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12 sept 2017

 A risque mortel, le paracétamol à libération prolongée bientôt être retiré du marché

          L'Agence européenne du médicament annonce le retrait de toutes les spécialités contenant du paracétamol à libération prolongée car ils peuvent entraîner un risque de toxicité pour le foie allant jusqu'à la mort.
          De nouveaux médicaments vont faire l'objet d'un retrait du marché. Dans un communiqué de l'Agence européenne du médicament annonce l'arrêt de la commercialisation des médicaments contenant du paracétamol prolongé (LB). Contrairement au paracétamol à libération immédiate, la version prolongée reste plus longtemps dans le sang pour une action plus durable mais n'est indiquée que dans certains cas.
Un risque de complication hépatique mortel

          C'est l'Agence du médicament suédoise qui avait alerté sur les risques de surdosage. Une étude ayant ensuite prouvé que les patients n'étant pas assez informés ou ne sachant pas quelle forme de paracétamol ils ont pris, ils pourraient y associer un autre médicament contenant également du paracétamol ce qui expose à une surdose. Or selon l'Agence européenne du médicament 'EMA), si un patient se présente pour des symptômes liés à cette surdose et que le médecin n'est pas au courant qu'il a dans le sang du paracétamol à libération prolongée il ne pourra lui prodiguer l'antidote nécessaire. On peut alors craindre un endommagement hépatique grave pouvant entraîner le décès.

          Dans son communiqué l'EMA souligne particulièrement le risque lorsque le patient prend du Tramadol®. En conséquent la balance bénéfice/risque du paracétamol LB n'est plus favorable et l'agence demande le retrait toute spécialité en contenant en Europe.

 

12 sept 2017

 Prométhazine : ce médicament représente un danger sur le cerveau

          La revue médicale Prescrire alerte sur la prométhazine un médicament dont les effets graves sur le cerveau ne sont pas mentionnés dans la notice.

          Agitations, hallucinations, somnolence... En début d'année, deux Centre régionaux de pharmacovigilance auraient dénoncé ce type d'effets indésirables suite à l'injection de prométhaxine (Phernegan®), un traitement de prémédication avant une chimiothérapie ou une dialyse. Utilisé parce que le traitement habituel le dexchlorphéniramine (Polaramine®) était en rupture de stock, la revue Prescrire rapporte maintenant que 5 cas de troubles neurologiques et cardiaques auraient aussi été observés.
Des effet sur le cerveau non mentionnés dans la notice

          Le problème, c'est que sur les notices et mises en garde françaises les risques de symptômes extra-pyramidaux, c'est-à-dire des troubles neurologiques que l'on observe chez les patients atteints de la maladie de Parkinson (tremblements involontaires, muscles rigides, mouvements lents) ne sont pas mentionnés, alors que les risques de troubles du coeur oui. En revanche, en Grande-Bretagne, la revue Prescrire que tous ses effets indésirables sont très bien expliqués.

          "Les ruptures de stock que les firmes pharmaceutiques laissent s'installer sont des situations à risque pour les patients", souligne la revue médicale qui insiste pour que les aides soignants aillent au-delà des simples informations données par les pharmacies pour se renseigner sur les effets secondaires graves.


11 sept 2017

 5 médicaments désormais contre-indiqués si vous êtes allergiques au lait de vache

          Cinq produits injectables à base de méthylprednisolone contenant du lactose vont être reformulés.
          Les laboratoires Pfizer et Mylan ont décidé de reformuler certaines de leurs spécialités injectables à base de méthylprednisdolone. Elles sont désormais contre-indiquées aux personnes allergiques aux protéines de lait de vache.

          Il s’agit de cinq spécialités : Solumédrol® 20 mg/2 ml et 40 mg/2 ml pour usage parentéral, Méthylprednisolone Mylan® 20 mg, 40 mg et 120 mg (poudre pour solution injectable). Le lactose est extrait du lait de vache, il peut provoquer une réaction allergique chez des sujets allergiques aux protéines de lait de vache. Ces spécialités sont contre-indiquées à cause du lactose qu’elles peuvent contenir.
Manifestations allergiques graves

          Des cas de manifestations allergiques graves sont apparus après l’injection de méthylprednisolone, contenant l’excipient d’originie bovine, lors d’un traitement d’urgence d’allergies aigues. Dans une lettre aux professionnels de santé, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) déclare que "La majorité des patients étaient âgés de moins de 12 ans. Dans certains cas, l’absence d’amélioration des symptômes a été interprétée à tort comme un manque d’efficacité du corticoïde et a conduit au renouvellement de l’injection, aggravant d’autant plus l’état clinique des patients". Cette nouvelle contre-indication résulte donc de ces manifestations.
Changement de notices

            Afin d’éliminer toute trace de protéines de lait de vache, les cinq spécialités concernées vont être reformulées. En attendant ce changement, les notices et le résumé des caractéristiques des cinq produits vont être modifiés afin que la nouvelle contre-indication y figure. Néanmoins, les spécialités Solumedrol® 120 mg/2 ml, Solumedrol® 500 mg, Solumedrol® 1 g, Méthylprednisolone Mylan® 500 mg et 1 g ne sont pas concernées par cette nouvelle contre-indication car elles ne contiennent pas de lactose. Seulement le Solumédrol® mg/2 ml et 40 mg/2 ml pour usage parentéral est concerné par ce changement.


11 septembre 2017

 Quinine : ce médicament contre les crampes augmente le risque cardiaque

          Un médicament, prescrit à des centaines de milliers de personnes souffrant de crampes et du syndrome des jambes sans repos, pourrait les mettre en danger de problèmes cardiaques potentiellement mortels.
          Dans le Journal of The American Medical Association , l es chercheurs de la Royal Free Medical School et de l'University College de Londres ont constaté que les personnes qui prenaient de la Quinine étaient susceptibles de mourir prématurément. Ce médicament était, à l'origine, utilisé comme antipaludique avant d'être remplacé par des alternatives plus modernes.
Effets indésirables

           Il est souvent administré pour calmer l'inconfort musculaire, ce qui comprend le syndrome des jambes sans repos, un état du système nerveux qui provoque une envie irrésistible de déplacer ses jambes ou une sensation de crampes désagréable dans les pieds, les mollets et les cuisses. La Quinine (Quinimax®, Quinoforme® Quinine Sulfate Lafran®) est connue pour provoquer un rythme cardiaque anormal chez certains patients, ce qui peut déclencher des crises cardiaques. Il peut également affecter la coagulation et provoquer un accident vasculaire cérébral en créant l'obstruction d'une artère.
Associer à d’autres médicaments

          Les chercheurs ont constaté que les personnes qui prenaient de la Quinine pendant plus d'un an étaient 25% plus susceptibles de mourir plus tôt que celles qui ne prenaient pas le médicament. Ils pensent que la spécialité peut provoquer des effets indésirables à elle seule ou lorsqu’elle est associée à d’autres médicaments comme la Digoxine® (médicament contre l'insuffisance cardiaque) et certaines statines (médicament pour baisser l'hypercholestérolémie). L'auteur de l'étude, Irwin Nazareth, professeur de soins primaires au Collège universitaire de Londres, a déclaré : "De nombreux patients multiplient les médicaments en même temps et ajouter la quinine à leur traitement peut entrainer des problèmes."
Désapprouvé par les organismes

          Ce médicament n'est pas recommandé par les organismes de surveillance des soins de santé du Royaume-Uni comme l'Institut national pour l'excellence en santé et soins (NICE) ou l'Agence de réglementation des produits pharmaceutiques et médicaux (MHRA). Cependant, une nouvelle étude a révélé que 3,5 millions d’exemplaires de ce médicament sont délivrés au Royaume-Uni chaque année, et de nombreuses personnes prolongent la prise du médicament pendant des années. Cette étude démontre les dangers de la quinine. L'American Food and Drug Administration blâme le médicament pour 665 événements indésirables et 93 décès. Dans l'étude, les chercheurs ont analysé les ordonnances délivrées pour la quinine à des doses de 100 mg par jour ou plus pendant au moins un an. Sur 175 000 patients, environ un quart avait reçu de la quinine pour des crampes musculaires ou pour le syndrome des jambes sans repos. Le professeur Nazareth a déclaré : "Je conseille à tous ceux qui ont besoin de la quinine d'arrêter de la prendre, et les médecins généralistes seraient bien avisés de ne pas en prescrire."

 

 

11 août 2017


Méthylphénidate : Ce médicament provoquerait des troubles sur le cerveau

       Ce médicament, proche des amphétamines, aurait des effets secondaires neurologiques et psychiques graves sur le cerveau. Il serait donc à utiliser en "dernière option", selon la revue Prescrire.
"Des effets indésirables graves."

        La revue médicale indépendante Prescrire alerte sur les risques liés à la prise de Ritaline®, un médicament à base de méthylphénidate prescrit contre les troubles déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez l’enfant et l’adolescent. Cet amphétaminique psychostimulant a en effet fait l’objet de plusieurs années dizaines d’essais cliniques dont Prescrire fait la synthèse dans une note d’information publiée sur son site internet.

Nervosité, hallucinations et troubles de l’humeur

        Selon la revue, l’efficacité du méthylphénidate "semble modeste sur les symptômes, la qualité de vie et le comportement scolaire", au bout de quelques semaines de traitement, et "il expose à des effets indésirables graves". D’autre part, "le méthylphénidate est connu pour exposer à des effets indésirables graves cardiovasculaires et neuropsychiques ", rappelle la revue Prescrire . Les effets neuropsychiques comprennent, selon la notice du médicament, de l’agitation, un état de nervosité, de l’anxiété, des étourdissements, des modifications de l’humeur, des pensées suicidaires, des hallucinations ou encore des paralysies.

Opter pour la thérapie comportementale

       Mais alors comment prendre en charge l’hyperactivité ? " Des techniques de thérapie comportementale semblent efficaces pour réduire les symptômes [de l’hyperactivité]", souligne Prescire. Ces symptômes regroupent une agitation motrice, un déficit de l'attention et une impulsivité et engendrent des conséquences sociales, scolaires et familiales. "Le méthylphénidate (Ritaline®) […] semble être une dernière option , chez les enfants dont le comportement reste très perturbé malgré une prise en charge non médicamenteuse", préconise enfin la revue.

Ou pour la thérapie par le son: http://www.therapie-par-le-son.com/Pathologies/deficit_attention.htm
Et cela peut être utile pour toute la famille!

 

 


20 juillet 2017

Debridat, Debricalm : jugés dangereux, les médicaments à base de trimébutine désormais contre-indiqués chez les moins de 2 ans

En raison de graves effets secondaires, l’indication de ces médicaments anti spasmodiques est désormais restreinte. Ils seront par ailleurs contre-indiqués aux enfants de moins de deux ans. Explications.
Des indications restreintes et des contrindications. Le centre régional de Pharmacovigilance de Midi-Pyrénées avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) épingle les médicaments à base de trimébutine (Debricalm ® , Debridat ® et ses génériques), qui deviennent désormais contre-indiqués chez les enfants de moins de deux ans, rapporte le site du Moniteur des pharmacies .
Effets cutanés, neurologiques et cardiaques

Et pour cause : le centre de pharmacovigilance recense des effets indésirables graves tels que des effets cutanés et immuno-allergiques, mais aussi des effets neurologiques (somnolence, convulsions) et cardiaques (bradycardie) en cas de surdosage ou d’erreur médicamenteuse. Ces effets indésirables, mis en regard d’ "un faible niveau d'efficacité" chez les moins de deux ans a entraîné la réévaluation de la balance bénéfice/risque de ces médicaments antispasmodiques .
Indication restreinte et rappel de lots

Les médicaments à base de trimébutine ne seront donc plus indiqués dans les cas de troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires. Ces spécialités, qui existent sous forme orale ou injectable, "sont limitées dorénavant au traitement symptomatique des douleurs , des troubles du transit et de l’inconfort intestinal liés aux troubles fonctionnels intestinaux" , révèle Le Moniteur des pharmacies . De même, "les spécialités pédiatriques (Debridat ® enfant et nourrisson 4,8 mg/ml, granulés pour suspension buvable et Debridat ® , granulés pour suspension buvable) feront l’objet d’un rappel de lots jusqu'au retour des présentations mentionnant la contre-indication", souligne l’hebdomadaire sur son site internet.

 


3 Juillet 2017

Ces 3 médicaments pour les yeux augmentent le risque d'AVC

      La revue Prescrire alertent sur 3 médicaments qui augmentent le risque de formation d'un caillot dans le sang et multiplient le risque d'AVC par 2.
      Si vous êtes victimes de dégénérescence maculaire liée à l'âge attention ! La revue Prescrire conseille d'être vigilant après l'administration de médicaments avec effet anti-VEGF car ils augmenteraient le risque de thrombose.
      Ce type de médicament type ranibizumab (Lucentis®), le bévacizumab (Avastin®) et l'aflibercept (Eylea®) , est injecté directement dans l'oeil et a pour but de bloquer le facteur VEGF et ihniber la prolifération des vaisseaux sanguins. Ils peuvent également être prescrits par voie intraveineuse contre certains cancers.

Un risque de thrombose multiplié par 2

       Même si les doses par intraveineuse sont plus fortes qu'intravitréenne le risque reste présent, alerte la revue médicale. Les auteurs expliquent qu'une étude menée sur 8000 patients autraliens a montré un risque d'AVC ischémique proportionnel à la dose d'anti-VEGF injecté dans l'oeil entre 31 et 60 jours après l'administration."Une autre étude canadienne a montré une augmentation du risque de thrombose artérielle.

       Selon les auteurs "mieux vaut prendre en compte le fait que ce traitement augmente le risque dethrombose artérielle ou veineuses, en le multipliant problablemnt par deux.

Qu'est-ce qu'une thrombose ?

       La thrombose se définit par la formation d'un caillot sanguin dans une artère ou une veine. La thrombose veineuse (ou "phlébite") peut être superficielle lorsqu'elle touche les petites veines situées sous la peau, ou profonde lorsqu'elle atteint une veine plus grosse (jambes, cuisses, plis de l'aine).


2 juillet 2017

Diabète : ce type de médicaments mis en cause pour des risques mortels

       Une nouvelle famille de médicaments efficaces contre le diabète de type 2 comporterait un risque élevé de complication grave voire mortelle..

       Ils s’appellent les inhibiteurs SGLT2*. Ces médicaments anti diabète de type 2 ont fait leur apparition en 2014 sous les noms dapagliflozine, canagliflozine et empagliflozine. Leur principe : ils abaissent les taux de glycémie en facilitant l’élimination du glucose dans les urines. Mais attention, ces traitements ne sont pas sans risque, selon des chercheurs en épidémiologie du Birgham and Women’s Hospital de Boston (Etats-Unis). Ils publient une étude dans le New England Journal of Medicine, dans laquelle ils expliquent que les inhibiteurs SGLT2 peuvent augmenter le risque d’acidocétose diabétique , une complication parfois mortelle du diabète.
Deux fois plus d’acidocétose diabétique

       Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont appuyés sur un panel de 38 045 patients diabétiques de type 2 prenant des inhibiteurs SGLT2. Ils ont comparé leur état de santé à 38 045 autres patients soignés avec un autre type d’inhibiteurs (les DPP4). Au bout de 180 jours, ils ont constaté que 55 patients sous inhibiteurs SGLT2 avaient déclaré une acidocétose diabétique , contre seulement 26 patients sous inhibiteurs DPP4 .            L’acidocétose diabétique correspond à des niveaux élevés de cétones, des composés acides, dans le sang et se manifeste par des vomissements, des douleurs abdominales, des essoufflements et des œdèmes cérébraux. Elle peut s’avérer fatale si elle n’est pas prise en charge rapidement.
Une complication sous-évaluée ?

        L’acidocétose diabétique est une complication fréquente en cas de diabète de type 1, mais plus rare chez les personnes souffrant de diabète de type 2. Cette complication est donc à surveiller de près, car ses symptômes sont par nature rarement recherchés chez les diabétiques de type 2. "Le risque d’effet secondaire pourrait en fait être même plus élevé que ce que nous avons trouvé à cause d’erreurs de diagnostic ou de sous-évaluations", s’inquiète le docteur Michael Fralick, co-auteur de l’étude, cité par MedicalXpress. Prochaine étape pour les chercheurs ? Comprendre pourquoi et comment les inhibteurs SGLT2 augmentent le risque d’acidocétose diabétique, pour remédier à ce problème.

*pour Inhibitors of sodium–glucose cotransporter 2 (inhibiteurs du co-transporteur rénal sodium-glucose de type 2).

 


28 Juin 2017

Tussipax, Neo-Codion, Eucalyptine : vaste rappel de lots de sirops pouvant être dangereux pour certains patients

       L'Agence nationale du médicament annonce le rappel de sirops pour la toux suite à la contre-indication émise de la codéine chez les enfants de moins de 12 ans.
       L’Agence nationale du médicament (ANSM) a publié le 22 juin 2017 un rappel de produits contre la toux , dans un "intérêt de protection de la santé publique". "Cette décision de rappel fait suite à une demande de l’ANSM de retirer du circuit de distribution les lots de spécialités non périmés à ce jour dont les informations qui figurent sur les articles de conditionnement ne prennent pas en compte les restrictions d’utilisation de la codéine chez l’enfant de moins de 12 ans dans le traitement de la toux" indique l'agence dans son communiqué. Ce rappel concerne les officines et les circuits de distribution pharmaceutique.
3 laboratoires concernés par le rappel

Le rappel concerne les laboratoires BAILLEUL, BOUCHARA-RECORDATI et HEPATOUM (solutions buvables en gouttes, sirops).

Laboratoires BAILLEUL :

TUSSIPAX® , solution buvable en gouttes, code CIP: 34009 310 965 4 2
- Lot OP19 (péremption : octobre 2017)
- Lot OP20 (péremption : novembre 2017)- Lot OP21 (péremption : décembre 2017)

Les spécialités Tussipax®, comprimé et sirop ne sont pas concernées par ce rappel de lots.

Laboratoires BOUCHARA-RECORDATI :

NEO-CODION ENFANTS® , sirop (Boîte de 1 flacon de 125 ml), CIP n° 34009 307 101 2 8
- Lot 281 (péremption : 08/2017)
- Lot 282 (péremption : 01/2018)
- Lot 283 (péremption : 04/2018)
- Lot 284 (péremption : 07/2018)
- Lot 285 (péremption : 11/2018)
- Lot 287 (péremption : 07/2019)
- Lot 288 (péremption : 11/2019)
- Lot 289 (péremption : 02/2020)

Les autres lots de NEO-CODION ENFANTS®, sirop et les spécialités NEO-CODION®, comprimé enrobé, NEO-CODION ADULTES® sirop et NEO-CODION NOURRISSONS® sirop ne sont pas concernés par ce rappel de lots.

Laboratoires HEPATOUM :

EUCALYPTINE LE BRUN® , sirop, CIP : 34009 303 814 4 1
- Lot 361 (péremption : Septembre 2017)
- Lot 362 (péremption : Septembre 2017)
- Lot 363 (péremption : Septembre 2017)

Les autres lots d'EUCALYPTINE LE BRUN®, sirop ne sont pas concernés par ce rappel de lot et ne seront pas repris."
Des restrictions qui datent de en 2015

       En 2015, l’ANSM annonçait que les sirops contre la toux contenant de la codéine étaient désormais contre-indiqués chez les tous les enfants de moins de douze ans, chez les adolescents entre 12 ans et 18 ans présentant des troubles respiratoires, en cas d’allaitement (la codéine pouvant passer dans le lait maternel et jusqu'à l'enfant allaité) et chez les patients qui métabolisent (en morphine) trop rapidement cette molécule.

 

 

26 juin 2017
Anti-inflammatoires en vente libre : ils donnent aussi des crises cardiaques
Un médicament reste un médicament...
Vous prenez des anti-inflammatoires en vente libre  en  pharmacie  ?  Ne  croyez  pas  que  cela   leur  confère  un  caractère  sécuritaire,  si  l’on  en   croit une grande étude danoise : si vous optez pour de  l’Ibuprofène,  vous  avez  un  risque  majoré  de   31  %  de  faire  une  crise  cardiaque  et  de  50  %  pour   du Diclofénac 5 !

 


22 Juin 2017
Previscan® : alerte sur un nouveau danger lié à ce médicament pour le cœur

       Une enquête de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a découvert que certains anticoagulants, notamment ceux qui contiennent de la fluindione, peuvent engendrer des complications d'ordre immuno-allergique.
       L’Agence Nationale de Sécurité du médicament (ANSM) a déclaré, lors d’un point d’information le lundi 19 juin, que les antivitamines K (AVK), et plus particulièrement la fluindione , pouvaient causer des effets indésirables d’ordre immuno-allergique.
La fluindione : anticoagulant à effets indésirables

       L’ANSM a mis en place une enquête réalisée par le Centre Régional de Pharmacovigilance de Lyon afin d’évaluer l’incidence des effets des antivitamines K . Ils ont comparé le niveau de risque d’atteintes immuno-allergiques entre deux types d'AVK : la fluindione et ceux de la famille des coumariniques (warfarine et l’acénocoumarol) .

Résultat ? L’utilisation de fluindione est plus souvent associée à la survenue d’ atteintes immunoallergiques "rares mais sévères" par rapport aux autres . Ces atteintes sont surtout rénales à type de néphropathie tubulo-interstitielle isolée ou associée à des signes d’ hypersensibilité .

"Un arrêt précoce du traitement par fluindione associé à une corticothérapie permet le plus souvent une régression des atteintes observées".

       L'agence ajoute cependant que la poursuite du traitement par fluindione chez des patients traités depuis plus de 6 mois "peut être privilégiée en fonction de l’analyse réalisée par le praticien afin d'évaluer les risques liés à un changement de traitement par rapport aux risques propres de la fluindione ( le risque immuno-allergique est réduit au-delà de 6 mois de traitement )". En revanche, si le traitement a débuté depuis moins de 6 mois , il faut régulièrement surveiller la fonction rénale au cours des 6 premiers mois ainsi que "tout signe pouvant évoquer un effet indésirable immuno-allergique de type cutané, hépatique ou hématologique" .
Des avertissements envers les professionnels de santé

       L’ANSM a également publié une lettre de mise en garde à destination des professionnels de santé afind e les avertir des résultats obtenus.

       Lors du début d’un traitement anticoagulant oral, les professionnels de santé doivent "prendre en compte l’ensemble des bénéfices et des risques attendus . En particulier, le risque d’effets indésirables immuno-allergiques . En conséquence, l’ANSM recommande aux professionnels de santé de privilégier la prescription d’un AVK de la famille des coumariniques en cas d’initiation d’un traitement AVK".
Les signes d'effets indésirables à surveiller

       L’Agence a également publié quels pouvaient être les manifestations des effets indésirables de l’anticoagulant : une insuffisance rénale ou une aggravation d’une insuffisance rénale préexistante (baisse importante et brutale du volume des urines, fatigue inhabituelle, etc), des anomalies de la peau (un œdème local, un brusque gonflement du visage et du cou, une démangeaison, un urticaire, un eczéma, des taches rouges sur la peau, rougeur se généralisant à tout le corps avec des pustules, et souvent accompagnée de fièvre), une anomalie de la formule sanguine et de certains paramètres biologiques en particulier hépatiques, une gêne respiratoire, une fièvre…
Le Préviscan (fluindione) : qu’est-ce que c’est ?

       Il s’agit d’un anticoagulant de la classe des anti-vitamines K (AVK). Il ralentit la coagulation sanguine et est indiqué par exemple lors d’une fibrillation auriculaire (trouble du rythme cardiaque), de thromboses veineuses ou d’embolies pulmonaires.

Selon les données basées sur le nombre de doses journalières sur l’année 2016 données par l’ANSM, 82% des patients traités par AVK reçoivent de la fluindione , tandis que 13% reçoivent de la warfarine (Coumadine) et 5% de l’acenocoumarol (Minisintrom et Sintrom).

 

 

12 Juin 2017

Ces médicaments toxiques pour votre foie

       Plus de 1100 médicaments sont susceptibles d'être toxiques pour le foie. Medisite fait le point sur les plus courants avec le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux et secrétaire de la l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

        Le surdosage en paracétamol (Dafalgan®, Doliprane®, Efferalgan®...) est la principale cause de développement à court terme de l’insuffisance hépatique. La molécule de paracétamol, après son ingestion, étant transformée par le foie en un métabolite toxique (N-acétyl p-benzoquinone imine) qui au-dessus de 4g/jour* en détruit les cellules.
       A l'origine du surdosage, on trouve fréquemment la recherche d'un soulagement rapide de la douleur ou de la fièvre sans vérifier la posologie et le mode d'administration, ainsi que le mélange des médicaments**.
        Les premiers symptômes arrivent après 24h, et restent assez banals (nausées, vomissements, manque d'appétit, douleurs abdominales). Au bout de 3 jours, s'ajoutent de la fatigue, un teint jaune, des migraines, une digestion difficile, des éruptions cutanées.
Que faire : contactez le Samu (15).

* ne pas dépasser 5 jours d'automédication aux posologies indiquées.
** près de 450 médicaments disponibles sans et sur ordonnance contiennent du paracétamol.

Antibiotiques : l'Augmentin®, le plus connu

       Mais le plus connu, parce que l'un des plus prescrits, reste l'Augmentin®" explique le Pr de Lédinghen.
A quelle dose : à n'importe quelle dose.
       Les principaux signes hépatiques : des signes non spécifiques peuvent prédominer tels que de la fatigue, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une fièvre. Un teint jaune est parfois présent, éventuellement accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement. Les symptômes de toxicité hépatique apparaissent en général de quelques jours à quelques semaines après avoir commencé le médicament.
Que faire : prévenir votre médecin. Le plus souvent l'hépatite guérit sans séquelle après plusieurs semaines après l'arrêt du traitement.

Anti-inflammatoires : gare à l'Advil®
       Le plus connu reste l'Ibuprofène* que l'on donne en cas de douleurs et d'inflammations modérées" explique le Pr de Lédinghen.
A quelle dose : à n'importe quelle dose.
Les principaux signes hépatiques : un teint très jaune peut apparaître plusieurs jours à plusieurs semaines après la première prise, accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement.
Que faire : prévenir votre médecin. "C'est souvent plus grave que pour les antibiotiques. En général, la guérison est complète, mais dans de rares cas, cela peut entraîner une insuffisance hépatique, voire le décès."

*Médicaments contenant de l'ibuprofène : Advil®, Nureflex®, Spedifen®...

Coeur, acné, thyroide... Les autres médicaments à risque

- Presque tous les antirétroviraux pour lutter contre le VIH ont été associés à des effets secondaires sur le foie, mais plus particulièrement la névirapine (Viramune®), la stavudine (Zerit®), la didanosine (Videx®), la zodovudine (Retrovir®, Combivir®).
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- Des médicaments pour traiter les problèmes cardiaques : l'amiodarone (Cordarone®), les inhibiteurs calciques, la quinidine...
- Des médicaments pour traiter le cancer : l'oxaliplatine, le tamoxifène...
- Des antifongiques comme la terbinafine ou le kétoconazole.
- Un antiacnéique : l'isotrétinoïne (Curacné®).
- Un antithyroïdien : le propylthiouracil
- Un médicament pour traiter l'asthme : le montélukast (Singulair®).
- Des antidépresseurs : la duloxétine (Cymbalta®), la tianeptine (Stablon®)...
- Des antiépileptiques : la carbamazépine (Tegretol®), le phénobarbital (Gardenal®)...

* la liste n'est pas exhaustive.

8000 accidents hépatiques par an

Les accidents restent cependant très rares puisqu'on ne constate que 8000 cas/an d'hépatites médicamenteuses en France.
Pourquoi : la majorité des hépatites sont liées à la transformation du médicament par le foie en des métabolites réactifs. Dans de rares cas, ils produisent une réaction immuno-allergique ou toxique qui abîment l'organe. Certains médicaments sont cependant plus susceptibles de provoquer ce type de réactions (paracétamol...).
Chez qui : "L'accident hépatique est souvent imprévisible. Tout le monde est concerné même si les personnes âgées demeurent les plus touchées. En cause : le vieillissement du foie et le fait qu'elles prennent plus de médicaments" explique le Pr de Lédinghen.

Source: Pr Victor de Lédinghen, Hépatologue au CHU de Bordeaux, et secrétaire de l'AFEF.

 

 

6 juin 2017

Opioïdes : 50 000 personnes seraient mortes l’an dernier à cause de ces médicaments

       Les opioïdes, ces substances médicamenteuses qui stimulent les récepteurs opiacés du système nerveux, sont prescrites dans plusieurs indications, notamment le traitement du cancer. Aux États-Unis, ils font de plus en plus polémique et des laboratoires pharmaceutiques sont mis en cause.

        Selon l'AFP, mercredi 31 mai 2017, l’État américain aurait porté plainte contre cinq entreprises pharmaceutiques qui n’auraient pas spécifié les risques d’addiction liés à certains opioïdes , des analgésiques dérivés de la morphine ( J ohnson & Johnson, Teva, Allergan, Endo et Purdue Pharma ). Il les accuse de ne pas avoir mentionné le risque de dépendance très élevé lié à la prise de ces antidouleurs. Le ministre de la Justice de l’Ohio, Mike DeWine, aurait affirmé dans un communiqué que ces "producteurs de médicaments […] ont fait croire que les opiacés n’étaient pas addictifs, que l’addiction était facile à surmonter ou qu’elle pouvait être traitée en prenant encore plus d’opiacés". L’Ohio est le second état, après le Mississippi, à poursuivre en justice les fabricants d’opiacés.
50 000 personnes tuées l’an dernier : des chiffres alarmants

       Selon les autorités américaines, 50 000 personnes auraient subi une overdose due à ces médicaments l'an passé. En 2014, plus de 2,1 millions de personnes sont mortes d’une surdose dans 50 États d’après le magazine américain Cleveland. Lors d'une conférence de presse le 31 mai, Mike DeWine a rappelé qu'en 2014 " les entreprises pharmaceutiques ont dépensé 168 millions de dollars dans leurs représentants commerciaux, afin d’influencer les prescriptions d’opiacés". C es addictions seraient bien connues de ces industries qui auraient préféré en cacher les risques pour pouvoir tirer profit des personnes souffrant de maladies nécessitant des antidouleurs puissants.

       Selon Le Monde, plusieurs entreprises pharmaceutiques auraient répondu à cette accusation, contestant les attaques du ministre de la justice. Johnson & Johnson a affirmé dans un communiqué être "fermement convaincus que les allégations de cette plainte sont infondées à la fois sur le plan légal et factuel. Janssen a agi de façon appropriée, de façon responsable et dans le meilleur intérêt des patients concernant [les] traitements à base d’opiacés contre la douleur […]." Purdue Pharma assure de son côté que la direction "partage les préoccupations du ministre de la justice à propos de la crise des opiacés" et souhaite s’engager "à travailler de façon collaborative pour trouver des solutions".

       Le Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies américain (Centers of Disease Control and Prevention) rappelle également les risques liés à la prise d'opioïdes, considérés comme étant de la drogue.
Les opioïdes, c'est quoi ?

       Ces substances existent à l'état naturel dans notre organisme, libérées par certains organes comme le cerveau ou le tube digestif. Elles sont très utilisées dans le traitement de la douleur car elles permettent de la contrôler. Différents types de médicaments en possèdent sous plusieurs formes : comprimés, gélules, patchs...

Parmi les opioïdes les plus célèbres : la codéine, la morphine, le tramadol, le fentanyl.

En France, quelques centaines de décès chaque année seraient liés à un opioïde médicamenteux, soit plus que les overdoses d'héroine. "En plus de ces augmentations de cas, ce qui nous préoccupe est que ce sont majoritairement des femmes, d’âge médian 60 ans, sans notion d’addiction ni de cancer ou de soins palliatifs " soulignait Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) au Monde.fr.

 


14 Mai 2017

Suspension de 11 médicaments génériques

        L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) annonce la suspension par précaution de 11 médicaments génériques prescrits contre les allergies, l’anxiété et l’hypertension.

        Des suspensions "à titre de précaution". Dans un point d’information daté du 3 mai 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonce la suspension des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) de 11 médicaments génériques contenant les substances actives hydroxyzine ou perindopril/indapamide (seules ou en association). L’hydroxyzine est prescrit contre les allergies et les manifestations mineures de l’anxiété tandis que le perindopril/indapamide est un traitement de l’hypertension.

Des manquements aux Bonnes Pratiques Cliniques lors des essais scientifiques

       Cette décision fait suite à une évaluation du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) émise en mars 2017 qui montrait du doigt des manquements aux Bonnes Pratiques Cliniques , "[ôtant] toute validité scientifique aux études de bioéquivalence*" menées sur deux sites indiens (Chennai et Coimbatore) du centre de recherche Micro Therapeutic Research (MTR) Labs entre juin 2012 et juin 2016. Même si " aucun élément n’a, à ce jour, conduit à établir un risque avéré pour la santé humaine ou un manque d’efficacité de ces médicaments ", l’ANSM fait preuve de prudence en actant cette suspension.
"Aucun risque de rupture de traitement"

Les produits concernés sont les suivants :
- Hydroxyzine ZENTIVA 25 mg, comprimé pelliculé sécable SANOFI AVENTIS France
- Hydroxyzine MYLAN 25 mg, comprimé pelliculé sécable MYLAN SAS
- Hydroxyzine SANDOZ 25 mg, comprimé pelliculé sécable SANDOZ
- Hydroxyzine BIOGARAN 25 mg, comprimé pelliculé sécable BIOGARAN
- Hydroxyzine ARROW 25 mg, comprimé pelliculé sécable ARROW GENERIQUES
- Hydroxyzine CRISTERS 25 mg, comprimé pelliculé sécable CRISTERS
- Hydroxyzine EG 25 mg, comprimé pelliculé sécable EG LABO
- Hydroxyzine TEVA 25 mg, comprimé pelliculé sécable TEVA SANTE
- Perindopril/Indapamide Zydus France 2 mg/0,625 mg, comprimé ZYDUS France
- Perindopril/Indapamide Zydus France 4 mg/ 1,25mg, comprimé ZYDUS France
- Perindopril/Indapamide Zydus France 8 mg/ 2,5mg, comprimé ZYDUS France
"Aucun risque de rupture ou d’interruption de traitement n’est à craindre dans la mesure où ces médicaments sont disponibles sous d’autres marques ", rassure enfin l’ANSM.  

 

 

30 Avril 2017

6 médicaments qui peuvent abîmer votre cerveau

       Perte de mémoire, troubles anxieux, addiction… En raison de leurs effets à court et long terme sur le cerveau, certains traitements sont à prendre avec précaution, et le moins longtemps possible.

       Plusieurs études ont montré un lien entre utilisation des benzodiazépines et pertes de mémoire ou apparition de maladies comme celle d'Alzheimer à long terme. " Cependant, on n'a pas encore montré qu'il y a un lien de cause à effet. Ces médicaments sont en effet utilisés chez des patients anxieux, qui sont de toute façon plus à risque pour les troubles de la mémoire. Il s'agit donc d'une inquiétude mais pas d'une certitude ", nuance le Dr Michel Dib, auteur des livres " Auto-guérison physique, psychique, émotionnelle " et " Perte de mémoire ou maladie d'Alzheimer ? " (Editions Josette Lyon). Comme ils entraînent également un risque d'addiction et des troubles de la vigilance, la prudence recommande de limiter au maximum les doses prescrites et la durée d'utilisation et les doses prescrites.

       Celle-ci est d'ailleurs limitée à 4 semaines pour les benzodiazépines hypnotiques (Rohypnol®, Noctamide®... et apparentés : Stilnox®/Zolpidem®) et 8 semaines pour les benzodiazépines anxiolytiques (Xanax®, Lexomil®, Ativan®, Valium®... et génériques), notamment pour ne pas provoquer d'accoutumance.

Anticholinergiques : ils accélèrent le déclin du cerveau
       Cette classe de médicaments regroupe des antidépresseurs, des antipsychotiques, des antispasmodiques, des anxiolytiques, des anti-asthmatiques, des traitements contre la maladie de Parkinson ou encore contre l'incontinence urinaire.
       "Tous réduisent ou inhibent l'action de l'acétylcholine, un neuromédiateur clé. Il est donc logique qu'ils aient des effets sur le système nerveux et sur la mémoire, à plus ou moins long terme", explique le neurologue.
       Les risques seraient particulièrement marqués chez les personnes âgées, qui cumulent souvent plusieurs médicaments de ce type, avec notamment une accélération du déclin cognitif et un risque accru de démence . Certains étant vendus sans ordonnance, l'idéal est donc de faire le point avec son médecin pour éviter au maximum de combiner plusieurs anticholinergiques et privilégier les plus légers (tous n'ont pas la même force d'action).

Antalgiques opioïdes type morphine : responsables de troubles anxieux
       Les antalgiques opioïdes morphiniques (morphine et dérivés, oxycodone®, fentanyl®) sont les antidouleurs les plus puissants (antalgiques de palier 3).
       "Ils agissent sur tous les neurotransmetteurs pour court-circuiter la douleur et ont un effet dépresseur central du flux neuronal : ils peuvent donc être responsables de troubles de la mémoire et peuvent également induire des troubles anxieux", explique le neurologue. Ils sont donc à n'utiliser qu'en dernier recours, lorsque les autres antidouleurs et méthodes alternatives s'avèrent inefficaces, en utilisant toujours la plus petite dose efficace, sur un temps le plus court possible.

Anti-épileptiques : ils font perdre la mémoire
       Les médicaments anticonvulsivants ne sont pas non plus anodins pour le cerveau.
"Ces médicaments agissant comme dépresseurs du système nerveux central, ils entraînent souvent des troubles de la mémoire . Mais ces derniers sont généralement transitoires. Il n'est pas prouvé qu'ils aient un effet sur la mémoire à long terme", rassure le neurologue. D'autres effets secondaires neurologiques sont possibles, ils sont d’ailleurs inscrits clairement sur la notice : somnolence, vertiges... mais là encore ces effets sont transitoires.

Cholestérol : des médicaments mauvais
       Ces médicaments sont utiles et généralement efficaces pour faire baisser le cholestérol chez les personnes en hypercholestérolémie, dans l'objectif de protéger leur santé cardiovasculaire.
        Cependant, ils ne sont pas dénués d'effets secondaires, à court et peut-être aussi à long terme, même si les études sont encore peu nombreuses. Les statines peuvent par exemple entraîner des douleurs musculaires . Mais surtout, certaines études pointent du doigt de possibles effets sur le cerveau, avec plus de troubles cognitifs. Celui-ci a en effet besoin de bon cholestérol dans ses membranes pour fonctionner correctement et une diminution trop importante pourrait le mettre en danger. Un taux de cholestérol trop bas pourrait notamment être associé à plus de dépression ou d'anxiété. Certains médecins estiment donc que ces médicaments ne devraient pas être prescrits systématiquement. Attention, n'arrêtez jamais votre traitement sans en discuter avec votre médecin, afin de faire le bilan entre les bénéfices et les risques pour votre santé.

Moins d'inquiétude avec les antidépresseurs
       "Contrairement aux benzodiazépines, les antidépresseurs auraient plutôt un effet régénérateur sur le cerveau et tendance à améliorer la mémoire à long terme.
       Des études sous IRM ont en effet observé qu'ils augmentent la taille de l'hippocampe, la zone du cerveau qui joue un rôle primordial dans la mémoire", note le Dr Dib. Mais, pour que ces médicaments qui jouent sur les neurotransmetteurs (sérotonine et noradrénaline) n'aient pas d'effet néfaste sur le cerveau, ils doivent être prescrits pour les bonnes indications : vraie dépression et troubles anxieux uniquement. Les médecins les prescrivent en revanche de moins en moins aux enfants et adolescents, en pleine maturation du système nerveux.

 

 

28 Avril 2017

Anti-inflammatoires stéroïdiens : ils rendraient les os plus fragiles

       Sur le long terme, les anti-inflammatoires stéroïdiens baisseraient la densité osseuse et augmenteraient le risque de fractures selon une étude australienne.
       Prendre des corticostéroïdes ou corticoïdes* (anti-inflammatoires stéroïdiens, dérivés du cortisol et de la cortisone) sur le long terme augmente le risque de fractures, selon une étude de l’université de South Australia (Australie). Ce type de médicaments est prescrit pour maîtriser l’inflammation dans le cadre de problèmes chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde ou d’autres types de maladies inflammatoires et auto-immunes. Selon les résultats de l’étude, les patients soumis à des traitements depuis longtemps ne possèdent pas la densité osseuse recommandée.
Suivre un plan de santé

       "Nous savons à quel point les corticostéroïdes sont efficaces, mais notre examen montre que les personnes âgées qui prennent ces médicaments par voie orale et sur le long terme doivent régulièrement tester leur densité osseuse. Or pour l’instant ce n’est pas le cas", a déclaré le Dr Kerrie Westaway, à la tête de cette étude qui a passé en revue des données du département des anciens combattants.
       Il préconise donc de suivre des plans de santé, notamment lorsque les doses sont supérieures à 5 mg par jour : traitements de calcium et de vitamine d, exercices légers, prévention des fractures... "Il est important que les personne qui prennent des corticostéroïdes oraux depuis longtemps comprennent leurs effets néfastes et puissent en discuter avec leur médecin ou leur pharmacien,afin de mettre en place des stratégies pour protéger les os".

*prednisone®, prednisolone®, méthylprednisolone®, bêtaméthasone®, dexaméthasone®


3 Avril 2017

Mise en garde sur des collyres potentiellement dangereux pour les enfants

       L'Agence nationale de sécurité du médicament rappelle le risque plus élevé d'effets indésirables digestifs, cardiaques et neurologiques, chez les enfants lors de l'utilisation de collyres dits "mydriatiques", permettant de dilater la pupille.

       Le 23 mars 2017, l'Agence nationale du médicament (ANSM) rappelle qu'ils présentent "plus de risques que les adultes de développer des effets indésirables généraux après l’instillation d’un collyre mydriatique, du fait d’un passage systémique potentiel".           

       Utilisés pour dilater la pupille ou en cas de cycloplégie (paralysie du muscle oculaire l'empêchant d'accomoder de près), ces collyres peuvent agir au niveau digestif, cardiaque et du système nerveux central . " Des cas graves d’effets indésirables, parfois mortels, ont été rapportés chez des enfants ayant reçu des collyres mydriatiques ; la survenue de ces effets indésirables graves est souvent décrite dans le cadre d’une association de collyres mydriatiques" précise l'Agence.
Appuyer sur l'angle interne de l'oeil pendant 1 minute

Par précaution, l'ANSM recommande :

- chez le prématuré et le nouveau-né, d’adopter une grande prudence lors de l’administration de ces collyres, en raison notamment des risques digestifs (distension abdominale, iléus, occlusion) et des risques hémodynamiques

- chez tous les enfants, de ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné (respecter l’espacement recommandé entre les instillations)

- d’appuyer sur l’angle interne de l’œil pendant une minute pour occlure les points lacrymaux et d’essuyer sur la joue de l’enfant la partie du collyre administré qui s’y écoule, afin d’éviter tout risque d’ingestion, de limiter les effets systémiques, et, chez le prématuré, de prévenir le risque de passage au travers de la peau.
5 collyres concernés en France

        Deux types de collyres peuvent être utilisés en ophtalmologie pour dilater la pupille ou effectuer une cycloplégie : les agents anticholinergiques et antimuscariniques ( atropine, cyclopentolate, tropicamide et homatropine) et les alpha-mimétiques (phényléphrine). En mars 2017, les médicaments commercialisés en France dans cette indication sont :

- Atropine collyre à 0,3%, 0,5% et 1% pour l’atropine ;

- Skiacol collyre 0,5% pour le cyclopentolate, contre-indiqué avant 1 an ;

- Mydriaticum collyre à 0,5% pour le tropicamide ;

- Isopto-Homatropine collyre à 1% pour l’homatropine ;

- Néosynéphrine collyres à 2,5%, 5% et 10% pour la phényléphrine.

A noter : la phényléphrine collyre 10% est contre-indiquée chez l’enfant de moins de 12 ans ; l’atropine collyre 1% est réservée aux adultes et adolescents de plus de 12 ans.

 


le 16 mars 2017

       Ces 2 antidouleurs augmenteraient jusqu’à 50% le risque de crise cardiaque

Deux anti-inflammatoires très couramment utilisés pourraient augmenter le risque de troubles cardiaques, selon une étude danoise. Leurs conclusions s'ajoutent à une longue liste de reproches faites à l'encontre de ces médicaments.
       Nous sommes des millions à en prendre : les anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) diclofenac* et ibuprofène* augmenteraient respectivement de 50 et 31% le risque de crise cardiaque, selon une étude danoise. Les 2 médicaments sont utilisés en cas de douleurs légères à modérées (maux de têtes, maux de ventre...) ou dans le traitement de certaines maladies rhumatismales.

       Les chercheurs ont passé au crible près de 29 000 dossiers de patients victimes d’une crise cardiaque à l’extérieur de l’hôpital entre 2001 et 2010 pour aboutir à cette conclusion. Parmi eux, 3 376 ont été traités par AINS jusqu'à 30 jours avant l'événement. L'ibuprofène et le diclofénac étaient les plus couramment utilisés, représentant respectivement 51% et 22% des prises.
Echo à une autre étude de 2016

       Selon eux, une prise à long terme provoquerait des réactions chimiques dans le corps, qui conduirait à une pression supplémentaire sur le cœur. "Le fait d'autoriser l'achat de ces médicaments sans ordonnance et sans conseil ou restriction envoie un message au public selon lequel ils seraient totalement sans risque", a déclaré le professeur Gunnar Gislason, de l'hôpital universitaire de Copenhague au Danemark.

       Ce n’est pas la première fois que les anti-inflammatoires sont dans le viseur des scientifiques : en février 2017 une étude montrait que les AINS prescris contre le rhume ou la grippe pouvaient tripler le risque de crise cardiaque. En septembre 2016, une autre étude parlait d'une augmentation de 20% des mêmes risques suite à la prise d’AINS sur le long terme. Le diclofenac a également été mentionné dans la liste des 91 médicaments à "Ecarter pour mieux soigner" de la revue Prescrire en janvier 2017.

* entre dans la composition de : Voltarène ®, Xenid ®, Misoprostol ®
* entre dans la composition de : Advil ® , Anadvil ® et Rhinadvil ® , Antarène ® , Brufen ® , Cliptol ® , Intralgis ® , Nureflex ® et Nurofen ® , Solufen ® , Spedifen ® , Upfen ® , Vicks Rhume ®

 

 

10 mars 2017

Protelos® : fin de commercialisation du médicament anti ostéoporose si critiqué

       Les laboratoires Servier annoncent arrêter définitivement la production du médicament Protelos®, sous surveillance renforcée depuis 10 ans.
       La fin d’une histoire mouvementée ? Les laboratoires Servier ont annoncé stopper la production du médicament Protelos® , prescrit contre l’ostéoporose sévère depuis 2004 en France. "La fabrication s’arrête de façon définitive au 31 août [2017] et pour le monde entier", a en effet déclaré une porte-parole du groupe Servier, citée par le journal Ouest France.
"Des raisons essentiellement commerciales"

       Pour expliquer l’arrêt définitif de la production de Protelos®, le laboratoire évoque "des raisons essentiellement commerciales". Servier a également informé l’ANSM de cette décision le 10 février 2017, invoquant le fait que "l’indication de Protelos® est restreinte et son utilisation est limitée " et que " le nombre de patients traités par le Protelos® diminue constamment ", selon l’extrait de la lettre officielle publiée sur le site du laboratoire.
Des cas d’effets secondaires dissimulés par Servier ?

       Mais si l’utilisation de ce médicament est restreinte, c’est en partie suite aux avis de contre-indications émis par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence européenne du médicament (EMA) en 2012. Car le Protelos®, dont la substance active est le ranélate de strontium, fait l’objet d’une surveillance renforcée de la part de l’ANSM depuis 2007. Il présente en effet une balance bénéfice/risque défavorable avec de graves effets secondaires parfois mortels (réactions allergiques cutanées, troubles digestifs, atteintes musculaires, troubles neuropsychiques, thromboses et embolies pulmonaires ou encore hypersensibilités graves). Et les laboratoires Servier, déjà impliqués dans le scandale du Mediator®, sont également mis en cause depuis 2011 dans l’affaire du Protelos® . Le motif ? Ils auraient caché aux autorités de santé des cas d’effets secondaires de ce médicament.

 


25 Février 2017
Un médicament anti calvitie dangereux pour votre vie intime

        Le Propecia®, utilisé pour traiter la calvitie mais aussi certains problèmes de prostate, peut entraîner de sérieux troubles érectiles. Des scientifiques italiens et américains ont tenté de voir si la dysfonction pouvait persister dans le temps malgré l'arrêt du traitement.
Messieurs, on ne peut pas tout avoir : si vous prenez du finastéride (Propecia® et génériques) pour traiter votre calvitie, vous avez 5 fois plus de risque de souffrir de dysfonctions érectiles (baisse de libido, troubles de l’érection et troubles de l’éjaculation), selon une étude des universités Northwestern de Chicago (Etats-Unis) et de Catane (Italie). Les chercheurs ont tout particulièrement tenté de savoir si la durée de l’exposition à ce médicament avait un impact particulier, et si les troubles persistaient après l’arrêt du traitement.
Des troubles suite à une prise de plus de 90 jours

       L’étude à été conduite sur les médicaments inhibiteurs de 5-alpha réductase (5α-RI.), dont font partie le finastéride, mais aussi le dutastéride (Avodart®). Ces deux médicaments sont utilisés à l’origine pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate, car ils bloquent l’hormone mâle testostérone.
       Les scientifiques se sont référés à une base de donnée comprenant presque 700 000 hommes, dont 17 475 exposés aux 5α-RI. Ils ont constaté que parmi les hommes qui prenaient l’un ou l’autre traitement pour un problème de prostate, 1 sur 17 avait une dysfonction érectile contrairement à ceux qui n’en prenaient pas. Le chiffre tombait à 1 sur 31 quand il s’agissait de traiter uniquement la calvitie avec le finastéride. Les troubles étaient surtout liés à une prise de médicaments depuis plus de 90 jours.
La prise de drogue également en cause

        Cependant dans presque tous les cas, l’arrêt du traitement permettait aux hommes de retrouver une vie sexuelle normale. Seule 1,4% avait un problème persistant après l’arrêt, notamment les hommes jeunes (même après une faible dose). Les scientifiques ont également souligné que les dysfonctions érectiles étaient aussi liées à la prise de drogue et que l’arrêt entraînait également la fin du problème.

 


12 février 2017
6 médicaments sur la sellette toujours vendus en France

        Certains médicaments ayant fait l'objet de plaintes de patients dans un pays ou font l'objet d'une surveillance renforcée continuent d'être commercialisés en France mais sous un autre nom. Antidépresseurs, traitements pour maigrir ou arrêter de fumer... Voici les 6 médicaments avec des effets secondaires signalés dénoncés par Antoine Beguin, avocat au barreau d'Angers et Jean-Christophe Brisard journaliste, dans leur livre Effets secondaires, le scandale Français.

L'antidépresseur Paxil® et un risque de suicide

Nom : Paxil® (Paroxétine)
Type : anti dépresseur
Effets secondaires : En 2003, plus de 500 plaintes pour risque augmentés de suicide, mais aussi addiction et 600 plaintes pour malformations congénitales ont été déposées au Etats-Unis contre le médicament Déroxat® toujours vendu en France sous le nom de Paxil®.
Pourquoi est-il toujours en vente ? Selon les auteurs du livre le laboratoire a réussi a étouffer les procès en payant de très onéreuses amendes. Les effets secondaires sont bien notés dans les notices mais restent très minimisés, selon les auteurs. Sauf pour les femmes enceintes où il est bien noté qu'il est à proscrire.

Champix® : des idées suicidaires et un risque cardiaque ?

Nom : Champix® (Varénicline)
Type : Sevrage tabagique
Effets secondaires : Plus de 2000 plaintes aux USA ont été déposées pour troubles de l'humeur et idées suicidaires.
Une étude dans le Canadian Medical Association Journal soupçonne même un risque cardiaque.
Pourquoi est-il toujours en vente ? Si l'ancien ministre de la santé Xavier Bertrand a interdit le remboursement face aux doutes sur ce traitement, il reste toujours en vente. Selon les auteurs, le laboratoire Pfizer aurait réussi a stopper plusieurs plaintes en payant de grosses amendes et a promis de fournir de nouveaux tests en 2017. En 2015 une étude... financée par Pzifer a dédouané totalement le médicament juste avant que son interdiction soit prononcée.

Xenical® : des troubles digestifs et de l'anxiété

Nom : Xénical® (Orlistat)
Type : pilule anti-obésité
Effets secondaires : troubles intestinaux, anxiété, hépatites (cas rares)
Pourquoi est-il toujours en vente ?
En 2012, le laboratoire GSK a dû retirer sa pilule anti-obésité Alli® à cause d'une balance bénéfices-risques trop inégale. Or, Xénical® vendu en France pour les mêmes effets contient, selon les auteurs, la même molécule que Alli®. En 2011, les autorités sanitaires françaises mettent en garde et les ventes chutent mais il n'est pas interdit.

Saxenda® : risques de vomissements et de constipation

Nom : Saxenda®(Liraglutide)
Type : traitement contre le surpoids
Effets secondaire : nausées, vomissements, constipation, pancréatite (cas rares)
Pourquoi est-il toujours en vente ?
Un rapport de l'ANSM dénonce une action "mal connue" de la molécule et un effet "modéré", selon le livre. Cela n'a pas suffit, le médicament est approuvé, mais reste encadré sous-ordonnance et à dose légère.

Des dérivés du Roaccutane® et un risque de malformation pendant la grossesse

Nom : Roaccutane® (Isotrétinoïne)
Type : anti acnéique
Effets secondaire : risque de malformation en cas de grossesse
Pourquoi est-il toujorus en vente?
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Le Roaccutane® a été interdit en France en 2008. Or, dans le livre on y révèle que d'autres traitements contenant cette molécule ont été commercialisés sous d'autres noms. Le problème ? Malgré des recommandations très poussées d'obligation de test de grossesse pour les personne sous traitement, les autorités sanitaires françaises auraient souligné un manque de rigueur de la part des médecins.

Grossesse : le dernier scandale de la Dépakine®
Nom : Dépakine® (valproate de sodium)
Type : antiépiléptique
Effets secondaires : risque de malformation en cas de grossesse
Pourquoi est-il toujours en vente ?
En 2014, l'Agence européenne du médicament et l'agence Française du médicament confirment les risques du médicament. Depuis 2015, la ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé de nombreuses enquêtes qui sont toujours en cours mais ont tendance a confirmer les risques.

 

 

5 février 2017


Arrêt des prescriptions d'un médicament pour les poumons suite à des décès

       Dans un communiqué du 24 janvier 2017, l'Agence nationale du médicament annonce la mise en place de mesures de précaution concernant la prise d'Uptravi® (selexipag), traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire, suite à des décès survenus dans la phase d'initiation du traitement.
Ce médicament contre l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) ne doit plus être prescrit par les médecins, selon le communiqué publié par l'Ansm le 24 janvier 2017. " Des cas de décès survenus au cours de la phase d'initiation de traitement par Uptravi ont été déclarés en France . A ce jour, l'imputabilité du selexipag (Uptravi ® ) dans la survenue de ces décès n'est pas établie et fait l'objet d'investigations approfondies actuellement en cours" explique l'Agence mais "à titre de précaution, dans l’attente des résultats des investigations nationales et européennes", elle demande aux prescripteurs :

- de ne pas initier de nouveaux traitements par selexipag

- de réévaluer le bien fondé et la tolérance de la poursuite des traitements en cours par selexipag et d'apprécier la nécessité d’un éventuel suivi rapproché des patients traités

- de respecter les contre-indications et mises en garde mentionnées dans l'autorisation de mise sur le marché

"Les patients ne doivent pas arrêter ou modifier leur traitement en cours sans prendre avis auprès du médecin ayant prescrit le traitement de l'HTAP" précise l'autorité de santé. N'hésitez pas à interroger votre médecin si vous prenez ce médicament.

 

3/12/2016
35 lots d’un célèbre anxiolytique retirés du marché

       Deux formes d'un médicament prescrit en cas de crises d’angoisse sont rappelées par l’Agence nationale du médicament.
       Si vous prenez du Tranxène®, un tranquillisant de la famille des benzodiazépines prescrit sur ordonnance, vérifiez bien quelle spécialité vous a été attribuée : " Le laboratoire Sanofi-Aventis France procède, en accord avec l’ANSM et par mesure de précaution, au rappel de tous les lots en cours de validité sur le marché de deux spécialités ", a alerté l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Voici les deux spécialités :

TRANXENE® 50 mg / 2,5 ml, lyophilisat et solution pour usage parentéral
Boîte de 5 flacons + 5 ampoules de solvant (13 lots) - CIP : 34009 324 299 1 2

- Lots A4088, A4089 - exp 01/2017
- Lot A4094 - exp 02/2017
- Lots A4097, A4100, A4101, A4104 - exp 03/2017
- Lots A5109, A5110 - exp 08/2017
- Lots A5116, A5118 - exp 02/2018
- Lots A5132, A5135 - exp 06/2018

      
TRANXENE® 50 mg / 2,5 ml, lyophilisat et solution pour usage parentéral
Boîte de 20 flacons + 20 ampoules de solvant (22 lots) - CIP 34009 554 094 2 7

- Lots A4092, A4093 - exp 02/2017
- Lots 1A4095, A4099 - exp 03/2017
- Lot A4101 - exp 05/2017
- Lots A4105, A4106, A4107, A4108 - exp 08/2017
- Lots A5114, A5117, A5119, A5120, A5121, A5125, A5128 - exp 02/2018
- Lot A5127 - exp 05/2018
- Lots A5129, A5130, A5131, A5136, A5137- exp 06/2018

Pour toute information médicale, contacter :
- Pour la métropole : 0 800 394 000 (Service et appel gratuits)
- Pour les DOM-TOM : 0 800 626 626 (Service et appel gratuits)

 

 

29/11/2016

Les 3 types de médicaments qui conduiraient le plus aux urgences

       Une étude menée par des chercheurs américains révèle les trois types de médicaments responsables de près de la moitié des admissions aux urgences à cause de leur effets secondaires.
       Entre 2013 et 2014, 46,6% des admissions aux urgences américaines liées à des évènements indésirables causés par des soins étaient dues à trois types de médicaments également vendus en France : les anticoagulants (17%), les antibiotiques (16,1%), les antidiabétiques (13,3%). C'est ce que rapporte une étude des Centers dor Disease Control and Prevention publiée le 22 novembre dernier.

Hémorragies, allergies et hypoglycémie
       C'est en analysant 42 585 dossiers entre 2005 et 2014 dans 58 services d'urgences différents qu'ils ont fait ce constat. Les effets secondaires les plus fréquents ? "Des hémorragies pour 80% des urgences liées aux anticoagulants, 18,2% des réactions allergiques moyenne à forte pour 18,2% des hospitalisations liées aux antibiotiques et des hypoglycémie avec effets neurologiques pour 47% des urgences liées aux antidiabétiques.        

       A savoir en France la politique de prescription antibiotique n'est pas la même qu'aux Etats-Unis où les scientifiques appellent à ne plus en donner pour des raisons injustifiées aux patients.
       Selon le bilan, ce sont principalement les patients les plus vulnérables seraient les plus de 65 ans comptabilisant un taux d'effets secondaires ayant mené à une hospitalisation sept fois supérieure.

 


25/11/2016
 Rhume : la liste des 17 médicaments jugés inutiles

Dans son nouvel ouvrage 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, le Pr Philippe Even liste des médicaments utilisés en cas de rhume qui seraient inefficaces...mais pas dénués de risques.
Gouttes pour le nez, comprimés, inhalations... Le Pr Philippe Even, auteur du best seller 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux paru en 2012, vient de publier une mise à jour de son ouvrage en passant au crible 1500 nouveaux médicaments mis sur le marché depuis quatre ans. Parmi de nombreuses "poudres de perlimpinpin", le médecin de 84 ans dénonce l'efficacité "faible ou nulle" des médicaments ORL. Alors que certains peuvent avoir des effets indésirables "importants".
Voici la liste des médicaments pour le rhume qui seraient inutiles* :

Spécialité              Molécule        Laboratoire        Efficacité      Risque

Rhinamide            Ephédrine        Bailly-Creat        Faible        Important
Rhino-Sulfuryl       Ephédrine        Legras               Faible        Important
Rhinofluimicil    Tuaminoheptane

                        + Benzalkonium    Zambon             Nulle          Modéré
Sudafed        Pseudoéphédrine        GSK              Faible        Important
Actifed LP     Pseudoéphédrine    Johnson            Faible        Important

Rhinite allergique   + Cétirizine   & Johnson     
Hexarhume    Phényléphrine        Bouchara          Faible        Important

                    + Chlorphénamine
                     + Biclotymol                            
Dolirhume        Pseudoéphédrine Sanofi               Faible        Modéré

                       + Paracétamol                       
Rhinadvil        Pseudoéphédrine   Pfizer                Faible        Modéré

                      + Ibuprofène       
Rhinureflex        Pseudoéphédrine Reckitt-Benckiser  

                       + Ibuprofène                                    Faible        Modéré
Actifed Rhume Pseudoéphédrine   Johnson & Johnson

jour et nuit    + Paracétamol + AH-1                       Faible        Important
        
Dolirhume-pro                                 Sanofi             Faible         Important
        Pseudoéphédrine + Paracétamol + AH-1
Humex Rhume                                  Urgo             Faible         Important
        Pseudoéphédrine + Paracétamol + AH-1
Rhinofeb                                            McNeil         Nulle         Modéré
        Paracétamol + Chlorphénamine + Vit.C
Actifed Etats grippaux   Johnson & Johnson         Nulle         Modéré
        Paracétamol + Chlorphénamine + Vit.C
Fervex                                               Upsa             Nulle         Modéré
        Paracétamol + Phéniramine + Vit.C

Algotropyl                         Biocodex         Nulle         Modéré
        Paracétamol + Phéniramine + Vit.C
    

 En 2015, Philippe Even avait également publié Corruption et crédulité en médecine, où il dénonçait l'inefficacité des anticoagulants oraux et des antiagrégants plaquettaires.

* Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux , Pr Philippe Even et Pr Bernard Debré, Cherche midi, Paris, 2016.

 

 

23/11/2016
Psoriasis : des risques mortels si ce médicament est mal pris

        Un médicament prescrit contre le psoriasis doit être pris avec grande précaution, une seule fois par semaine. Sinon, il peut entraîner des effets indésirables graves, parfois mortels.sous les noms Novatrex®, Imeth®, ou Methotrexate Bellon®. Mais attention, sa posologie est particulière et doit être respectée à la lettre.
Un médicament à prendre une fois par semaine seulement

        "La prise de méthotrexate par voie orale s’effectue une seule fois par semaine " souligne l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) dans un communiqué. Car si ce médicament est absorbé de façon quotidienne plutôt que de façon hebdomadaire, les conséquences sur la santé peuvent être dramatiques. "Depuis 2007, des erreurs de prises du méthotrexate par voie orale (prises quotidiennes au lieu d’une prise hebdomadaire) ont été rapportées, la plupart associées à des effets indésirables graves d’évolution parfois fatale", précise l’Ansm.
         Consulter rapidement en cas de bleus, de fatigue, de fièvre ou de plaies dans la bouche

        L’agence recommande donc de "choisir avec son médecin le jour de prise hebdomadaire, [de] respecter cette prescription et [de] demander à son pharmacien de l’indiquer sur la boîte du médicament et sur le feuillet patient". Par ailleurs, contactez immédiatement votre médecin ou un service médical d’urgence médicale si vous avez pris du méthotrexate plus d’une fois par semaine . Un ou plusieurs des symptômes suivants peuvent être le signe d’un surdosage :

- des hématomes ou saignements inexpliqués,
- une fatigue inhabituelle ,
- de la fièvre ,
- des plaies ou une inflammation de la bouche ,
- des nausées , des vomissements ou des diarrhées sévères,
- des selles foncées ou contenant du sang .


21.11.2016

       Noah, 3 ans, le fils aîné de Michael Bublé (chanteur canadien), est atteint d’un cancer. Une tumeur a été détectée au foie du petit garçon de 3 ans, qui va devoir passer par la case chimiothérapie. Selon les médecins, il aurait 90% de chances de s’en sortir.

       C’est une bien triste annonce que Michael Bublé et son épouse Luisana Lopilato ont faite sur Facebook il y a quelques jours : leur fils de 3 ans est atteint d’un cancer. Le chanteur de 41 ans et le mannequin de 29 ans sont dévastés, et ont révélé avoir mis leurs carrières respectives entre parenthèses afin de s’occuper au mieux de leur petit Noah.
        Le garçonnet avait été emmené à l’hôpital, où l’on avait suspecté un cas d’oreillons. Le magazine argentin Gente a expliqué plus en détails comment le terrible diagnostic était tombé. Après exclusion de l’hypothèse des oreillons, des possibilités d’infection de la gorge ou de mononucléose ont été évoquées. Afin de déterminer cela, Noah a dû passer une batterie d’autres tests, qui ont décelé un problème au foie. Les docteurs ont ensuite parlé de la présence d’une tache, a priori un problème bénin.

         Autrefois, avant les pesticides, anti-fongiques, perturbateurs endocriniens et autre saloperies que nous ingérons quotidiennement, ce genre de chose n’arrivait pas. On pouvait perdre un enfant d’un accident ou d’une maladie infantile mais pas de cancer. Si on veut un enfant en bonne santé, il faut prévoir avant même la conception un mode de vie qui ne soit pas inducteurr de maladies.


19/11/2016
Dépression : le médicament Valdoxan® très dangereux pour le foie

       Prescrit en cas de dépression, ce médicament entraîne des hépatites graves et présente une balance bénéfice-risque déséquilibrée selon Prescrire.

       L’agomélatine (Valdoxan®), prescrit en cas de dépression, entraîne des effets indésirables graves, notamment des "atteintes cutanées, agressions, suicides, pancréatites, atteintes hépatiques graves, parfois mortelles", selon Prescrire. Pourtant il est est toujours distribué sur le marché européen.

       Des mises en garde sur les risques hépatiques ont progressivement été notées et ajoutées depuis son autorisation par l’Union européenne en 2009. Fin 2015, la Commission de la transparence avait souligné que l'efficacité du Vadoxan® dans la prévention des rechutes à long terme n'était pas démontrée. Elle avait de plus insisté sur le "risque de toxicité hépatique grave."

Prescrire dénonce "la faiblesse des autorités de santé européennes"
       Même si son taux de remboursement a été baissé de 15%, le Valdoxan® est toujours remboursé en partie en Europe, malgré des alertes du comité technique de pharmacovigilance (CTPV) de l'Agence française des produits de santé (ANSM) début 2016.
        Prescrire dénonce "la faiblesse des autorités de santé européennes, qui tardent à prendre la seule décision qui protègerait les patients, un retrait du marché de l'agomélatine."

 

 

10/11/2016
Les médicaments toxiques pour les dents

       Vous voulez garder des dents blanches et saines ? Méfiez-vous de vos médicaments ! Fer, antibiotiques, aspirine, antidépresseurs... Certains peuvent les noircir, les jaunir, les tacher, les carier ou encore détruire le tissu osseux… et ce de manière irréversible !

       Anémié, carencé… Vous prenez des suppléments de fer ? Attention ! "Sous formes buvables (ex : Ferrostrane®, Fumafer®, Tot’Hema®), ils peuvent colorer les dents en noir ", prévient le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste. Et pas la peine d’en prendre beaucoup pour encourir ce risque ! "Le fer s’accumule directement dans la bouche donc, même sur quelques jours, il peut changer la coloration des dents", explique le spécialiste.

Est-ce irréversible ? Non, ça disparaît généralement avec l’arrêt du traitement.

Que faire ? "Utiliser une paille pour éviter le contact avec les dents", préconise notre interlocuteur. Si vous observez un changement de coloration de vos dents, parlez-en à votre médecin mais n’interrompez pas le traitement sans son accord.

Des bains de bouche qui colorent les dents !

       Vendus sans ordonnance, certains bains de bouche peuvent colorer les dents et les prothèses dentaires en brun !
Lesquels? "Ceux contenant de la chlorhexidine ", indique le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste. Il s’agit par exemple de l’Eludril®, du Collunovar®, du Paroex® et du Prexidine®.

Est-ce irréversible ? Non… à condition de ne pas les prendre trop longtemps ! "Le risque de coloration est manifeste à partir de 15 jours d’utilisation quotidienne. On recommande ainsi de se limiter à 10 jours", explique notre interlocuteur.

Que faire ? Si vous observez une coloration brune au niveau des dents, arrêtez d’utiliser le bain de bouche. Par ailleurs, il faut se brosser les dents et bien se rincer la bouche avant de faire un bain de bouche.

Les antidépresseurs usent l’émail

       Prozac®, Deroxat®, Zoloft®… Pris sur le long terme (en général au moins 6 mois), les antidépresseurs peuvent déclencher ou majorer un bruxisme .
"C’est un frottement involontaire des dents qui survient surtout la nuit. Il use l’émail des dents et peut les rendre plates", explique le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste.

Est-ce irréversible ? "Non, le trouble cesse généralement progressivement avec l’arrêt du traitement. Il peut cependant y avoir des séquelles", prévient notre interlocuteur.

Que faire ? Ne pas interrompre un traitement antidépresseur sans avis médical et consulter régulièrement un dentiste. "Plus les troubles sont pris tôt, plus on peut être efficace", souligne le Dr Descroix.

On prend du fluor pour protéger les dents… mais il peut au contraire les abîmer !

       Explication : "En cas de surdosage chronique de fluor (plus de 1,5 mg/jour chez l'enfant et 0,1 mg/kg chez le nourrisson), cela peut abîmer l’émail des dents. Il se couvre de fines lignes blanches voire de taches , devient poreux et crailleux ", indique le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste. On parle alors de "fluorose". Cette affection touche les dents en formation, c'est-à-dire celles des jeunes enfants et des foetus exposés pendant la grossesse.

Est-ce irréversible ? Malheureusement oui. L’émail n’a pas la propriété de se recomposer et de revenir à son état initial. La fluorose peut toutefois être atténuée grâce à des techniques de dentisterie esthétique.

Que faire ? Ne pas donner systématiquement de suppléments oraux de fluor aux enfants (type Fluorex®, Zymaduo®, Zymafluor®), comme ce fut le cas pendant longtemps ! D’autant que l’eau de boisson et les dentifrices en contiennent déjà. Parmi ses recommandations, l’Afssaps indique que "chez la femme enceinte, la supplémentation en fluor n’apporte aucun bénéfice".

Biphosphonates : ils détruisent l’os des dents

       Prescrits pour lutter contre l’ostéoporose ou les métastases osseuses du cancer du sein, de la prostate ou du poumon, les biphosphonates (ex : Fosamax®, Bondronat®, Actonel®, Aclasta®, Zometa®) sont des médicaments à risque pour les dents.
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"Ils peuvent provoquer une ostéonécrose c'est-à-dire une destruction du tissu osseux qui soutient les dents. C’est très douloureux et ça peut s’infecter", explique le le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste.

Est-ce irréversible ? Plus ou moins. Cela dépend de la durée du traitement. C’est après son arrêt que le praticien pourra évaluer l’étendue de l’ostéonécrose.

Que faire ? "Effectuer un bilan dentaire avant de commencer le traitement et prévenir le dentiste quand on prend des biphosphonates", recommande le Dr Descroix. Par ailleurs, il faut éviter l’extraction dentaire car cela favorise la nécrose des tissus (en association avec ces médicaments) et ne jamais interrompre un traitement sans avis médical.

L’aspirine, mauvaise pour les gencives

       Médicament qui fluidifie le sang, "l’aspirine peut faire saigner les gencives", prévient le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste.
       Cependant, sachez que cet effet indésirable se manifeste avant-tout sur des gencives déjà inflammées et en cas de traitements longs. Par exemple "pour les personnes atteintes de maladies cardiaques qui prennent de l’aspirine tous les jours, toute leur vie", indique le spécialiste.

Est-ce irréversible ? Non, l’arrêt des prises d’aspirine mettra un terme au désagrément causé sur les gencives.

Que faire ? Ne surtout pas arrêter son traitement sans avis médical.

Antidépresseurs : gare aux caries !

        Prendre des antidépresseurs augmente le risque de caries dentaires !
Pourquoi ? "Parce que ces médicaments inhibent la salivation (on parle d’ hyposialie )", répond le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste. Or, la salive contient diverses composants (lysozyme, peroxydase, lactoferrine…) qui luttent contre les bactéries responsables de la carie.

Est-ce irréversible ? Non ! Le risque de caries cesse quand le traitement antidépresseur est interrompu.

Que faire ? "Il faut absolument avoir un suivi bucco-dentaire régulier", recommande le spécialiste. Par ailleurs, n’interrompez pas un traitement antidépresseur sans en parler à votre médecin.

Certains antibiotiques jaunissent les dents

       Certains antibiotiques peuvent faire jaunir les dents ou leur donner une coloration brunâtre voire grisâtre.
       Parmi les plus à risque : les tétracyclines (Minocycline®, Physiomycine®, Tygacyl®, Mestacine®…). "Les risques de coloration concernent les femmes enceintes (plus précisément les foetus) et les jeunes enfants car les molécules s’incorporent sur la dentine et l’émail des dents en formation", explique le Dr Vianney Descroix, chirurgien-dentiste. Les dégâts ne sont visibles que sur les dents adultes.

Est-ce irréversible ? Oui. Seuls des traitements de blanchiment permettront de retrouver une coloration naturelle.

Que faire ? Les tétracyclines ne doivent plus être utilisés chez des enfants de moins de 8 ans, les femmes enceintes et allaitantes. Si les dents de jeunes enfants prennent une coloration jaune ou grise, et ce malgré des soins réguliers, il vaut mieux en parler à un dentiste.

A noter : Pris au long cours, les antibiotiques à base d’amoxicilline (Clamoxyl®, Augmentin®) peuvent aussi colorer les dents mais cela est peu fréquent et généralement passager.

 



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