stresam : un Anxiolytique à prendre avec précaution
    La revue médicale Prescrire alerte contre les effets indésirables graves et peu prévisibles de l’anxiolytique Stresam® (étifoxine).

    Maladies du foie, réactions allergiques, diminution des plaquettes sanguines…La revue médicale Prescrire met en garde contre les effets indésirables du Stresam® (étifoxine), un médicament prescrit dans les cas de "manifestations psychosomatiques de l’anxiété. »

Il diminue les effets d'autres médicaments
    Alors qu’il est commercialisé en France depuis 30 ans, la liste des effets indésirables de l’étifoxine a encore été allongée dans la notice d’utilisation en 2014, après une réévaluation de la balance bénéfices-risques de l’Agence française des produits de santé (ANSM). De plus, pris en même temps que d’autres médicaments, l’anxiolytique diminue leurs effets. C’est le cas de la contraception orale, de l’activité anticoagulante des antivitamine K ou du sevrage chez les patients prenant de la Méthadone®. Ces effets "sont insuffisamment décrits dans la notice, avec juste une mention d’effets sédatifs avec l’alcool ou d’autres médicaments", note la revue Prescrire qui regrette que le médicament n’ait pas été retiré du marché.

La revue recommande de privilégier une benzodiazépine, en matière d’anxiolytique, pour une courte durée.

 

Complément minceur danger !

 Minceur : Alerte sur les compléments à base d’orange amère

    La revue Prescrire met en garde contre les compléments alimentaires minceur à base d’orange amère (Citrus aurantium). Ils exposeraient à des risques cardiovasculaires.
    Les compléments alimentaires contenant de l’orange amère (Citrus aurantium), utilisés pour maigrir, ne seraient pas bons pour le cœur, prévient la revue Prescrire. La synéphrine qu’ils contiennent (5mg) est un stimulant cardiovasculaire. Cette plante est d’ailleurs interdite à la prescription et dans les préparations amaigrissantes à cause des troubles cardiovasculaires qu’elle peut engendrer.

Des compléments responsables de deux infarctus
    De 2009 à 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a reçu 40 notifications d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de Citrus aurantium. Parmi elles, 18 sont imputables de façon certaines aux compléments alimentaires. Quatre ont causé des troubles cardiovasculaires effectifs, dont deux infarctus du myocarde et deux troubles du rythme cardiaque.

    Pour prévenir les effets cardiovasculaires, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixe la dose maximale de synéphrine à 20 mg par jour pour les compléments alimentaires. Soyez prudents !

 


TAMPON PERIODIQUE : UN DANGER INSOUPÇONNE

    À l'origine, les tampons périodiques étaient composés à 100% de coton, cultivé dans des conditions plutôt naturelles et tout allait bien. Mais depuis les premiers âges du Tampax, beaucoup de choses ont changé. D'abord, la production du coton s'est considérablement intensifiée et industrialisée. Ensuite, lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à de la viscose. Cette double évolution peut paraître bénigne, mais elle a pourtant transformé les tampons d'autrefois en véritables bombes chimiques.

Comment ?
   Le coton conventionnel utilise pour sa culture environ 38 tonnes de pesticides chaque année aux États-Unis. Ces produits chimiques comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture et, parmi les 15 principaux utilisés pour la production de ce coton, l'Agence pour la protection de l'environnement en a déclaré 7 comme cancérigènes pour l'être humain.
    La viscose utilisée dans les Tampax est fabriquée à partir de pulpe de bois, et de nombreux produits chimiques sont utilisés pendant le processus de conversion du bois. Or la méthode de blanchiment, avec du dioxyde de chlore, libère du chlore gazeux... qui engendre encore de la dioxine. Etant donné que la dioxine est cumulative et lente à se désintégrer, le danger réside dans le contact répété (5 jours par mois, 12 mois par an, pendant près de 40 ans !).

   Et comme si le coton imbibé de dioxine et de pesticides ne suffisait pas, les tampons contiennent également de nombreux produits chimiques supplémentaires qui comprennent : des amplificateurs d'absorption, des désodorisants, des parfums synthétiques.
Trois dangers majeurs

   Des études ont montré que les fibres synthétiques créent un environnement idéal pour la croissance des Staphylocoques dorés à l'origine du syndrome de choc toxique. Ces caractéristiques sont attribuées aux tampons à très haut pouvoir absorbant qui, par conséquent, laissent derrière eux des quantités concentrées de protéines dont ces bactéries nuisibles ont besoin pour produire leur poison.

   En plus d'augmenter le risque de syndrome de choc toxique, les fibres synthétiques sont abrasives pour la paroi vaginale qui est très sensible. Les tampons sont insérés profondément dans le vagin avec un applicateur et s'étendent en longueur. Cela pousse le tampon contre la zone cervico-utérine, provoquant des microcoupures et incrustant des fragments de tampon dans les tissus du col et la paroi vaginale (citrinibaum).

   En plus des coupures provoquées par le tampon lui-même, le retrait du tampon laisse aussi des fibres qui peuvent être à l'origine de futures ulcérations. Ces ulcérations sont causées par la combinaison des substances chimiques du tampon et par la friction provoquée par son retrait.

   Ces substances chimiques du tampon rongent littéralement le tissu vaginal. Ces ulcérations augmentent les risques de contracter une MST en créant une porte d'entrée vers le flux sanguin. Pour aggraver les choses, le coton génétiquement modifié qui est utilisé aux États-Unis résiste aux effets des antibiotiques. Par conséquent, les femmes qui utilisent des tampons de coton OGM peuvent ne pas répondre aux antibiotiques prescrits.

   Il y a heureusement des alternatives aux tampons chimiques. Deux marques, Organyc et Natracare sont vendues en boutiques bio. Si vous êtes une femme, vous devriez vous y intéresser, non ? Et si vous êtes un homme, vous devriez vous y intéresser pour elles.

Michel Dogna

 

 

71 MEDICAMENTS DANGEREUX

 71 médicaments plus dangereux qu’utiles, selon la revue Prescrire

    La revue médicale indépendante Prescrire publie la liste des médicaments commercialisés en France au 1er janvier 2015 qui sont "plus dangereux qu'utiles" et qu'il faut "écarter des soins".

    Selon la revue médicale Prescrire, au 1er janvier 2015, il y a en France 71 médicaments "dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés". Ce constat intervient après que la revue ait fait le bilan des médicaments analysés* dans ses pages de 2010 à 2014. Il s'agit soit de médicaments actifs qui exposent à "des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu'ils apportent", soit de médicaments anciens "dont l'utilisation est dépassée", soit de médicaments récents "dont la balance bénéfices-risques s'avère moins favorable que celle de médicaments plus anciens", soit de médicaments "dont l'efficacité n'est pas prouvée au-delà d'un effet placebo et qui exposent à des effets indésirables graves". Voici les médicaments concernés par classe thérapeutique :

Cancérologie : Removab® (catumaxomab), Vectibix® (panitumumab), Yondelis® (trabectédine), Caprelsa® (vandétanib), Javlor® (vinflunine).

Cardiologie : Rasilez® (aliskirène), Lipanthyl® ou autre (fénofibrate), Befizal® (bézafibrate), Lipanor® ou autre (ciprofibrate), Procoralan® (ivabradine), Adancor® ou autre (nicorandil), Alteis®/Olmetec® (olmésartan, seuls et en association à doses fixes avec l’hydrochlorothiazide dans Alteisduo®, Coolmetec® ou avec l’amlodipine dans Axeler®, Sevikar®), Vastarel® ou autre (trimétazidine).

Dermatologie - Allergologie : Protopic® (tacrolimus dermique), Primalan® (méquitazine), Phénergan® (prométhazine injectable).

 

Diacérine : un médicament anti arthrose à éviter

Dans son édition de janvier 2015, la revue médicale Prescrire déplore que la diacérine soit maintenue sur le marché français comme traitement de l'arthrose, alors que sa balance bénéfices-risques est défavorable et que plusieurs agences du médicament ont demandé son retrait.

Selon la revue médicale Prescrire, l'anti-inflammatoire diacérine ne devrait plus être prescrite pour soulager les symptômes d'arthrose de hanche et du genou. En cause, "une efficacité clinique non démontrée" et des effets indésirables "disproportionnés" tels que des troubles digestifs (diarrhées, hémorragies, ulcérations digestives, pancréatites, colites...), des troubles cutanés, des réactions d'hypersensibilité, et des atteintes hépatobiliaires parfois mortelles.

La Commission européenne fait la sourde oreille

Les auteurs déplorent que la Commission européenne se soit contentée de restreindre son utilisation* alors que l'Agence nationale du médicament (ANSM) avait annoncé en 2012 que la balance bénéfices-risques du médicament était défavorable et que plusieurs états européens dont la France ont demandé son retrait du marché.

 

 

VITAMINE D

En finir avec l'Uvestérol pour éviter les malaises chez les nouveau-nés
          L’agence du médicament et la firme ne montrent pas une prise en charge sérieuse du problème.
Après 15 ans de demi-mesures et d’atermoiements de l’Agence française du médicament et de la firme Crinex, Uvestérol expose encore les nouveau-nés et les nourrissons à des malaises parfois graves, comme le montre un cas parmi d’autres analysé en détail par Prescrire dans le cadre de son programme Éviter l'Évitable.
          Ce cas est emblématique du peu de prise de conscience du risque que représentent ces malaises provoqués par la prise d'Uvestérol°. En 2013, en France, une mère a reçu une ordonnance préimprimée d’Uvestérol vitaminé ADEC. Ni le personnel soignant de la maternité, ni celui du service de protection maternelle et infantile (PMI), n’ont expliqué à la mère les modalités particulières d’administration, ni la possibilité de mélanger les vitamines au lait dans le biberon. La mère n’a pas lu la notice, et a administré Uvestérol vitaminé ADEC° à l’enfant allongé en lui soulevant la tête et en vidant la pipette à piston de 1 ml sous sa langue.
           Lors du signalement des malaises de type arrêt respiratoire lors de l’administration d’Uvestérol vitaminé ADEC°, les soignants du service de PMI ont répondu que le problème était connu, sans prise au sérieux des malaises. Le pharmacien a déclaré connaître le problème et a répondu à la mère qu’il ne pouvait pas le remplacer par un autre médicament à base de vitamine D.
           En pratique, les mises en garde officielles relatives aux modalités d’administration d’Uvestérol° ne sont pas suffisantes. D'ici à ce que la firme propose enfin une nouvelle formulation de son médicament n’exposant pas à des malaises et fausses routes, mieux vaut utiliser un autre médicament à base de vitamine D qui n’expose pas à ces problèmes.

©Prescrire

"Uvestérol° : encore et encore des nouveau-nés victimes de malaises" Rev Prescrire 2014 ; 34 (367) : 352-353.
Prenez soin de vous.


Michel Dogna

Voir dans "Articles" les explications complètes. La santé de votre bébé en dépend.

 

 

 

 

BACIOFENE  Mise en garde sur un médicament antispasmodique

L'Agence Nationale du Médicament met en garde contre l'utilisation avusive d'un médicament anti-spasmodique à des fins amaigrissntes.

Le Baclofène®, médicament contre les contractures spastiques et depuis peu autorisé contre l'alcoolisme est dans le collimateur de l'ANSM. Les scientifiques rapportent une utilisation abusive du Baclofène® en tant que coupe-faim par des personnes ayant des troubles alimentaires ou sous régime amaigrissant. "Considérant le risque de survenue d'effets indésirables potentiellement graves", l'ANSM déconseille dans un communiqué, l'utilisation du Bacoflène® en tant que produit amincissant.

 

Des risques de dépression respiratoire

Ce médicament n'est pas à prendre à la légère. En cas de maladies cardio-pulmonaires ou de troubles des muscles respiratoires, le Baclofène® peut entraîner une dépression respiratoire. Il est également interdit chez les personnes intolérante au lactose et ne doit pas être arrêté  brutalement.

 

ANTIBIOTIQUES

           La France, qui se distingue sur le plan mondial par sa forte consommation globale de médicaments, est l'un des plus gros utilisateurs d'antibiotiques en Europe. "La consommation française est 30% supérieure à la moyenne européenne

 

          "C'est un problème préoccupant car la hausse de la consommation se traduit par une résistance accrue aux antibiotiques et on observe un développement des situations d'impasse thérapeutique", a déclaré jeudi un responsable de l'ANSM, Philippe Cavalié.

 

Consil de Santé et Style de Vie: passez aux huiles essentielles.

 

Retrait de tous les lots d’un traitement anti allergie

           Le laboratoire Biogaran retire tous les lots d'Ebastine, médicament prescrit lors de rhinites allergiques, suite à la mise en évidence d'irrégularités sur un site de production basé en Inde.

Conformément à l'annonce de la suspension de 25 médicaments génériques faite par l'Agence nationale du médicament (ANSM) le 8 décembre dernier, le laboratoire Biogaran procède par mesure de précaution au rappel de l'ensemble des lots d'Ebastine Biogaran 10mg (comprimé orodispersible, boîte de 30, code CIP 34009 277 032 8 7). Des irrégularités avaient été constatées lors d'une inspection du site de production de la société GVK Bio d'Hyderabad en Inde. Les anomalies traduisaient un manque de respect des bonnes pratiques cliniques concernant les études de bioéquivalence. L'ANSM précise dans un communiqué du 19 décembre qu'"aucun élément n’a, à ce jour, conduit à établir un risque avéré pour la santé humaine ou un manque d’efficacité de ces spécialités".

Lots rappelés :

    BEAG001 (exp 02/2016)
    BEAG002 (exp 03/2016)
    BEAG003 (exp 03/2016)
    BEAG004 (exp 03/2016)
    BEAG005 (exp 03/2016)

Publié par Rédaction le Mardi 23 Décembre 2014 : 09h31


 Renforcement des précautions d'emploi avec un médicament pour le coeur

          Si l'Agence européenne du médicament confirme aujourd'hui que le rapport bénéfice/risque du médicament Procoralan® (ivabradine) reste favorable, elle renforce ses précautions d'emploi. Ce traitement avait été associé à un risque de mortalités cardiovasculaires il y a quelques mois.

          L'Agence européenne du médicament (EMA) a tranché. Sur la sellette depuis juin dernier, le médicament Procoralan® (Ivabradine) peut continuer d'être prescrit comme traitement de l'angor stable*. Néanmoins, elle renforce les précautions d'emploi liées à sa prise et émet plusieurs recommandations :

- L’ivabradine, dans son indication dans l’angor stable chronique, est uniquement un traitement symptomatique. Aucun bénéfice sur la prévention de la survenue d’infarctus du myocarde ou la réduction de la mortalité de cause cardiovasculaire ne peut être attendu.

- Dans le traitement symptomatique de l’angor stable chronique, le traitement ne doit être initié que chez les patients avec une fréquence cardiaque supérieure à 70 battements par minute.

- Le traitement doit être arrêté si les symptômes de l’angor ne s’améliorent pas après 3 mois de traitement.

- L’utilisation concomitante de l’ivabradine avec du diltiazem (médicament utilisé dans le traitement préventif des crises d’angor) ou du vérapamil (médicament utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle et dans le traitement de l’angor) est contre-indiquée.
 D'autre part:
- La consommation de jus de pamplemousse doit être évitée lors d’un traitement par ivabradine.

- La fréquence cardiaque doit être contrôlée avant l’initiation du traitement et lorsqu’une augmentation de la posologie est envisagée. Une série de mesures de la fréquence cardiaque, un électrocardiogramme (ECG) ou un monitoring ambulatoire de l’ECG sur 24h (Holter) doivent ainsi être réalisés.

- Le risque de fibrillation atriale est augmenté chez les patients traités par ivabradine. Une surveillance clinique régulière doit être effectuée et l’arrêt du traitement devra être considéré en cas de survenue de fibrillation atriale.

- Concernant les posologies : La dose d’initiation ne doit pas dépasser 5 mg deux fois par jour.

- Si le patient reste symptomatique après 3 ou 4 semaines de traitement et que la dose initiale est bien tolérée et si la fréquence cardiaque reste supérieure à 60 battements par minute, la posologie peut être augmentée jusqu’à 7,5 mg deux fois par jour.

- La posologie de 7,5 mg deux fois par jour ne doit pas être dépassée.

-  La fréquence cardiaque doit être surveillée suite à toute augmentation de dose.

          Une réévaluation du rapport bénéfice/risque des spécialités contenant de l’ivabradine (Procoralan®) avait été lancée par les autorités européennes suite à la mise en évidence par une étude d'une "augmentation modeste mais significative du risque combiné de mortalité cardiovasculaire et d’infarctus du myocarde chez les patients présentant un angor symptomatique traités par Procoralan comparativement aux patients recevant du placebo", rappelle l'Agence nationale du médicament (ANSM) dans un communiqué du 23 décembre. Elle indique aussi aux patients actuellement sous ivabradine de ne pas arrêter leur traitement sans l’avis d’un médecin et de prévoir une consultation "sans urgence" afin d'évaluer la nécessite de poursuivre ce traitement. Pour rappel, les médicaments contenant ce composé ne doivent pas être utilisés en cas de fibrillation auriculaire puisque le risque de survenue de ce trouble cardiaque serait alors augmenté par ce traitement.

*chez des patients avec une intolérance ou une contre-indication aux bêta-bloquants, ou insuffisamment contrôlés par ces derniers, et dans l’insuffisance cardiaque chronique
Publié par Rédaction le Vendredi 26 Décembre 2014 : 09h08

 

 Coupe-faim : un dérivé du Mediator® en vente sur le marché

          L'Agence Européenne des médicaments vient d'accepter la mise en vente d'un nouveau traitement coupe-faim, dérivé du Mediator® qui aurait causé la mort de plusieurs patients. Face aux nouveaux risques d'effets secondaires, le Président de la revue Prescrire s'insurge.

"Dans le genre de leçons pas retenues, voilà encore un cas d'école." Bruno Toussaint, directeur de la revue médicale Prescrire s'insurge contre l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui vient de voter la mise en vente du Mysimba®. Médicament coupe-faim prescrit en complément d'un régime hypocalorique pour les personnes dont le surpoids entraîne des complications, il contient du bupropion. Ce dérivé de l'amphétamine était un composant du tristement célèbre Mediator®, lui aussi destiné à lutter contre l'obésité et qui aurait causé entre 1000 et 2000 décès.

"On sait déjà qu'il augmente la tension artérielle"

"Il ne s'agît pas d'un Mediator® bis, mais bien d'un cousin, car cela reste un dérivé d'amphétamine", ajoute Bruno Toussaint. Selon lui, les risques de vulvopathies sont moindres, "mais on sait déjà qu'il augmente la tension artérielle et le rythme cardiaque". Parmi le comité,"la France a voté contre cet avis estimant que la sécurité du produit n'était pas suffisamment établie", explique l'ANSM. Malgré tout, les avis favorables, plus nombreux, l'emportent mais de multiples précautions doivent être mises en places.
Publié par Bénédicte Demmer, rédactrice santé le Mardi 30 Décembre 2014 : 10h41


Les bi-phosphonates utilisés dans le traitement de l’ostéoporose provoquent des troubles graves du rythme cardiaque.
          Étude parue dans « The American Journal of Cardiology » (Journal Américain de Cardiologie). Les bi-phosphonates augmentent l’inflammation générale de l’organisme et favorisent la fibrillation auriculaire —>pouls irrégulier, palpitations, douleurs dans la poitrine, fatigue, perte de connaissance, mais parfois la personne ne s’en aperçoit pas et c’est l ‘électro-cardiogramme qui le met en évidence. Cette arythmie augmente le risque d’AVC. Les autres effets secondaires des biphosphonates sont : ulcères de l’oesophage, nécrose de la mâchoire, troubles du transit, maux de tête, et même fractures !….
Médicaments concernés : Acide Alendronique, Acide Zolédronique, Aclasta, Actonel, Adrovance, Alendronate, Bonviva, Fosavance, Risedronate.


Des dentifrices toxiques pour le foie
          Une étude anglaise prouve que le triclosan utilisé dans les dentifrices mais aussi les savons liquides et shampoings augmente le risque de maladies du foie et de cancers.
          Dentifrice Colgate Total, lingettes pour la peau, savons liquides, shampoings... De nombreux produits cosmétiques et ménagers contiennent un additif antibactérien et conservateur appelé "triclosan". Les résultats d'une étude anglaise publiés dans le journal Proceedings of the National Academy montrent que l'exposition à long terme à cette substance chimique peut favoriser le développement de cancers et de fibrose du foie.
          Les auteurs ont constaté que des souris exposées au triclosan pendant 6 mois (l'équivalent de 18 années humaines) sont plus sensibles au développement de tumeurs hépatiques induites par des produits chimiques. Leurs tumeurs étaient aussi plus grandes que chez les souris non exposées. Le triclosan empêcherait le corps de se débarrasser des substances toxiques. "La large utilisation du triclosan dans des produits de consommation peut présenter un risque réel de toxicité hépatique pour les gens" a déclaré le Dr Robert Tukey, co-responsable des recherches à l'Université de Californie. Il précise néanmoins que les doses utilisées dans l'étude sont beaucoup plus élevées que celles pouvant être ingérées par l'Homme via l'usage de dentifrice et des autres produits.
          Si pour l'instant, l'Agence américaine du médicament FDA surveille de près le triclosan, ses effets sur l'Homme doivent faire l'objet d'études supplémentaires pour l'interdire totalement dans les produits d'usage courant.
          En France, en 2009, le comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (SCCS) a émis un avis visant à limiter les catégories de produits cosmétiques dans lesquels le triclosan peut être utilisé en tant que conservateur à une concentration maximale de 0,3 %. En 2011, la même norme a été appliquée aux produits de manucure. Elle a été abaissée à 0,2% pour les bains de bouche. Deuis août 2012, la Commission européenne a ouverte une consultation publique sur le triclosan. Aucun avis n'a été publié depuis.

 

Décès d'un enfant de 11 ans après l'inhalation de déodorant
           Un enfant de 11 ans est décédé jeudi soir à Nice dans le parking d'un supermarché. Il aurait inhalé du déodorant volontairement.
          Ce n'est malheureusement pas la première fois que cela arrive mais un enfant est décédé jeudi soir dans le parking souterrain d'un supermarché niçois après avoir inhalé du déodorant. C'est vers 21h que la police aurait été alertée par d'autres jeunes qui se trouvaient sur les lieux. Selon une source proche de l'enquête "il y a de fortes chances que les jeunes sniffaient du déodorant en aérosol avec un chiffon sur la bouche". Selon France Bleu Azur, il s'agirait d'un garçon de 11 ans d'origine tchétchène.
           L'inhalation de gaz toxiques contenus dans les aérosols est très dangereuse. Parmi les risques : des lésions cérébrales permanentes et une perturbation des battements du coeur pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque. Un rapport américain de 2012 avait souligné le fait que le décès peut survenir lors d'une seule séance d'inhalation, même chez une personne en bonne santé.

 

 

Le Tramadol responsable d'hospitalisations pour hypoglycémie


          Selon un rapport publié dans le JAMA Internal Medicine, le médicament Tramadol® utilisé comme analgésique augmenterait le risque d'hospitalisations pour hypoglycémie, un trouble potentiellement mortel.

Utilisé notamment pour soigner le mal de dos et les douleurs articulaires, le Tramadol® serait responsable d'une augmentation des hospitalisations pour des hypoglycémies (chute du taux de sucre dans le sang), selon des chercheurs de l'Université McGill à Montréal.

            Les Drs Samy Suissa et Laurent Azoulay ont analysé les données de patients souffrant de douleurs non cancéreuses traitées par ce médicament générique dérivé de l'opium ou par la codéine, entre 1998 et 2012. Au total, 334 034 patients (28 100 nouveaux utilisateurs de Tramadol® et 305924 nouveaux utilisateurs de codéine) ont été rassemblés, dont 1105 ont été hospitalisés pour une hypoglycémie sur cinq ans de suivi en moyenne (112 ont été mortelles).

"Un effet indésirable rare mais potentiellement mortel"

Les scientifiques ont alors constaté que, comparativement à la codéine, le Tramadol® a été associé à un risque double d'hypoglycémie, surtout lors des 30 premiers jours de prise. "Bien que rare, l'hypoglycémie induite par le Tramadol® est un effet indésirable potentiellement mortel. Ces nouvelles découvertes nécessitent un complément d'enquête" ont conclu les auteurs.

          Depuis 2012, l'antidouleur Tramadol est sous la haute surveillance des autorités sanitaires françaises, notamment pour le risque de dépendance dangereuse qu'il entraîne.

 

Phtalates : femme enceinte exposée, baisse du QI du bébé
Créé : 11-12-2014
PLASTIQUE – Pendant la grossesse, l'exposition à des perturbateurs endocriniens n'est pas sans conséquences sur le développement cérébral du fœtus.

          Les phtalates sont interdits des jeux pour enfants mais toujours pas des emballages alimentaires.

La présence de phtalates, ces perturbateurs endocriniens, est interdite dans les jouets pour enfants depuis 2006. La raison : son potentiel danger pour la santé des tout-petits. Sauf qu'on retrouve ces substances toxiques dans nombre de produits de consommation courante, comme les emballages alimentaires ou les produits cosmétiques, qui exposent précocement les fœtus à travers leur mère. Et ce n'est pas sans conséquences. Ainsi, une étude publiée dans la revue PlosOne souligne que l'exposition des femmes enceintes aux phtalates est corrélée à une baisse significative du QI de leur enfant.

QI, compréhension, mémoire et raisonnement affectés

            Les chercheurs ont mesuré le taux de phtalates contenus dans l'urine de 328 mères pendant le troisième trimestre de grossesse (environ trente-quatre semaines). Or, comme le signale l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), de nombreuses études ont démontré que la concentration en phtalates dans l'urine maternelle était le meilleur marqueur pour évaluer l'exposition du fœtus et de la mère.

           Ils ont ensuite fait passer un test de QI à leurs enfants à l'âge de 7 ans. Résultats : les enfants des 25% des mères dont le taux de di-n-butylphtalate (DnBP) et du di-iso-butylphtalate (DiBP) était le plus conséquent avaient respectivement 6,7 et 7,6 points de QI de moins que ceux des 25% des mères dont le taux urinaire de phtalates était le plus bas. La vitesse de compréhension, le raisonnement, la mémoire étaient également affectés. Hypothèse : les phtalates perturbent l'hormone thyroïdienne de la mère, laquelle joue un rôle dans le développement cérébral de l'enfant.

Pas de plastique au micro-ondes

             La limite de l'étude, c'est que les phtalates ont une demi-vie d'environ douze heures, ce qui signifie qu'une mesure urinaire unique ne reflète pas une exposition à long terme. Impossible également de savoir à quel moment exact de la grossesse l'exposition aux phtalates va le plus influer sur le développement du fœtus. En revanche, cela permet d'insister sur les potentiels effets sur le long terme de ces perturbateurs endocriniens.

            En attendant que les chercheurs mènent des études plus poussées, vous pouvez commencer à éviter d'être en contact avec les phtalates. La principale auteure de l'étude, Pam Factor-Litvak, interrogée par le Time, vous conseille par exemple de ne pas réchauffer votre repas au micro-ondes dans une boîte en plastique hermétique, d'éviter tout ce qui contient des parfums synthétiques ainsi que les plastiques numérotés 3 (PVC), 6 (polystyrène) et 7, un chiffre inscrit dans le triangle figurant sous l'objet. Prenez vos dispositions.


Mousse à raser peau sensible Williams.
… Et là, la note fut sans appel : 1,6 /10 pour la note "santé". (application Notéo pour connaître les risques alimentaires pour la santé. Il suffit de télécharger l’application sur son smart phone et de scanner le code barre)

....  j’ai trouvé dans la mousse à raser peau sensible Williams : pas moins de 16 substances à risques.

Parmi celles-ci :

- Du BHT, un perturbateur endocrinien pouvant causer un cancer de la prostate, de l’obésité ou encore réduire la fertilité (et il est suspecté d'être cancérogène)

- Du METHYLISOTHIAZOLINONE,  un allergène puissant

Du TRIETHANOLAMINE, un cancérogène suspecté
Source: un blog perso)


 25 médicaments suspendus en France à partir du 18 décembre

           Dans un communiqué publié le 5 décembre, l'Agence nationale de sécurité du médicament annonce le lancement d'une procédure de suspension de 25 médicaments génériques commercialisés en France. L'inspection de sites de production en Inde aurait alerté les autorités.

            A partir du 18 décembre prochain, 25 médicaments génériques vendus actuellement en France vont être suspendus. Cette décision prise par les autorités sanitaires françaises (ANSM) mais aussi allemandes, belges et luxembourgeoises fait suite à l'inspection d'un site de production de la société GVK Bio d'Hyderabad en Inde. "Les inspecteurs de l’ANSM ont mis en évidence des anomalies dans les procédures d’enregistrement électrocardiographiques réalisés lors d’essais cliniques de bioéquivalence conduits entre 2008 et 2014, a expliqué l'agence dans son communiqué. [...] Ces anomalies caractérisent un manque de respect des Bonnes Pratiques Cliniques concernant ces études de bioéquivalence."

           Suite à cette observation inquiétante, l’Agence européenne du médicament, le Comité des médicaments à usage humain (CHMP), saisi par la Commission européenne, a décidé en septembre dernier d’engager une révision du rapport bénéfice/risque de tous les médicaments pour lesquels le dossier d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) comportait des essais cliniques de bioéquivalence réalisés par GVK Bio sur le site douteux. L’instruction par le CHMP est en cours et devrait s’achever début 2015.

            En parallèle, des industriels ont décidé de lancer de nouveaux essais qui permettront, s’ils s’avèrent favorables, le retour sur le marché des spécialités suspendues.

Liste des 25 médicaments suspendus à partir du 18 décembre :

- ESCITALOPRAM ABBOTT 10 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ABBOTT 15 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ABBOTT 20 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ABBOTT 5 mg, comprimé pelliculé

- EBASTINE BIOGARAN 10 mg, comprimé orodispersible

- DESLORATADINE CRISTERS 5 mg, comprimé pelliculé

- IBUPROFENE CRISTERS 400 mg, comprimé pelliculé

- DESLORATADINE ARROW 5 mg, comprimé pelliculé

- DESLORATADINE GNR 5 mg, comprimé pelliculé

- CANDESARTAN MYLAN 32 mg, comprimé

- DONEPEZIL MYLAN 10 mg, comprimé orodispersible

- DONEPEZIL MYLAN 5 mg, comprimé orodispersible

- EBASTINE MYLAN 10 mg, comprimé orodispersible

- RIZATRIPTAN MYLAN 10 mg, comprimé orodispersible

- TRIMETAZIDINE MYLAN 35 mg, comprimé à libération modifiée

- DESLORATADINE TEVA SANTE 5 mg, comprimé pelliculé

- DESLORATADINE ZYDUS 5 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ZYDUS 10 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ZYDUS 15 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ZYDUS 20 mg, comprimé pelliculé

- ESCITALOPRAM ZYDUS 5 mg, comprimé pelliculé

- IBUPROFENE ZF 400 mg, comprimé pelliculé

- IBUPROFENE ZYDUS FRANCE 200 mg, comprimé pelliculé

- IBUPROFENE ZYDUS FRANCE 400 mg, comprimé pelliculé

- TRAMADOL PARACETAMOL ZYDUS FRANCE 37,5 mg/325 mg
comprimé pelliculé

            A noter : Pour chacune de ces spécialités, il existe d’autres marques permettant aux patients de poursuivre leur traitement.


Médicaments contre le rhume

            Un rhume guérit naturellement en 8 10 jours. C’est trop long et trop désagréable? Alors vous allez prendre des médicaments qui sont souvent inefficaces ou qui peuvent avoir des effets secondaires beaucoup plus graves que le rhume et le nez bouché.
- Risque de somnolence (au volant, c’est grave)
- certains sont contrindiqués en cas de glaucome
- troubles urinaires d’origine prostatique,
- AVC
- Troubles digestifs et cutanés (Ibuprofène)

Que prendre pour se déboucher le nez ?
- Inhalation avec des huiles Essentielles de Ravinsara, Eucalyptus Globulus, Niaouli et de l’eau chaude;
- Inhalation sèche en vaporisant le mélange Climarome du Dr. Valnet sur un mouchoire;
- Nettoyage du nez avec du sérum physiologique.
- Se moucher sans forcer pour ne pas envoyer trop de saletés dans les oreilles.

Si vous avez les nez irrité un peu de crème homéoplasmine vous apaisera.


 Mise en garde sur les sirops anti toux à base de dextrométhorphane

           Utilisés par des adolescents et des jeunes adultes à des fins récréatives ou de "défonce", les sirops antitussifs à base de dextrométhorphane peuvent être très dangereux. Dans un communiqué, l'Agence nationale du médicament met en garde les professionnels de santé.

            Drill, Humex, Tussidane, Vicks... Les sirops antitussifs contenant du dextrométhorphane font l'objet d'une mise en garde de la part de l'Agence nationale du médicament (ANSM). Dans un communiqué publié le 26 novembre, l'autorité souligne que leur utilisation "à des fins "récréatives" ou de "défonce" s’est développée ces dernières années en France" chez les adolescents et les jeunes adultes. Or, le dextrométhorphane (DXM) est un dérivé morphinique. Ainsi, entre 2003 et 2008, 12 cas d’usage détourné ont été signalés, dont un décès, avec une moyenne d’âge de 30,5 ans (11-36 ans). Entre 2009 et 2013, 39 cas ont été signalés, avec une moyenne d’âge de 21,4 ans (11-49 ans)."Dans quelques cas, cependant assez rares, l’usage abusif et détourné de ce médicament a conduit à une hospitalisation" précise l'ANSM.

Elle a ainsi tiré le signal d'alarme auprès des pharmaciens, médecins généralistes, addictologues, pédiatres, médecins exerçant en milieu scolaire, en planning familial et en PMI, ainsi qu’auprès des professionnels exerçant dans les associations de prévention de drogues pour les jeunes, sur cet usage détourné et abusif. Et demande à ces professionnels d'être vigilants face à toute demande de dextrométhorphane qui leur semblerait suspecte et émanant en particulier de jeunes adultes ou d’adolescents. Ils doivent par ailleurs vérifier que les patients n'ont pas d'antécédents d'abus et de dépendance.

Liste des sirops à base de dextrométhorphane :

-CLARIX TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE 15 mg/5 ml ADULTES SANS SUCRE®, solution
buvable en sachet édulcorée à la saccharine sodique
-CLARIX TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE MEPYRAMINE ADULTES®, sirop
-DEXTROCIDINE® 0,3%, sirop
-DEXTUSSIL® 0,2%, sirop
-DEXTUSSIL® 30 mg/15 ml, sirop en récipient unidose
-DRILL TOUX SÈCHE® 15 mg/5 ml ADULTES SANS SUCRE sirop édulcoré au maltitol liquide
-DRILL TOUX SÈCHE® SANS SUCRE 5 mg/5 ml ENFANTS, sirop édulcoré au maltitol liquide
-ERGIX 20 mg TOUX SÈCHE®, gélule
-ERGIX ADULTES TOUX SÈCHE®, sirop
-ERGIX ENFANTS TOUX SECHE, sirop
-EUPHONYLL TOUX SECHE DEXTROMETORPHANE 15 mg/5 ml ADULTES SANS SUCRE, sirop
édulcoré à la saccharine sodique et au sorbitol
-HUMEX ADULTES TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE SANS SUCRE 15 mg/5 ml, solution
buvable en sachet édulcorée à la saccharine sodique
-HUMEX ADULTES TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE, sirop
-HUMEX ENFANTS TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE, sirop
-NODEX® ADULTES, sirop en récipient unidose
-PULMODEXANE 30 mg, comprimé pelliculé
-PULMODEXANE 300 mg/100 ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée au maltitol liquide et à la
saccharine sodique
-TUSSIDANE® 1,5 mg/ml, sirop
-TUSSIDANE 1,5 mg/ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée au maltitol liquide et à la saccharine
sodique
-TUSSIDANE 30 mg, comprimé pelliculé sécable
-TUXIUM® 30 mg, capsule
-VICKS 0,133 % ADULTES TOUX SECHE MIEL, sirop
-VICKS TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE 7,33 mg ADULTES MIEL, pastille


 Hypertension : rappel des dangers de l'olmésartan sur les intestins

           L'Agence nationale de sécurité du médicament confirme que l'olmésartan, indiqué dans le traitement de l'hypertension artérielle, augmente les risques de maladies intestinales sévères.

           L'alerte est venue des Etats-Unis, il y a un an. L'olmésartan, médicament indiqué seul ou en association dans le traitement de l'hypertension artérielle, augmente le risque d'entéropathies "sévères" (maladies intestinales). Dans un communiqué publié le 15 juillet 2014, après avoir reçu de nouvelles données complémentaires, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) confirme cet effet indésirable rare mais grave et précise qu'il peut survenir "plusieurs mois, voire plusieurs années après le début du traitement". Son risque serait doublé lors de la prise d'olmésartan, en comparaison aux médicaments inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), et augmenterait avec la durée d'exposition.

Repérer les signes d'alerte

          Les cas d'entéropathies chez des patients prenant de l'olmésartan se sont traduits "par une diarrhée chronique sévère avec perte de poids pouvant entraîner une hospitalisation prolongée, indique l'ANSM. D’autres symptômes peuvent aussi être observés comme des vomissements, une déshydratation avec insuffisance rénale fonctionnelle, une hypokaliémie voire une acidose métabolique". L'ANSM recommande aux professionnels de santé d'envisager l'arrêt du traitement en cas de signes évocateurs et de le substituer par un autre traitement antihypertenseur. Si les symptômes persistent, il est conseillé de consulter un gastro-entérologue.

En France l’olmésartan est commercialisé sous les noms de Alteis®, Alteisduo®, Axeler®, Olmetec®, CoOlmetec® et Sevikar®.

 

Maladies neurologiques : mise en garde sur deux traitements

           Selon la revue Prescrire, la gabapentine et la prégabaline qui entrent dans la composition de traitements des maladies neurologiques présenteraient des effets secondaires trop importants.

            Après le Motilium, la revue Prescrire s’attaque au Neurontin et au Lyrica, deux traitements prescrits contre l’épilepsie et pour soulager les douleurs des maladies neurologiques. La gabapentine, contenue par le premier, et la prégabaline, entrant dans la composition du second, présenteraient des effets secondaires graves. D’où la mise en garde de la revue dans son numéro de juillet de "n’exposer les patients que dans des situations où ces médicaments ont une efficacité démontrée et importante". La prégabaline est aussi utilisée pour traiter les états d’anxiété.

13 décès constatés

           Entre 1995 et 2009, près de 2 500 effets indésirables liés à  ces deux molécules ont été recensés, rapporte un bilan des données de la pharmacovigilance française publié en 2013. Il s’agissait le plus souvent de troubles neuropsychiques (somnolence, sensations de vertige, agitations et comportements agressifs envers autrui, confusions et hallucinations).

           Mais la gabapentine était également responsable de troubles hépatiques, alors que la prégabaline provoquaient des réactions sur le système sanguin (baisse du nombre de globules blancs et de plaquettes). Des troubles cutanés, cardiorespiratoires et digestifs ont été rapportés.

           De plus, selon Prescrire, treize décès seraient imputables à ces médicaments. Huit patients avaient pris de la gabapentine et cinq de la prégabaline.
Publié par Sarah Frise, rédactrice santé le Jeudi 03 Juillet 2014 : 16h47

 

 

 Retrait d'un gel pour ongles trop dangereux

           Un gel pour ongles de la marque Onglemod est retiré de la vente, en raison de risques chimiques.

           Avis aux adeptes de la manucure ! Un gel pour ongles de la marque Onglemod est retiré du marché en raison d'une teneur trop élevée en antimoine (18mg/kg). L'antimoine est un métal utilisé depuis l'Antiquité comme médicament et composant des cosmétiques. Il peut aussi être utilisé dans des alliages pour l'industrie.

           Le produit rappelé est le gel pour ongles Celest Plus - Matrex 3 suprême Onglemod (Référence 2032-15, Lot 2032130502). D'origine allemande, il n'est pas conforme à la réglementation européenne sur les produits cosmétiques, souligne 60 millions de consommateurs. Si vous êtes en possession de ce produit, rapportez-le sur le lieu d'achat pour demander un échange ou un remboursement.

 


Médicaments retirés du marché ayant reçu une AMM

Voici un court extrait du tableau noir des grandes bavures pharmaceutiques résultant de ce simulacre d’homologation officielle nommée AMM :

    Thalidomide et Lénotan, sont responsables de la naissance de milliers d’enfants phocomèles.
    Isoprénaline causa la mort de 3500 personnes.
    Paracétamol a causé des maladies hépatiques mortelles (1.500 personnes ont été hospitalisées rien qu’en 1971 en Angleterre).
    Indalpine (anti-dépresseur) génère l’agranulocytose (destruction) des cellules sanguines.
    Fluvisco (pour l’artérite des jambes) fut responsable de nombreuses hépatites graves.
    Vectren (anti-inflammatoire) génère des syndromes de Lyell et la maladie de
    Stevens-Johnson.
    Dupéran (antalgique) causa de nombreuses formes sévères d’atteintes hépatiques.
    Tendéril (anti-inflammatoire) fut responsable de milliers de décès à travers le monde sur 20 ans de commercialisation.
    Aspirine a entraîné chez beaucoup d’enfants le syndrome de Reye (mortel).
    Roaccutane a déclenché de nombreuses malformations foetales (+ de 1.300 bébés aux USA).
    Halcion (tranquillisant) retiré du marché pour états de confusion mentale graves.
    Barnétil (médicament psychiatrique pour maniaco-dépressifs) a entraîné des troubles mortels du rythme cardiaque.
    Carbamazépine (maladies psychiatriques) a entraîné de nombreuses malformations
    foetales.
    Cimétidine (ulcère de l’estomac) a été retiré pour lésions hépatiques graves.
    Glifanan (antalgique) interdit pour accidents allergiques graves, voire mortels
    (oedèmes de Quincke, chocs anaphyllactiques).
    Soriatane (psoriasis, troubles de kératinisation) présente des effets tératogènes (cancérogènes) avérés.
    Tamoxifène médicament anti-cancer aggravait le risque et le cancer en cours….
    Orabilex causait des détériorations fatales des reins.
    Métaqualone a entraîné la folie de milliers d’êtres humains et 366 morts par suicides et homicides.
    Chloranphénicol a provoqué de nombreuses altérations mortelles du sang par destruction de la moelle osseuse, des anémies graves et des collapsus cardiovasculaires.
    Isoproténérol Spray a provoqué la mort de 3.500 asthmatiques dans le monde.
    Phenphormin (diabète) prescrit pendant 18 ans, a été responsable de près de 1.000 morts par an.
    Primodos, Amenorone fort et Bendectin, ont renouvelé la tragédie de la Thalidomide Maxiton et Préludine (amphétamines excitantes du système nerveux central et coupe-faim) ont provoqué des troubles cardiaques et nerveux graves (crises de folie).
    Phénacétine (analgésique) présent dans plus de 200 médicaments, a été accusé de blocages, destructions et tumeurs rénales.
    Amydopyrine (antalgique) a provoqué de nombreux accidents sanguins mortels (agranulocytose).
    Phénindione (anti-coagulant) a été accusé d’atteintes rénales, hépatiques et sanguines graves et de pancréatites aiguës.
    Méthotrexate (leucémie, psoriasis et polyarthrite PCE) a provoqué des entérites hémorragiques avec perforation intestinale, des anémies graves et des tumeurs cancéreuses.
    Urétane (chimiothérapie anti-leucémique) déclenche cancer du foie, des poumons et de la moelle osseuse.
    Mitotane (anti leucémique), détruit les tissus des surrénales.
    Isoniazide et Iproniazide antibiotiques antituberculeux, provoquent des nécroses du foie, des convulsions et des troubles psychiques.
    Kanamycine antibiotique antituberculeux, entraîne une insuffisance rénale grave et des surdités.
    Staltor (anti-cholestérol) a provoqué de nombreuses paralysies, destructions rénales et 52 morts en France.

Sans parler des derniers grands scandales du Vioxx et du Médiator, coupe faim qui a entrainé des cardiopathies graves chez plus de 500 personnes.
Et cette liste est non exhaustive…

 

Retrait définitif du neuroleptique Prazinil


          A partir du 2 septembre 2014, le médicament Prazinil® ne pourra plus être vendu en France. Sa balance bénéfice/risque étant devenue défavorable.


           Annoncé en mai 2014, le retrait du marché du Prazinil® (carpipramine) prend effet le 2 septembre 2014, rappelle l'Agence nationale du médicament (ANSM) dans un communiqué. Ce neuroleptique indiqué dans le traitement des "psychoses schizophréniques à symptomatologie déficitaireniques" et de l'"inhibition au cours des états anxieux" serait associé à des risques de toxicité cardiovasculaire potentiellement grave, d'après la lettre envoyée par son fabricant, le laboratoire Pierre Fabre, aux professionnels de santé en avril 2014. Désormais "les professionnels de santé ne doivent plus instaurer de nouveau traitement par Prazinil® [...] et envisager une alternative thérapeutique appropriée chez les patients actuellement traités par Prazinil®" indique l'ANSM.

 



Les réactions

Avatar Junior

I just wanted to chip in and say that I completely appreciate your post. Your entries are so thought provoking and innovative.
Junior http://www.kiwibox.com/gufairbank616/blog/entry/112664397/the-way-to-grow-taller-using-inversion-tables

Le 04-02-2015 à 18:28:59

Avatar vanille

c'est pas très réjouissant ...c'est plutôt inquiétant .....
Vanille, victime du Distilbene ..

Le 14-05-2015 à 22:51:17

Avatar Jean JOUANNO

depuis que l'on me prescri  de l'APIXABAN à la place du PREVISCAN
je souffre du rein droit.

cela a t'il un rapport ?

Merci d'avance

Le 11-05-2016 à 07:43:15

Avatar Gilles BERTIN

A 5 mois mon fils été traité au metrabon pediatrique, hospitalisé a Annecy en 1970, il a aujourdhui 45 ans et il traine une déficience célebrale de plus en  plus invalidante, A-t-il un recours contre le laboratoire Roche?

Le 13-08-2016 à 14:37:27

Avatar Gilles BERTIN

A 5 mois mon fils été traité au metrabon pediatrique, hospitalisé a Annecy en 1970, il a aujourdhui 45 ans et il traine une déficience célebrale de plus en  plus invalidante, A-t-il un recours contre le laboratoire Roche?

Le 13-08-2016 à 14:37:48

Avatar Gilles BERTIN

A 5 mois mon fils été traité au metrabon pediatrique, hospitalisé a Annecy en 1970, il a aujourdhui 45 ans et il traine une déficience célebrale de plus en  plus invalidante, A-t-il un recours contre le laboratoire Roche?

Le 13-08-2016 à 14:38:10

Avatar Xavier MAIRE

Bonjour,Depuis 15 ans je prend des antiepresseurs,et on vient de me retirer le rin droit! certainement un cancer!
Qu'en pensez vous?

Le 25-10-2016 à 10:43:32

Avatar Linda Oleg

Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Son courriel est arthurmoon01@gmail.com

Le 14-02-2017 à 22:27:46

Avatar agrohimfib

удалите,пожалуйста! . li.d.erpromo.2.0.1.5.s.upe.r@gmail.coml.ide.r.pro.m.o2.0.15.s.up.er@gmail.comlid.e.r.p.ro.mo2.015.s.u.per@gmail.coml.i.d.erpromo2.015.s.uper@gmail.coml.id.erpr.o.mo2.0.15.s.u.per@gmail.com

Le 25-02-2017 à 08:23:53

Avatar delmethxd

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Le 28-02-2017 à 06:43:00

Avatar dr henry

Salutations

Besoin urgent de donneur de rein
Êtes-vous endetté? Avez-vous besoin de recueillir de l'argent pour les coûts des soins de santé ou de payer des dettes ou dans un état de ventilation financière? Attendez! Envisagez de vendre votre rein comme option. Si vous souhaitez vendre votre rein aujourd'hui. Message nous immédiatement. Un rein est acheté pour un montant maximum de $ 500,000.00US Dollars. La fondation nationale achète actuellement le rein sain. Mon nom est Dr donald henry, suis un Néphrologue dans le rein National Hospital. Notre hôpital est spécialisé dans la chirurgie de rein et Nous nous occupons également de l'achat et de la transplantation de reins avec un vivant un donneur correspondant. Nous sommes situés en Inde, au Canada, au Royaume-Uni, en Turquie, aux Etats-Unis, en Malaisie, en Afrique du Sud, etc. Si vous êtes intéressé à vendre ou à acheter du rein, n'hésitez pas à nous contacter par courriel: Dr_henrydonald@doctor.com
Besoin de donateurs Geniune

En attente de votre réponse ....

Meilleures salutations….
Dr donald henry

Le 10-03-2017 à 21:41:11

Avatar dr henry

Salutations

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Besoin de donateurs Geniune

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Meilleures salutations….
Dr donald henry

Le 10-03-2017 à 21:41:48

Avatar kapriolosa

óäàëèòå,ïîæàëóéñòà! . s.up.ervi.so.r.201.5in.vino@gmail.comsu.p.er.v.i.so.r2.015.in.vin.o@gmail.comsupe.r.vis.or.2.0.15.i.n.vin.o@gmail.comsupe.rv.is.o.r20.15in.vi.n.o@gmail.comsu.pe.rv.i.sor2.01.5invino@gmail.com

Le 11-03-2017 à 08:19:17

Avatar Linda Oleg



Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:51:30

Avatar Linda Oleg



Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:52:06

Avatar Linda Oleg



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Le 24-03-2017 à 00:52:44

Avatar Linda Oleg

Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:53:45

Avatar Linda Oleg

Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:55:59

Avatar Linda Oleg

Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:56:37

Avatar Linda Oleg

Dieu bénisse le docteur Arthur lune pour m'aider à guérir mon type de diabète 2. Frères, j'ai souffert du diabète pendant une longue période de temps, j'ai essayé tant de remède, mais connu semble fonctionner. Mais j'ai eu un contact avec un médecin à base de plantes que j'ai vu tant de gens témoigner sur la façon dont ils ont tous été guéris de leurs diverses maladies et virus par ce médecin. Alors je lui ai expliqué tout mon problème, et il m'a promis de me guérir. Alors je lui ai donné tout bénéfice de doute, et voici qu'il a préparé le mélange de plantes, et il me l'envoyer dans mon pays. Aujourd'hui, je suis fier de dire que je suis diabète libre, et mon niveau de sucre a été restauré à la normale. Donc, dans le cas où vous êtes là souffrant de diabète et d'autres maladies ou le virus, je veux vous dire de contacter rapidement: Arthur Moon pour votre guérison. Courrier électronique: arthurmoon01@gmail.com

Le 24-03-2017 à 00:57:15

Avatar Michael Brown



Je suis si heureuse de ces ... J'ai été diabétique pendant un certain temps et j'ai suivi une grande variété de traitements, j'ai même combiné avec différentes plantes médicinales sans résultats clairs. Ma santé se détériorait de plus en plus. Mais grâce à une méthode que j'ai trouvé sur Internet pour obtenir les résultats que je voulais, je savais dès le début que cela pourrait m'aider, et j'ai commencé à suivre la méthode du Dr Moon et les résultats ont été merveilleux: je vous recommande d'obtenir En contact avec lui par courriel: arthurmoon01@gmail.com 

Le 24-03-2017 à 00:57:52

Avatar Michael Brown



Je suis si heureuse de ces ... J'ai été diabétique pendant un certain temps et j'ai suivi une grande variété de traitements, j'ai même combiné avec différentes plantes médicinales sans résultats clairs. Ma santé se détériorait de plus en plus. Mais grâce à une méthode que j'ai trouvé sur Internet pour obtenir les résultats que je voulais, je savais dès le début que cela pourrait m'aider, et j'ai commencé à suivre la méthode du Dr Moon et les résultats ont été merveilleux: je vous recommande d'obtenir En contact avec lui par courriel: arthurmoon01@gmail.com 

Le 24-03-2017 à 00:58:43

Avatar Sarah

Dieu bénisse Dr.OLA HERBAL HOME pour son travail merveilleux dans ma vie, j'ai été diagnostiqué une MALADIE d'herpès depuis 2014 et je prenais mes médicaments, je n'étais pas satisfait que j'avais besoin d'éliminer l'herpès de mon système, j'ai cherché à propos de certains Possibilité de guérison pour l'herpès MALADIE J'ai vu un commentaire sur Dr.OLA, comment il a soigné les maladies de l'herpès avec ses herbes, je l'ai contacté et il m'a guidé. J'ai demandé des solutions, il a commencé le remède pour ma santé, il m'a envoyé le médicament par l'intermédiaire de UPS SPEED POST. J'ai pris le médicament tel que prescrit par lui et 7 jours plus tard, j'ai été guéri des maladies de l'herpès, docteur OLA, vous êtes vraiment génial, avez-vous besoin de son aide aussi? Pourquoi ne pas vous contacter par l'intermédiaire de l'information de contact

Courrier électronique: drolaspelltemple1@gmail.com
Whatsapp le au +2348154636814

LE MÉDECIN OLA HERBAL HOME PEUT FAIRE CURRIR LA MALADIE SUIVANTE: -

1. VIH / SIDA
2. HERPES
3. CANCER
4. ALS
5. MENINGOENCEPHALITIS AMOÉBIQUE
6. ANTHRAX
7. PLAGUE
8. EBOLA
9. TROUVEZ DE EX LOVER POUR VOUS AUSSI VOUS AUSSI

Courrier électronique: drolaspelltemple1@gmail.com

Le 25-04-2017 à 17:43:33

Avatar Sarah Mark

Dieu bénisse Dr.OLA HERBAL HOME pour son travail merveilleux dans ma vie, j'ai été diagnostiqué une MALADIE d'herpès depuis 2014 et je prenais mes médicaments, je n'étais pas satisfait que j'avais besoin d'éliminer l'herpès de mon système, j'ai cherché à propos de certains Possibilité de guérison pour l'herpès MALADIE J'ai vu un commentaire sur Dr.OLA, comment il a soigné les maladies de l'herpès avec ses herbes, je l'ai contacté et il m'a guidé. J'ai demandé des solutions, il a commencé le remède pour ma santé, il m'a envoyé le médicament par l'intermédiaire de UPS SPEED POST. J'ai pris le médicament tel que prescrit par lui et 7 jours plus tard, j'ai été guéri des maladies de l'herpès, docteur OLA, vous êtes vraiment génial, avez-vous besoin de son aide aussi? Pourquoi ne pas vous contacter par l'intermédiaire de l'information de contact

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Courrier électronique: drolaspelltemple1@gmail.com

Le 25-04-2017 à 17:44:52

Avatar Helen James

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walking down my street, hopeless, i meet my old friend Tonia she was so
happy to see me and she pick me up to a fast food joint in the city of
Canada, she was my old time friend and class mate, but now she look
different, looking good riding a big car and wearing all sort of customize
jewelry i was jealous but since she is my very good friend i have to ask
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good friend and old friend of hers, she told me the secret of her wealth
behold i was so surprise that a voodoo spell caster can cast a lottery
spell and will send you the lucky numbers to win millions of dollars, as a
hopeless lady i have to try all alternative to make sure i get good money
and take care of my family, so believe me i contacted this Africa voodoo
spell caster name Dr ehiaghe, i contacted him quickly through his mail
address at(greatpapax@gmail.com) and he cast the spell and send me the hot
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will help you as well. because this is the only way to win the lottery and
the best way as well. all thanks goes to great doc, i promise to testifier
of your goodness all through my life for making me rich and famous if out
there you are poor your business is not working well or you also want your
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Email:greatpapax@gmail.com

Le 25-04-2017 à 17:50:06

Avatar VIVIAN

Hello everyone here on internet This is my first time to believe a VOODOO SPELL CASTER,Straight away after Dr.PAPA cast the Lottery spell for me, I felt enveloped by the control of the spell. This spell change my life into riches. I am now out of debts and experiencing the most amazing good luck with lottery after i won a huge amount of money. I have more luck now than I ever had in my life. i won ( $73,000,000). Dr PAPA, Your Lottery spell made wonders, I can't believe it. Thank you so much sir for dedicating your time to cast the Lottery spell for me.I am eternally grateful for the lottery spell Dr PAPA. did for me. You can email him for you own lottery number

Email: greatpapax@gmail.com

Le 25-04-2017 à 17:54:11

Avatar TerriTuH

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Le 12-05-2017 à 20:34:54

Avatar Samceask

Hello. And Bye.

Le 12-05-2017 à 22:39:31

Avatar achima abelard

Ma vie est belle à cause de vous Mein Helfer. Lord jesus dans ma vie comme une bougie dans l'obscurité. Vous m'avez montré la signification de la foi avec vos mots. Je sais même quand j'ai pleuré toute la journée en train de réfléchir, vous n'êtes pas en train de dormir, vous avez été chère pour moi. J'ai contacté le centre de traitement du Dr Itua en Afrique de l'Ouest. Un de mes amis ici, à Hambourg, elle vient d'Afrique aussi. Elle m'a parlé des herbes africaines, mais elle était nerveuse. Je me fais vraiment peur quand il s'agit d'Africain parce que j'ai entendu parler de ces personnes à cause de mon christianisme. Je prie Dieu pour la direction, je prends le pas audacieux et contactez-le sur le courrier électronique puis déplacez-vous vers whatsapp, il me demande si je peux venir pour le traitement ou vouloir une livraison, j'ai dit que je voulais le rencontrer. J'achète un billet 2ways en Afrique pour rencontrer le Dr Itua , Je suis allé là-bas et j'étais sans voix de personnes que je voyais là-bas.Patent, personnes malades.Dr Itua est un dieu envoyé au monde, j'ai raconté à mon pasteur à propos de ce qu'il y a, Pastor Bill Scheer Nous avons une merveilleuse bataille réelle avec l'esprit et Flesh.worship ce même soir, il prie pour moi et me demande de diriger, j'ai passé 2 semaines et 2 jours en Afrique chez Dr Itua Herbal Home, après le traitement, il me demande de rencontrer son infirmier pour le test de vih lorsque je l'ai fait était négatif, Je demande tout à fait à mon ami de m'emmener à un autre hôpital voisin quand je suis arrivé là-bas, c'était négatif. J'étais fort Avec le résultat, mais heureux en moi. Nous sommes allés au Dr Itua, je le remercie, mais je lui explique que je n'ai pas assez pour montrer mon appréciation, il comprend ma situation, mais lui promet de témoigner le bon travail de son. Merci à Dieu pour mon cher ami, Emma, ​​je sais qu'elle pourrait lire cela maintenant, je tiens à vous remercier. Et un grand merci au Dr Itua Herbal Center. Il m'a donné son calendrier que je place sur mon mur dans ma maison. Dr Itua peut aussi bien guérir la perte suivante ... Cancer, Hiv, Herpès, hépatite B, Inflammatoire du foie, Diabetis, Vous pouvez le contacter par email ou par whatsapp, @ .. drituaherbalcenter @ gmail.com, numéro de téléphone ... + 2348149277967 .. Il est gentil Doc, Parlez-lui bien. Je suis sûr qu'il vous écoutera aussi.

Le 20-06-2017 à 19:41:55

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